DAngelo+Black+Messiah+Album

D’Angelo : “j’ai appris à jouer les chansons de Prince note pour note”

Dans une interview accordée à la Red Bull Music Academy Radio, D’Angelo évoque ses influences et ses coups de cœur musicaux : des Pilgrim Jubilee Singers à Sly & The Family Stone en passant par Otis Redding et Prince.

“Ahmir (Questlove) et moi, on est des fanatiques de Prince. En studio, on écoute toujours sa musique” confie le chanteur avant de passer sa reprise de “She’s Always in My Hair” tirée de la bande son de Scream 2. “En plus d’être l’une de mes faces b préférées de tous les temps, cette chanson résumait parfaitement ce que je ressentais à l’époque car je suis passé par là (rires)”.

“J’avais 5 ans quand “I Wanna Be Your Lover” est sorti. C’était un gros hit. Quand l’album (Prince) est sorti, tout le monde en parlait et se demandait : mais qui est-ce type ? Est-ce un gars ? une fille ? Personne ne savait vraiment qui il était… Mon frère était littéralement sous le charme et me disait : il joue de tous les instruments, il compose tout, chante tout…A partir de là, Je suis devenu accro. J’ai appris à jouer toutes les chansons de cet album note pour note.”

Plus loin, D. évoque l’impact d’Otis Redding.”Non seulement c’était le chanteur de soul numéro 2, juste derrière James Brown, mais c’était aussi un vrai pionnier du funk et dans ce registre, je pense qu’il est vraiment sous-estimé. Pour moi, c’était l’une des premières stars du funk au stade encore embryonnaire. Otis Redding est un pionnier du funk au même titre que Sly & The Family Stone. Si je devais le présenter à un jeune, je lui ferai écouter la chanson “Hard To Handle”. Rien que pour sa prestation vocale, il sonne comme un MC”

“La quintessence de Sly Stone pour moi ? Je dirai “Thank You (Falletinmebemiceelelagin)”. Juste pour la ligne de basse de Larry Graham… Elle a donné naissance à un tout nouveau genre musical”

Retrouvez l’intégralité de l’interview de D’Angelo dans le lecteur ci-dessous :

Tracklist :

“Back To The Future (Part 1)” D’Angelo
“Don’t Let Him Down” The Pilgrim Jubilee Singers
“Old Ship Of Zion” The Pilgrim Jubilee Singers
“Yearning For Your Love” The Gap Band
“Teddy’s Jam” Guy
“The Symphony” Marley Marl
“Who Knows” Jimi Hendrix
“She’s Always In My Hair” D’Angelo
“Brick House” Commordores
“Baby I’m Ready” Levert
“You Made A Man Out Of Me” Otis Redding
“Hard To Handle” Otis Redding
“Thank You” Sly & The Family Stone
“All I Want” Joni Mitchell
“Train Of Love” Johnny Cash
“1000 Deaths” D’Angelo


MIchael+Janet+Jackson

Une interview inédite de Michael Jackson fait surface

Dans une interview inédite datant de janvier 1980, Michael Jackson, assisté de sa petite sœur Janet alors âgée de 13 ans, évoque avec John Pidgeon : la danse, le perfectionnisme, Dieu, la Motown et sa rencontre avec Quincy Jones. Une interview pour le moins étonnante superbement animée par l’équipe de PBS Digital Studios pour la série Blank on Blank.

Je déteste les étiquettes parce que ça devrait juste être de la musique” explique Michael à propos de son nouvel album Off The Wall sorti en août 79. “Vous pouvez appeler ça de la disco, ce que vous voulez, diriez-vous que “She’s Out of My Life”, “Off The Wall”,  ”Rock With You” sont des titres disco ? je ne sais pas, pour moi c’est juste de la musique” ajoute-t-il avant d’évoquer le chant des oiseaux. ”Je crois profondément à la perfection, je ne suis jamais satisfait” poursuit le chanteur. “Je vais enregistrer une chanson ou quelque chose, je rentre à la maison et je me dit : non, ça ne va pas, on doit le refaire, ça ne va pas. Et puis je reviens dessus, encore et encore…”

Plus loin dans l’interview, Michael revient sur sa rencontre avec le producteur Quincy Jones : “J’ai rencontré Quincy il y a longtemps chez Sammy Davis Jr. mais la vraie rencontre s’est faite à l’occasion du projet Wiz. On a vraiment appris à se connaître. Un jour, je l’ai appelé et lui ai dit : Quincy, je suis prêt à enregistrer un album solo mais je veux travailler avec un très bon producteur. Pourrais-tu me recommander quelqu’un ? Il m’a répondu : Smelly (il m’appelait Smelly), mais pourquoi tu me laisserais pas le produire ? Je lui ai dit : Ooooh c’ést une super idée !” lâche Michael en riant. “La semaine suivante, on s’est retrouvé et c’est comme ça qu’est né Off The Wall”.


