Maceo Funk Garage

Maceo Parker signe sur le nouveau label de Bootsy Collins

Spécialisé dans le rock, le blues et le heavy-metal, le label Mascot vient de créer une nouvelle antenne entièrement dédiée au funk. The Funk Garage sera guidé par Bootsy Collins, dont le rôle sera de découvrir et d’accompagner les signatures du nouveau label.

Maceo Parker, ancien partenaire de Bootsy Collins au sein de Parliament-Funkadelic, sera le premier artiste signé sur The Funk Garage. Son nouvel album sera disponible via le label et Mascot Records courant 2020.

“Le funk, et plus spécialement les guitares funky, constituent la base de mon amour pour la guitare,” déclare Ed Van Zijl, le président du label Mascot. “The Funk Garage est le dernier-né de notre famille, et avoir le grand maître du funk Bootsy Collins à nos côtés est une chose fantastique !”. 

“Nous sommes très heureux de collaborer avec Bootsy, la légendaire icône du funk, pour le lancement du label,” ajoute Ron Burman, le président de la branche américaine de Mascot Records. “Attendez-vous à plein de musique Funkadélique très bientôt !”.

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Bootsy Collins World Wide Funk Header

Bootsy Collins “World Wide Funk”

Dans World Wide Funk, Bootsy Collins ne déroge pas à la formule initiée il y vingt ans déjà sur Fresh Outta P University. À savoir une liste d’invité longue comme le tarin de Sir Nose et un son à mi-chemin entre tradition P-Funk et tonalités contemporaines. Les vétérans Big Daddy Kane et Doug E. Fresh côtoient ainsi la nouvelle garde représentée notamment par la chanteuse colombienne Kali Uchis ou encore le collectif rap féminin BlvckSeeds.

Bootsy 2017“Bootsy Collins was born a long, long time ago in a subterranean cavern full of shining dinosaurs deep below the Ohio River….”. Après un monologue introductif signé Iggy Pop, l’album s’ouvre sur un funk explosif dont le groove polyrythmique n’est pas sans rappeler celui du “Stretchin’ Out” du Bootsy’s Rubber Band. Placé directement à sa suite, “Bass-Rigged System” nous offre un véritable choc des titans de la quatre-cordes qui voit le bassiste étoilé croiser le manche avec Stanley Clarke et Victor Wooten.  Cette double salve introductive bénéficie de la présence de la jeune bassiste Alissia Benvetiste, qui, à grands coups de slaps, apparaît comme la caution funk d’un album souvent tiraillé par la tentation mainstream.
Passé le G-Funk matelassé de “Pusherman” et le bien nommé “Thera-P”, le funkateer cherchera en vain son latin sur des morceaux orientés club comme “Snow Bunny”, “Ladies Night” et “Hot Saucer”. Les slow tempos R’n'B “Heaven Yes” et “Hi-On-Heels” ou le plus enlevé “Candy Coated Lover” peinent également à susciter l’enthousiasme sur la partie centrale de l’album. Bootsy, dont la présence sonore se limite souvent à des interventions vocales parsemées ça et là,  réussit même l’exploit de passer pour un invité sur son propre disque.

Parenthèse bienvenue, l’émouvant hommage “A Salute To Bernie” nous offre l’occasion d’écouter une dernière fois les sonorités extraterrestres du regretté Bernie Worrell. “Hey Bernie, please don’t go”, chante Bootsy sur ce morceau bricolé à partie d’une chute enregistrée au Bootzilla Re-Hab Studio par le magicien des claviers. Une fois passé l’anecdotique country funk “Boomerang”, la ballade “Worth My While” poursuit dans cette veine nostalgique en proposant une énième variation sur le thème quelque peu réchauffé de la séminale ballade “I’d Rather Be With You” (1976). Ponctué d’emprunts cuivrés au “Standing On The Verge Of Getting It On” de Funkadelic, “Come Back Bootsy” est un jam réunissant le guitariste Eric Gales et le batteur Dennis Chambers sur un groove fiévreux rappelant l’époque où le jeune William Collins officiait chez James Brown . Efficace!  “Illusions” clôt ensuite l’album sur un funk-metal éruptif en compagnie de Chuck D. et du shredder masqué Buckethead.