Bernhoft + Islander

Bernhoft : “Sly Stone a changé ma vie”

De passage à Paris pour un concert intimiste en février dernier, Bernhoft a reçu Funk★U entre deux répétitions. Le soulman norvégien évoque ses influences, la genèse de son dernier opus Islander et son duo avec Jill Scott. Rencontre.

FunkU : Quand avez-vous découvert la soul ?

Bernhoft : Quand j’étais jeune, j’étais à fond dans le hard rock :  Iron Maiden, AC/DC et je jouais dans groupe de rock. Un jour, un membre du groupe m’a fait découvrir Sly & The Family Stone, ça a changé ma vie.

Quels sont les autres artistes qui vont ont influencé ?

En découvrant Sly Stone, je me suis plongé dans la musique des années 60 et 70, de la Nouvelle-Orléans, Stax et bien sûr la Motown. J’ai l’impression que Prince s’est beaucoup inspiré de Sly Stone et du coup, j’ai cherché à savoir ce qui avait inspiré Sly Stone. Je suis donc remonté aux débuts du blues, du gospel et de la musique spirituelle traditionnelle, en quête de la source.

L’avez-vous trouvée ?

Non… Du moins, je pense en avoir trouvé une partie. Selon moi, la source vient du folk des quatre coins du monde, c’est la même tonalité qui a inspirée le folk norvégien, le folk européen ancien, le folk africain, le folk asiatique… Il s’agit d’harmoniques naturelles. Je pense que c’est la source. La source est dans l’espace mec (rires). Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que je ne trouverai probablement pas la source mais j’étais content d’avoir effectué ce travail de recherche. Je me suis ensuite plongé dans la pop moderne et j’ai trouvé quelques artistes intéressants comme Little Dragon, un groupe suèdois, les français de C2C, Bon Iver et Feist.

En parlant de Feist, vous avez déclarez que vous aimeriez bien enregistrer un duo avec elle

C’est exact mais vous savez je n’aime pas supplier les gens, si cela se faisait, il faudrait d’abord que nous devenions amis et ensuite, on pourrait envisager de travailler ensemble.

Sur scène, vous chantez, jouez de la guitare, créer des sons et faites du beatbox en même temps. Comment êtes-vous devenu un  homme orchestre ?

C’était une question d’économie. J’avais un groupe de huit musiciens mais après trois concerts, j’étais ruiné… J’ai du tout repenser. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de me produire en solo mais au début, je me trouvais ennuyant, tout seul avec ma guitare acoustique… J’ai du pimenter tout ça. L’idée m’est alors venu d’enregistrer des sons, faire des boucles et d’ajouter des choses par-dessus.

Parlons un peu de votre nouvel album Islander. Aviez-vous un concept particulier en tête pour cet album ?

L’idée était d’écrire douze fois “You’ve Got a Friend” (Carole King), douze chansons différentes bien sûr, mais disons que c’est le sentiment que je souhaitais développer dans cet album. J’ai voulu créer une oasis où les gens pourraient se ressourcer pendant une heure.

Pour la production, vous a fait appel à Paul Butler. Pourquoi ce choix ?

J’étais un grand fan de son groupe The Bees et j’avais bien aimé le son de l’album de Michael Kiwanuka (ndr: produit par Butler). Je suis donc allé à sa rencontre sur l’Île de Wight où il vit et travaille. Le courant est tout de suite passé entre nous. On a fini la nuit à parler musique et à se passer des disques, c’était génial.

Qu’a-t-il apporté à votre musique ?

Il a apporté beaucoup de désordre organique. Paul travaille avec beaucoup de magnétophones à bandes et du matériel ancien qui ne fonctionne pas toujours mais quand ça fonctionne, le résultat est fantastique. J’ai également été séduit par sa philosophie : si tu chantes une chanson, c’est l’esprit que tu veux capturer. Si un mot sonne un peu faux, il ne va pas chercher à le corriger, à le pitcher ou à refaire la prise. C’était comme un procédé d’enregistrement dogmatique.

Quel a été la source d’inspiration pour la chanson “Freedom” ?

J’ai grandi dans une société très stricte où on ne me laissait pas porter de chapeau. C’était très étrange.”Freedom” est une sorte de doigt d’honneur à tous ceux qui te disent ce que tu peux et ne peux pas faire. On a mis du temps avant d’accoucher de la version finale. Au départ, je voulais jouer du marimba dessus mais on en avait pas alors on a trouvé ce super son qui s’en rapprochait sur le synthé. Ensuite, nous n’étions pas satisfait de la partie vocale alors on l’a refaite, puis on a refait la ligne de basse et mixé au moins cinq versions différentes avant de trouver la bonne. Je crois que Paul a passé plus de 30 heures dessus, il a failli devenir dingue… Mais au final, c’est l’une de mes chansons préférées de l’album.

Islander renferme également un très joli duo avec Jill Scott. Comment l’avez-vous rencontrée ?

On s’est rencontré il y a trois ans lors du Concert du Prix Nobel qui se tenait à Oslo. Ce soir là, on est devenu ami et fan mutuel. Avec mon claviériste David, on a composé cette chanson en pensant à elle. Jill a accepté de l’enregistrer et je me suis envolé pour les studios Capitol à Los Angeles. Elle a complètement modifié le morceau en ajoutant sa touche personnelle, c’est une vraie artiste.

Bernhoft Islander, nouvel album disponible en CD et digital (Polydor/Universal). En tournée française en novembre 2014, dates disponibles dans notre agenda.


Mariah Carey Global TV

Stevie Wonder sur le prochain album de Mariah Carey

Lors d’une récente interview sur la chaine de télévision canadienne Global, Mariah Carey a révélé que son idole Stevie Wonder faisait une apparition sur une de ses chansons, à paraitre sur son nouvel album le 6 mai. Rien de neuf sous le soleil en soit, l’homme à l’harmonica est coutumier du fait depuis des années, avec plus ou moins de réussite. Quand à Maria Carey, elle semble avoir toujours autant de conversation. Pas sur que ses postures de midinette engoncée dans une robe a fleurs des années 80 suffisent à relancer la carrière de la jeune femme


George Clinton : “j’adorerais être défoncé sur scène”

A l’aube d’un nouveau concert au Festival Caprices dans les montagnes suisses samedi soir, George Clinton a accordé une interview cosmique au quotidien Le Matin. Morceaux choisis.

Pourquoi il ne peut plus monter sur scène défoncé  :

“Non, sinon tout va foirer. Je dois faire vraiment attention à ne plus être trop défoncé désormais.  Vous savez, j’adorerais l’être, mais tu ne peux pas si tu veux bien t’occuper de tes affaires.”

Les séances de Free Your Mind… And Your Ass Will Follow (1970) enregistré sous LSD et l’album Chocolate City :

“Le LSD était quelque chose de doux à cette époque. J’en prenais pour élargir mon champ de conscience.  Ça a changé juste après, les effets n’étaient plus les mêmes. Et ça m’aurait posé des problèmes de continuer. Et le crack n’est pas du LSD… (rire)” . ”Quand on a fait l’album «Chocolate City», en 1975, c’était pour trouver un autre endroit où mettre les Noirs parce qu’il n’y en avait pas dans l’espace.”

Sa définition du funk :

“Le funk est tout ce dont tu as besoin pour sauver ta vie.  Le funk, c’est: fais du mieux que tu peux et… funk it!”

Les artistes les plus funky aujourd’hui :

“Ils sont principalement dans le hip-hop. Ou même dans la dance music.  Pharrell Williams est l’un de mes préférés parce qu’il fait tout ce qu’il veut, dans tous les styles. Kendrick Lamar, aussi. Et sur l’album de Robin Thicke,  tu ne peux pas t’empêcher de danser. Que tu l’aimes ou non.”

Son nouvel album :

“Mon nouvel album s’appelle «Shake The Gate». Ça parle de la porte des étoiles,  de Dog Star et de Syrius. C’est de là que je viens.