Un retour en demi-teinte donc pour le bassiste emblématique du P-Funk. Si la démarche est louable, on peut regretter que Bootsy Collins s’entête dans sa course à la modernité, quitte à y perdre une partie de son public. A croire que celui auquel Iggy Pop prête des origines préhistoriques serait prêt à tout pour ne pas passer pour un dinosaure. A une époque où cette espèce de musiciens semble justement en voie de disparition avancée, il n’y a pourtant aucun problème à être Bootzilla…

Adrien Kras

Bootsy Collins World Wide Funk (Mascot Records). Disponible le 27 octobre en CD, double-vinyle et version digitale. Interview exclusive de Bootsy Collins à lire ICI.




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Interview : Bootsy Collins “Je n’ai plus besoin d’être une star”

World Wide Funk, le nouvel album de Bootsy Collins, paraît au lendemain d’une longue tournée et d’une importante intervention chirurgicale. How’s Bootsy doin’ ? Réponses du légendaire bassiste P-Funk reconverti en découvreur de talents.

★★★★★★

Funk★U : Comment va Bootsy ?
Bootsy Collins : Bootsy va très bien. L’album est terminé et c’est toujours une source de stress car malheureusement, il n’y a pas que la musique qui intervient dans ce genre de projet. J’adore enregistrer des albums, mais j’ai beaucoup tourné ces dernières années et j’en ai subi le contrecoup. J’ai été sur la route pendant quatre ou cinq ans sans m’arrêter et j’ai tout de suite enchaîné avec l’enregistrement de World Wide Funk, qui a été un sacré réveil pour moi.

Dans World Wide Funk, vous prolongez le mode opératoire de vos derniers albums en essayant de contenter à la fois les fans de P-Funk et un public plus jeune.
Oui, tout à fait. Il y a d’un côté les funkateers et de l’autre ceux qui ne le sont pas encore. En réalité, ils le sont déjà, mais ils ne savent pas encore (rires) ! Pour moi, c’est ça le vrai challenge. Bien sûr, je pourrais enregistrer un album comment on le faisait à l’époque, mais ce n’est plus tellement un défi pour moi. Mon but, c’est de rassembler l’analogue avec le digital, le P-Funk avec le hip-hop et la musique électronique. Mon autre but, c’est d’impliquer de nouvelles personnes dans mon projet, et surtout des jeunes musiciens. C’est ce qui m’inspire et me fait progresser.

Parlez-nous de ces jeunes musiciens présents sur World Wide Funk.
Bootsy 2017Il y a beaucoup d’artistes locaux originaires de Cincinnati sur cet album : les chanteurs X-Zact, Kali Uchis, Tyshawn Colquitt,  BlvckSeeds et le bassiste Alissia Benveniste que j’ai découvert en ligne. Tous ces musiciens ne bénéficient malheureusement pas d’une réelle exposition. Aujourd’hui, tout passe par les réseaux sociaux. Pour nous, c’était différent, car il fallait d’abord qu’on joue dans les clubs et tourner sans arrêt avant d’avoir une chance de passer à la radio. Il fallait aussi qu’on soit présents physiquement. Aujourd’hui, tout est complètement différent et j’ai la chance de posséder une plate-forme pour exposer ces nouveaux talents. Je n’ai plus besoin d’être une star ou d’avoir envie de le devenir. Quand j’étais adolescent, les vrais stars étaient les musiciens qui jouaient au coin de la rue, pas ceux qui enregistraient des albums. Aujourd’hui, j’utilise cette plate-forme pour passer le flambeau et je m’éclate on faisant ça.