D’Angelo : “Mon nouveau single sortira en juillet”

A l’aube d’un nouveau concert en duo avec Questlove au First Avenue de Minneapolis dimanche, D’Angelo a accordé une rare interview au StarTribune dans laquelle il évoque son très attendu nouvel album, son rapport à la célébrité, Prince, J Dilla et son pote Questlove. J’adore travailler avec Ahmir, à cause de son intelligence musicale. On a des goûts très similaires. Nous finissons mutuellement les phrases de l’autre. On a pas besoin de beaucoup se parler, on a tellement travaillé ensemble. Pas de doute, nous sommes frères d’une mère différente.

Questlove et moi sommes de grands aficionados de Prince” déclare Michael Archer qui donnera son tout premier concert au First Avenue, salle mythique où a été tourné le film Purple Rain. “Prince est ma plus grande influence. Il continue d’être une source d’inspiration, avec la carrière qu’il a eu, l’adoration et le respect qu’il continue de susciter. Il a posé les bases d’un fabuleux héritage musical et artistique“.

Concernant la sortie du tant attendu successeur de Voodoo (13 ans déjà), D’Angelo nous révèle que le premier single “Really Love” sortira au mois de juillet et nous en dit un peu plus sur la nature de cet album. “C’est funky” lâche-t-il d’un rire joyeux. “C’est certainement une évolution par rapport à Voodoo.[En studio] Je suis dans ma bulle alors je ne suis pas trop au fait de ce qui se fait. Je ne me base jamais sur les tendances du moment. Je n’appuie jamais sur pause. Ces nouveaux morceaux sont puissants. Il me tarde de les faire découvrir au public. Cela fait bien trop longtemps que je dis que cet album est presque terminé. Il y a eu beaucoup de problèmes administratifs, de business… Des questions juridiques ont mis les choses en suspens. Beaucoup de choses personnelles aussi.” D’Angelo fait sans doute référence ici à ses problèmes de drogues (il a effectué trois séjours en cure de désintoxication dont un au Crossroads Centre crée par Eric Clapton à Antigua aux Antilles), son accident de voiture en 2005 et ses différents démêlés avec la justice. En 2005, il fut arrêté pour possession de drogue et en 2010 pour avoir sollicité les faveurs d’une agent de police travaillant sous couverture dans les rues de New York. “Dieu merci, je suis ici et en bonne santé, et je vais pouvoir donner plus aux gens.”

La mort de son ami producteur J Dilla l’a également beaucoup affecté. “Sa disparition a vraiment bouleversé tout le monde. On venait juste de terminer un morceau avec Common. On était très amis, on parlait beaucoup et on avait pas mal de projets ensemble. On a vraiment perdu une force. J’étais tellement bouleversé que je n’ai pas pu me rendre à ses funérailles. J’étais tellement plongé dans mon addiction à ce moment-là. C’est là que j’ai pris la décision d’appeler Eric Clatpon.

Enfin, le journaliste lui demande qu’est-ce qui est le plus difficile quand on s’appelle D’Angelo ? “C’est une question difficile” répond ce père de trois enfants. “J’essaye encore de me débrouiller avec tout ça. Il y a une différence entre D’Angelo et Michael. Quand je suis à la maison, je suis juste papa. J’ai un plaisir fou à voir comment mes enfants perçoivent D’Angelo, l’artiste. C’est trippant parfois. J’ai parlé de mes problèmes de drogue. On en a dit beaucoup plus sur cette histoire de sex-symbol. Pour moi, ce n’est pas un problème. Chacun a une manière différente de traiter avec la célébrité. Il n’y a pas d’école pour ça, particulièrement pour les musiciens. Les athlètes ont plus de moyens mis à leur disposition pour affronter le succès, l’argent, la célébrité et tout ce qui va avec. C’est pas évident. J’apprends à trouver mon chemin à travers tout ça. Je pense que je continuerai d’apprendre jusqu’à la fin de mes jours.”

D’Angelo et Questlove seront en concert dimanche 23 juin au First Avenue de Minneapolis et le 3 juillet à Philadelphie. Des shows basés sur l’improvisation et le feeling comme celui donné au Brooklyn Bowl de New York en mars dernier qui avait vu les frères d’armes revisiter les classiques de Sly and the Family Stone, Funkadelic, The Ohio Players, Curtis Mayfield ou Prince . “On ne sait pas encore ce qu’on va jouer en fait. On se retrouve et on jamme ensemble. Il n’y a pas de set list, on va juste jouer des chansons qu’on aime et passer un bon moment“.