Iggy Pop récite un texte en introduction de l’album. Comment avez-vous eu cette idée ?
Je connais Iggy depuis les années 1990, à l’époque où on faisait des festivals avec Dee-Lite. Récemment, j’ai enregistré une reprise de « Purple Haze » avec lui et sur laquelle je joue de la basse. J’étais en train d’enregistrer World Wide Funk en même temps et j’ai eu l’idée de lui proposer un échange en l’invitant sur mon disque. Le problème c’est que je ne savais pas ce que j’allais lui demander, mais Iggy m’a envoyé ce spoken-word génial qu’on a placé au début du disque. Il s’agit juste d’un extrait, son texte était beaucoup plus long à l’origine…

« Bass-Rigged-System » avec Victor Wooten et Stanley Clarke est incontestablement le sommet funky de l’album.
Yeah, the bass-player special (rires) ! Pour ce titre, j’ai commencé par enregistrer un instrumental avant de l’envoyer à Stanley et Victor. J’aurais adoré ajouter d’autres bassistes sur ce titre, mais pouvoir jammer avec Stanley et Victor, c’est déjà énorme ! Il y a aussi Manou Gallo, une bassiste d’origine ouest-africaine, sur ce morceau. Elle est extrêmement douée et je suis en train de travailler sur son propre disque.

Bootsy Bernie

Bootdy et Bernie Worrell (1995)

World Wide Funk comprend également « A Salute To Bernie », un hommage à votre partenaire de longue date Bernie Worrell, disparu l’an dernier.
« A Salute To Bernie » a été enregistré il y a plusieurs années, vers 2011 ou 2012. Bernie avait toujours son clavier installé dans le Bootzilla Re-Hab Studio et on a enregistré beaucoup de titres qui ne sont jamais sortis. Lorsque Bernie est décédé, je suis retourné vers ces morceaux car il fallait qu’il soit présent sur ce disque. J’ai retrouvé un titre où Bernie est pratiquement seul aux claviers et j’ai juste eu à ajouter une partie de basse et ma voix pour le terminer…

Beaucoup de grands artistes soul/funk ont disparu ces dernières années. Avec George Clinton, vous faites partie des légendes du funk encore actives. Pourquoi ne pas collaborer ensemble à nouveau ?
Pour pouvoir le faire, il faudrait que toutes les conditions soient réunies. Refaire le truc comme à l’époque, c’est bien, mais essayer de le faire encore mieux serait plus juste. Chaque fois que les Rolling Stones se réunissent, ça  donne un truc énorme et ils se donnent les moyens de faire un grand show pour le plus grand plaisir des fans. C’est ce qu’il faudrait faire, car on aurait besoin d’un plus grand Mothership (rires) ! Ça serait super, mais c’est surtout une question de budget pour que tout le monde soit payé correctement et qu’il n’y ait pas d’embrouilles à l’arrivée. Ça ne s’est jamais passé, car ces choses sont toujours compliquées. Et pourquoi rejouer les mêmes titres ? Jimi Hendrix en avait marre aussi de jouer toujours ses vieilles chansons sur scène car les gens ne voulaient pas entendre ses nouveaux titres. Le seul moyen de sortir de ça, c’est de faire ce que je fais en ce moment.

Vous avez annulé un concert à Paris l’été dernier. Aura-ton la chance vous revoir sur scène prochainement ?
Je ne suis pas en mesure de partir en tournée actuellement. Je suis en train de récupérer de mon opération chirurgicale et j’ai encore du mal à conserver mon équilibre car je n’ai pas encore tout à fait retrouvé mon oreille interne. À cause de ce problème d’oreille interne, je ne suis pas autorisé à prendre l’avion pour des questions de décompression. On m’a conseillé d’attendre jusqu’à l’année prochaine, mais une fois que j’aurai récupéré mon équilibre, je serai prêt à remonter sur scène. J’espère pouvoir revenir vous voir bientôt pour vous donner une nouvelle dose de P-Funk. Je sais que vous en avez envie, et vous savez que j’ai envie de vous la donner. Keep that funk alive, baby. We will be there funkin’ in your ass and dig in your earhole. WIND ME UP ! HIT ME !

Propos recueillis par Christophe Geudin. Remerciements à Olivier Garnier et Adrien Kras.

Bootsy Collins World Wide Funk (Mascot Records). Disponible le 27 octobre en CD, double-vinyle et version digitale.




Rock Candy album

Rock Candy Funk Party “The Grooove³”

Rock Candy Funk Party a de la suite dans les idées : le supergroupe de Tal Bergman (batterie), Joe Bonamassa (guitares), Renato Neto (claviers), Mike Merritt (basse) et Ron De Jesus (guitare) a donc nommé son troisième album The Grooove³ -ou The Grooove Cubed. Une promesse de funk/rock exposant trois récompensée dans une cuvée de quatorze titres comparativement supérieure à celle de Groove Is King, paru en 2015. La formation maîtrise toujours aussi bien la question du funk instrumental sous tous les Rock Candy albumangles (fusion-jazz dans “In The Groove”, le Blaxploitation et cinématique “Mr. Space”, downtempo et crépusculaire avec “After Hours”) et un goût prononcé pour les BO imaginaires et les mash-ups inédits lorsque “Funk-o-potamia” et “The Token Ballad” télescopent Led Zeppelin et les synthés planants du progressif, courtesy of Renato Neto, un ex du gang Princier.

Dans The Grooove³ , Rock Candy Funk Party ajoute également à sa panoplie multigenres une nouveauté avec les participations vocales de Ty Taylor (le chanteur de Vintage Trouble sur le single imparable “Don’t Even Try It”) et de Mahalia Barnes dans une étonnante mise à jour rythmique du “I Got the Feelin’” de James Brown. On trouve aussi dans cette surprenante troisième livrée une singulière échappatoire swing en fin de parcours (“Ping Pong”). Et comment ne pas aimer un groupe qui nomme ses titres “This Tune Should Run for President” et “Two Guys and Stanley Kubrick Walk into a Jazz Bar” ?

Jacques Trémolin

Rock Candy Funk Party The Grooove³  ****(Mascot Records). Disponible le 20 octobre en CD, double-vinyle et version digitale.


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Vidéo : Bootsy Collins “Ladies Nite”

Dans un petit plus d’un mois, World Wide Funk, le nouvel album de Bootsy Collins, atterrira dans les bacs. Partagé entre extravagances P-Funk et tentations dancefloor, cet opus réalisé en compagnie d’invités multiples et attendu le 27 octobre dévoile aujourd’hui un nouvel extrait accompagné de son vidéo-clip animé.

Découvrez ci-dessus la vidéo de “Ladies Nite” feat. MC Eiht & BlvckSeeds.


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“World Wide Funk”, le nouvel album de Bootsy Collins en octobre

Le nouvel album de Bootsy Collins World Wide Funk est annoncé pour le 27 octobre prochain sur le label Mascot Records. Comme il est désormais de coutume avec Bootzilla, la tracklist fait la part belle aux invités.

“Bootsy Collins was born a long, long time ago in a subterranean cavern full of shining dinosaurs deep below the Ohio River…”. Parmi les titres marquants de ce nouveau cru introduit par un spoken-word d’Iggy Pop, “Bass-Rigged-System” offre un délirant festival de quatre-cordes en compagnie de Victor Wooten, Stanley Clarke, Manou Gallo et Alissia Benveniste. Dans le mid-tempo “A Salute To Bernie” rend hommage au regretté Bernie Worrell, salué comme “la clé du P-Funk” et l’album s’achève par le redoutable double assaut des sept minutes 21 de “Come Back Bootsy”, où l’on retrouve l’über-batteur Dennis Chambers et le guitariste Eric Gales, puis du final “Illusions”, où Chuck D. rappe sur les solos insensés de Buckethead. On trouve également dans World Wide Funk une tentation Daft Punkienne avec Musiq Soulchild “Hot Saucer” et un “Snow Bunny” taillé pour le dancefloor featuring Tyshawn Colquitt. Les défunts John Blackwell, Jabo Starks et Clyde Stubblefield font également partie des crédits du premier album solo de Bootsy Collins depuis The Funk Capital of the World, en 2011.