Vidéo : Questlove “L’album de D’Angelo sortira bien en 2013″

Dans une interview filmée le 21 février dernier à New York lors de la Billboard Relaunch Party, Questlove a réaffirmé sa certitude que le troisième album studio de D’Angelo sortira bien en 2013. “Personne ne me croît quand j’en parle, mais je vous jure que l’album est presque terminé. Une chose est sûre : il sortira en 2013, je vous le promets.” Il reste donc neuf mois au batteur de The Roots pour voir ses déclarations validées.


Allen Stone Sab

Allen Stone “Je ne crois qu’à la scène”

Inconnu virtuel il y a encore quelques mois, Allen Stone publie aujourd’hui un deuxième LP éponyme 100% soulful et donne des concerts extatiques aux quatre coins du globe. Découverte d’une révélation.

Funk★U : Qui êtes-vous, Allen Stone ?

Allen Stone : Je suis un chanteur soul originaire de l’est de l’État de Washington. Mon père était  pasteur et je chantais dans sa chorale à l’église. J’ai découvert la soul à l’âge de 15 ans grâce à Innervisions de Stevie Wonder, et cet album m’a ouvert des portes vers Donny Hathaway, Al Green, Aretha Franklin et toute la soul des années 1960-1970. Mes parents étaient très stricts et je n’avais pas le droit d’écouter de la musique profane à la maison. Je suis parti de chez moi à 19 ans pour Seattle avec ma guitare et j’ai donné plein de concerts dans des clubs, des bars, des salles à manger, des cafétérias de facs, partout où on voulait bien de moi. Après ça, tout s’est enclenché naturellement.

Personne ne vous connaissait il y a encore quelques mois et vous voici en tournée mondial et signé chez Universal. Comment expliquez-vous votre reconnaissance soudaine ?

Beaucoup de gens m’ont découvert sur Internet grâce à la vidéo d”’Unaware” que j’ai filmée dans le living-room de ma mère. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans les shows TV de Conan O’Brien et Jimmy Kimmel. J’ai une théorie personnelle sur American Idol et The Voice : le public qui regarde ces émissions ne se lèvera jamais de son canapé pour acheter une place de concert. Mes meilleurs fans sont ceux qui viennent à mes concerts grâce au bouche- à-oreille, ceux qui supportent la musique live.

Allen Stone est votre deuxième album après Last to Speak (2010). Quelles sont les différences entre ces deux disques ?

le premier album est aussi dans un style R&B, mais les musiciens qui jouaient dessus n’étaient pas forcément des musiciens R&B. Le son était aussi plus folk, un peu dans le genre de Ray Lamontagne. J’ai enregistré ces chansons il y a quatre ans et je ne suis plus le même musicien aujourd’hui.

En concert à Paris (La Maroquinerie) le 03/12/2012

Vos concerts sont aussi plus énergiques que vos enregistrements.

J’ai toujours voulu que mes concerts soient plus funky que mes disques. C’est toujours très difficile de restituer l’énergie du live sur un album. Le concert de Paris en décembre dernier était le 71ème de la tournée, et j’en ai donné plus de 220 en 2012. Je passe plus de temps sur scène qu’en studio ou derrière une caméra à enregistrer des vidéos pour YouTube car je ne crois en rien d’autre qu’à la scène. Je n’ai pas confiance aux studios à cause de gadgets comme l’Auto-Tune, les copier-collers, les boucles ou la technologie en général. Et je ne peux pas non plus acheter un album que si j’ai vu quelqu’un se servir d’un micro, d’une guitare pour jouer de la musique. Si tu n’arrives pas à le faire sur scène, autant rester chez soi.

Sur scène, votre attitude est très spirituelle et vous communiquez de façon intense avec le public. Est-ce le résultat de votre background religieux ?

Oui, ça vient de l’église. J’ai commencé par chanter dans des cérémonies où chacun doit prier avec toi. Il faut communiquer d’une certaine manière pour y arriver, faire sortir les gens de leurs coquilles et c’est ce que j’essaye de faire chaque soir. Tu es le MC de la soirée, et je suis étonné de constater que certains performers n’y pensent pas toujours lorsqu’ils montent sur scène. Je suis très proche de Sharon Jones et elle a complètement modifié mon approche scénique depuis l’an dernier. Elle vient d’un autre monde et elle m’a fait découvrir le pouvoir du micro.