Le single « Worth My While », une ballade dans la plus -P-ure tradition du Bootsy’s Rubber Band, est d’ores et déjà disponible en ligne et visible ci-dessous. De quoi consoler les funkateers déçu par l’annulation de la dernière tournée européenne du bassiste étoilé…

Adrien Kras

Tracklisting :
1. World Wide Funk (feat. Doug E. Fresh, Buckethead & Alissia Benveniste)
2. Bass-Rigged-System (feat. Victor Wooten, Stanley Clarke, Manou Gallo, Alissia Benveniste & World-Wide-Funkdrive)
3. Pusherman (feat. Dru Down, BlvckSeeds , Mr. Talkbox)Bootsy 2017
4. Thera-P (feat. Tyshawn Colquitt & Alissia Benveniste)
5. Hot Saucer (feat. Musiq Soulchild & Big Daddy Kane)
6. Heaven Yes
7. Ladies Nite (feat. MC Eiht & BlvckSeeds)
8. Candy Coated Lover (feat. X-Zact, Kali Uchis & World-Wide-Funkdrive)
9. Snow Bunny (feat. Tyshawn Colquitt, Snowbunny & World-Wide-Funkdrive)
10. Hi-On-Heels (feat. October London)
11. A Salute To Bernie (feat. Dr. G. Bernie Worrell)
12. Boomerang (feat. Justin Johnson)
13. Worth My While (feat. Kali Uchis)
14. Come Back Bootsy (feat. Eric Gales, Dennis Chambers & World-Wide-Funkdrive)
15. Illusions (feat. Chuck D, Buckethead & BlvckSeeds)

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Rock Candy Funk Party 2015

Rock Candy Funk Party “Grooove Is King”

En 2013, Rock Candy Funk Party, le supergroupe réunissant Tal Bergman, Ron DeJesus, Joe Bonamassa, Mike Merritt et Renato Neto publiait le fracassant We Want Grooove. Son successeur, intitulé Grooove Is King, étend la palette sonique du combo vers d’autres territoires, comme en atteste son premier extrait “Don’t Be Stingy With The SMTPE”, enrichi par la trompette de Randy Brecker. Cet exercice discoïsant riche en Cerronismes ne dessine pourtant pas la couleur ambiante d’un album instrumental, funky et solidement électrique produit par le batteur Tal Bergman.

Rock Candy Funk Party 2015La guitare fuzzy de Joe Bonamassa, plus connu pour ses essais blues-métal stadiers, figure toujours au centre des débats, assisté par une section rythmique “à l’ancienne” traumatisée par les épées de la fusion des années 1970. En dehors de l’inclusion de cuivres, l’autre nouveauté de Grooove is King réside dans ses explorations percussives (“If Six Was Eight”, version tribale et post-techno inspirée du “Bonzo’s Montreux” de Led Zeppelin et “A Tale of Two Bands” en droite lignée de Prodigy), son approche organique de l’electrofunk (“C You on the Flipside”) et l’incursion jazzy de “Rock Candy”. Les grooves limpides et laidback de “The 6 Train to the Bronx” et “East Village” ainsi qu’une étonnante reprise cuivrée de “Digging in the Dirt”, un Peter Gabriel dernière période, procurent les temps d’un forts d’un deuxième essai ponctué par les interventions de Billy Gibbons, le barde barbu de ZZ Top, dans le rôle du MC Mr. Funkadamus. Ce dernier nous prédira-t-il enfin une tournée française pour Rock Candy Funk Party ?

Jacques Trémolin

Rock Candy Funk Party Grooove is King ***(Provogue/Mascot Records). Disponible le 14 août en CD, double-LP et version digitale.


Rock Candy Funk Party 2015

Vidéo : Rock Candy Funk Party “The Making of Grooove Is King”

Grooove Is King, l’excellent deuxième album de Rock Candy Funk Party, sera disponible le 14 août prochain en CD, double-LP et version digitale. Le supergroupe composé de Joe Bonamassa (guitare), Tal Bergman (batterie), du guitariste Ron DeJesus et du bassiste Mike Merritt propose un making-of de l’enregistrement du successeur de l’éclatant We Want Grooove en compagnie de ses nombreux invités, dont Randy Brecker, Billy Gibbons (ZZ Top) et le claviériste Renato Neto. Ain’t no party like a Rock Candy Funk party !