Quelle est la signification de votre chanson  ”Contact Eye” ?

C’est une chanson sur les réseaux sociaux qui ne le sont plus vraiment, sur la dépendance aux smartphones et à l’Internet. Et je suis le premier visé, car je me suis déjà retrouvé en train de communiquer avec 500 personnes en même temps au lieu de parler à quelqu’un qui se trouvait juste à côté de moi. Ma génération est comme ça, elle a oublié le sens du contact visuel. Pendant mes concerts, je vois des gens brandir des caméras et j’ai envie de leur dire : Vous regardez le concert dans un écran de 5 centimètres sur 3. Posez votre téléphone et vivez le truc ! Ces fichiers vont disparaître, mais pas vos souvenirs.

Propos recueillis par Christophe Geudin et Vincent Voltzenlugel

Allen Stone Allen Stone, sortie le 26 février (Decca/Universal).
En concert à la Flèche d’or à Paris le 11 mars.

Allen Stone “Sleep” from FUNK★U on Vimeo.


Video : Donna, Hannah et Ida racontent comment Prince les a recrutées

Interviewées par la chaîne locale Fox 9 de Minneapolis, la guitariste Donna Grantis, la batteuse Hannah Ford et la bassiste Ida Nielsen ont raconté au journaliste Maury Glover comment Prince les avait recrutées.

“Il m’a recrutée via youtube” explique la canadienne Donna qui décrit son style comme étant un mix de “blues, jazz, fusion, rock n’roll et d’éléments psychédéliques”. Même chose pour Hannah Ford, la batteuse basée à Chicago.  “Il m’a aussi trouvée sur youtube et m’a envoyée un mail. Au début, je n’y croyais pas. J’étais à l’église et je suis sortie en courant retrouver mon mari pour lui faire lire le mail. Regarde ça, tu crois que c’est vrai ? Après quelques coups de fil, j’ai vite compris que tout ceci était bien réel.

“Mon histoire est un peu différente” explique à son tour la danoise Ida Nielsen qui tourne avec Prince depuis 2010. “Prince ne m’a pas trouvée sur youtube mais sur myspace ! J’étais à un festival de musique quand mon téléphone a sonné mais il y avait tellement de bruit que je n’entendais rien. Je n’arrêtais pas de dire quoi ? quoi ? et il me répondait c’est Prince, vous savez l’artiste, Prince !”.

Que pourriez-vous nous dire sur Prince qui pourrait surprendre ses fans ? enchaîne le journaliste. “C’est un très bon joueur de ping-pong !” admet Ida. “Il est très drôle” ajoute Hannah. “C’est l’une des personnes les plus drôle que j’ai rencontrée”.

Le trio sera ce soir sur la scène du Dakota Jazz Club de Minneapolis.






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Vidéo : George Clinton + Kid Creole + Debbie Harry interview (1980)

something a lil different from HolyRollertv on Vimeo.

13 Février 1980 : George Clinton, Kid Creole et Debbie Harry participent à TV Party, un talk-show artisanal dans un studio de TV New-yorkais. Le leader de Parliament/Funkadelic, August Darnell, alors membre du Doctor Buzzard’s Original Savannah Band, Madame Blondie et Tina Weymouth des Talking Heads devisent dans une ambiance décontractée et évoquent leurs projets et des sujets divers tels le hip-hop, le reggae et répondent à des questions farfelues de téléspectateurs. Un document rare à visionner ci-dessus.


Dilouya en studio

Interview Dilouya : “La Soul, c’est d’abord une figure de style”

De style, Dilouya n’en manque pas. Homme à tout faire, plutôt bien d’ailleurs, le Parisien a assuré composition, production et arrangements sur son premier album « Faithful Circus », ambitieux projet choral entamé il y a deux ans, et disponible dans les bacs depuis le 27 février. Avec Dilouya, c’est sûr, la Soul française se fait (enfin) un nom.

FunkU – Dilouya, ton premier album « Faithful Circus » fait la part belle à de nombreux invités : Sly Johnson, N’Dea Davenport, Omar, Juan Rozoff, John Turrell… Pourquoi avoir réuni un tel casting autour de toi ?