PS : un titre gratuit extrait de Grooove Is King est disponible ici.

 


Galactic into the Deep

Audio : Galactic feat. Mavis Staples “Does it Really Make a Difference”

Into the Deep, le nouvel album de Galactic, l’explosif jam band de la Nouvelle-Orléans sera disponible le 17 juillet via le label Mascot/Provoque. Les 11 nouveaux titres produits par les membres fondateurs Ben Ellman et Robert Mercurio accueillent de nombreux invités, dont Macy Gray sur le morceau-titre de l’album et Mavis Staples sur la ballade soul “Does it Really Make a Difference”  disponible en écoute ci-dessus.

Galacticfunk.com


Rock=Candy+Funk+Party+2014

Tal Bergman et Renato Neto vous invitent à leur Rock Candy Funk Party

We Want Grooove est le premier album détonnant de Rock Candy Funk Party, un combo de Los Angeles fan de jazz/funk et de rock estampillé 70’s regroupant le batteur-producteur Tal Bergman, le guitariste Ron DeJesus, Mike Merritt (basse), le virtuose de la six-cordes Joe Bonamassa et Renato Neto, clavier bien connu de la galaxie princière. Interview avec ce dernier et Tal Bergman, l’un des concepteurs en chef de la bombe jazz-funk-rock de 2013 !

Funk★U : Comment est né Rock Candy Funk Party ?

Tal Bergman : Rock Candy Funk Party  a démarré sous le nom Grooove Vol.1, que j’avais monté avec mon ami Ron DeJesus (guitare). Au fil des ans, Ron et moi avons joué un peu partout dans Los Angeles avec des configurations différentes. Il y a à peu près un an et demi, Joe Bonamassa et moi qui l’accompagne sur scène avions eu quelques jours de break de sa tournée mondiale. Joe est venu jammer avec nous au club The Baked Potato, c’était génial et nous avons donné quelques concerts en semble au cours de l’année. Entre temps, la tournée de Joe a repris et un soir, lors d’un long trajet en bus après un concert, nous avons eu l’idée d’aller en studio pour enregistrer des titres originaux dans l’esprit du jazz-funk des années 1970 et 80.

Renato, comment avez-vous intégré Rock Candy Funk Party ?

Renato Neto : J’ai travaillé sur différents projets avec Tal dans le passé. Nous avions produit et arrangé l’album de Rod Stewart Had it to Be You en 2000 et nous avons aussi compos deux musiques de films tous les deux, Dancing at the Blue Iguana en 2000 et Kill Me Later en 2001.

We Want Grooove est la suite de Grooove Vol.1, paru en 2007. Quelle est la différence entre cet album et le We Want Grooove de 2013 ?

T.B. : En gros, il n’y avait pratiquement que moi et Ron sur cet album. Nous avons appelé quelques amis, dont Renato et Fred Kron aux claviers et Les King à la basse sur un titre. L’ambiance de cet album était plus downtempo, un peu chill-out. De la musique pour le sexe ! We Want Grooove est une collaboration live entre cinq musiciens qui jouent dans la même pièce. On ressent plus l’interaction et nous sonnons plus comme un groupe sur ce nouvel album.

On entend beaucoup d’influences dans We Want Grooove, de Sly Stone aux Headhunters en passant par Jeff Beck, Led Zeppelin et Prince. Quels sont vos artistes favoris dans cette longue liste ?

T.B. : Pour ce disque, j’ai été très influencé par Herbie Hancock, Miles Davis, Earth Wind & Fire, Billy Cobham et bien d’autres.

Comment composez-vous ? Vos morceaux sont-ils le résultat de jams ou écrivez-vous chacun de votre côté ?

T.B. : Chacun apporte son groove et ses idées, mais un grand nombre de ces idées passent à la trappe dès qu’on se met à jouer. Nous avons l’habitude de changer de direction très rapidement en studio. On s’est rendus compte que les meilleures idées apparaissaient sur le moment.

R.N. : 100% de la création se fait dans la spontanéité, et pour arriver à ce moment, il faut jammer pendant de heures ! Mon rôle en tant que clavier a été d’apporter de la mélodie et des harmonies à tous ces grooves. Mes titres préférés de l’album ? « We Want Grooove », « Octopus-e » et « New York Song ».

Tous vos titres sont instrumentaux. Avez-vous l’intention d’intégrer un chanteur dans un futur proche ?

T.B. : (Rires).

Tal, vous êtes le producteur de We Want Grooove. Comment définiriez-vous votre rôle dans ce projet ?

T.B. : Il a d’abord fallu songer au concept d’album, puis rester dans le cadre de ce concept. La troisième chose, c’est qu’il fallait que chacun se sente dans son élément et puisse entendre l’autre. Le mix devait donc être parfait, car l’interaction entre les musiciens est cruciale dans ce type d’album. La dernière chose, c’était de juger ce qui était bon à garder ou pas.

Le morceau « We Want Grooove » sonne beaucoup comme le « Sexy MF » de Prince. Est-ce un clin d’œil ?

R.N. : Je joue depuis 11 ans avec Prince, mais « We Want Grooove »  n’est pas un clin d’œil volontaire à « Sexy MF ». Je n’y pensais pas du tout, le morceau s’est mis tout d’un coup à sonner comme ça, ça ne va pas plus loin.

T.B. : Lors des répétitions, j’ai eu l’idée de la partie de batterie pour une section intermédiaire du morceau. Finalement, cette partie est devenue le rythme principal du morceau final. C’est peut-être un hommage inconscient à Prince, mais c’est très bien car « Sexy MF » est un morceau génial avec des paroles géniales aussi !

Quel est le sens des 3 « o » de We Want Grooove ?

T.B. : Xtra « o » = « Xtra Grooove !!! »

Rock Candy Funk Party a-t-il l’intention de venir jouer en Europe ?

T.B. : Je démarre une nouvelle tournée mondiale avec Joe Bonamassa (avec un concert au Grand Rex le 1er avril, ndr). Pour ce qui est d’une tournée Rock Candy Funk Party, il faudra déjà coordonner les agendas de tout le monde, mais je suis sûr qu’il va se passer quelque chose bientôt.

Propos recueillis par Jacques Trémolin

 

Rock Candy Funk Party We Want Grooove (Mascot Records). Sortie le 18 février 2013 en CD, digital et LP. rockcandyfunkparty.com


Rock-Candy-Funk-Party

Rock Candy Funk Party, la bombe funk-rock de 2013

Ils sont américains, fans de jazz/funk et de rock estampillé 70′s et partagent des affinités communes pour la musique de Sly Stone, Led Zeppelin, Prince, Jeff Beck, Earth Wind & Fire et Miles Davis. We Want Groove est le premier album de Rock Candy Funk Party, un combo de Los Angeles regroupant le batteur-producteur Tal Bergman (Joe Zawinul, Luther Vandross, Chaka Khan, Terence Trent D’Arby), le guitariste DeJesus (The Emotions, Tito Puente, Hugh Masekela), le bassiste Mike Merritt (le backing-band de l’animateur TV Conan O’Brien), le virtuose de la six-cordes Joe Bonamassa et Renato Neto, clavier bien connu de la galaxie princière. Enregistrés en 10 jours à Los Angeles, We Want Grooove aligne 9 instrumentaux terrassants de funk mutant, de l’introduction Zeppelinienne d’”Octopus-e” au groove façon Motown psyché de “The Best Ten Minutes of Your Life”, sans oublier le morceau-titre, un clin d’oeil percutant au “Sexy MF” de Prince. We Want Grooove se referme sur “New York Song”, une conclusion lancinante en droite lignée de Weather Report et des déambulations Hancockiennes. Un album “à l’ancienne”, une sacré tranche de rythmiques velues traversées par des solos cosmiques ainsi qu’une bonne dose d’humour. Du lourd, du très lourd… Le mois de janvier n’est pas terminé, mais nous tenons déjà la bombe funk-rock de l’année !

Rock Candy Funk Party We Want Grooove (Mascot Records) Sortie le 18 février 2013 en cd et vinyle.

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