Dilouya – C’est un concept qui n’existait que très peu en France, contrairement à d’autres pays, l’Angleterre, les Etats-Unis, où des artistes issus de la scène jazz, comme Herbie Hancock, Quincy Jones, ont un temps amorcé et assumé un virage dans leur discographie, en sortant plusieurs albums remplis de featuring. J’avais envie à mon tour de m’approprier cette folie, de retrouver cet esprit un peu décomplexé qui manque aujourd’hui à la musique « Made in France ».

La production française est trop frileuse selon toi ?

Frileuse et assez sinistre. Avec ce disque, j’ai voulu prendre le contre-pied d’une scène française globalement très réaliste, trop d’ailleurs. D’où l’idée d’un album concept, un peu barré, avec beaucoup d’invités qui viennent faire leur numéro. C’est le côté « Circus » !

Et le côté « Faithful » ?

Simplement la traduction anglaise de mon deuxième prénom, Fidèle. Ridicule, non ? C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour l’assumer ! (rires).

Avec ses lignes de basses chaloupées, ses rythmiques enivrantes, « Faithful Circus » pourrait sans mal être né au cœur des années 70, entre « Innervisions » de Stevie Wonder et « What’s Going On » de Marvin Gaye. Un héritage Soul que tu revendiques ?

Oui, cette musique fait partie de mon ADN. J’aime ce son, l’énergie qui s’en dégage. Et puis je suis né dans les années 80, l’âge d’or de Prince, Michael Jackson, un véritable carrefour de genres où la pop musique fricotait sans rougir avec le Funk. Même Madonna a succombé à l’époque, c’est dire ! La scène Acid Jazz m’a aussi beaucoup marqué. L’album « The Return of the Space Cowboy » de Jamiroquai, sorti en 1994, reste pour moi une référence. Inconsciemment, toutes ces influences rejaillissent dans ma musique.

Continuons avec les références… Il y a eu Gainsbourg, l’homme à la tête de chou. Il y a maintenant Dilouya, l’homme à la tête de pissenlit, si l’on se réfère à la pochette de « Faithful Circus »…

Effectivement, c’est le logo de l’album, dessiné par Jimmy Turrell (NDLR : frère de John, qui participe à l’album), un graphiste très en vue en Angleterre et qui a fait de nombreuses illustrations, notamment pour Radiohead ou le Festival de Glastonbury. J’ai aimé l’idée d’un personnage central, reconnaissable immédiatement. Et l’image d’un homme avec une tête de pissenlit, aux idées portées par le vent, me correspondait assez bien. Ce côté aérien, léger, pas vraiment terre à terre. J’avoue, je suis un rêveur.

Rêveur, mais aussi producteur, compositeur, arrangeur,… Tu as presque assumé tous les rôles dans « Faithful Circus », excepté celui de chanteur. Pourquoi ?

Parce qu’il y a des gens qui le font mieux que moi ! (rires). J’ai quand même assuré les chœurs sur certains morceaux, mais ça n’est ni ma place, ni mon rôle. Je suis avant tout producteur.

Justement, comment naissent les morceaux dans la tête de Dilouya ?

L’essence même du groove, c’est une basse, une batterie. Pourtant, pour composer, je préfère m’installer derrière un piano, développer une mélodie sans me fixer de limites, quitte à enlever ensuite de la matière en studio. Piano-voix, tout part de là.

Un peu à l’image du titre Runnin’away, porté par la voix de Sly Johnson…

Exactement. Ce morceau est construit comme une bossa nova. Je suis parti d’une phrase au piano très typée samba. J’ai gardé cet esprit latin dans les arrangements, en ajoutant un son un peu plus éthéré, qui peut rappeler Marvin Gaye dans sa période « What’s Going On ». Les références, encore et toujours…

Les textes de l’album sont exclusivement en anglais. Difficile de faire rimer soul et langue française ?

La soul, c’est d’abord une figure de style, il y a des codes à respecter et la langue anglaise en fait partie. Même s’il y a des exceptions, Ben l’Oncle Soul par exemple.

Jouer « Faithful Circus » sur scène, tu y penses ?

On essaye de monter une date événementielle à Paris en réunissant tous ceux et elles qui ont participé à l’album. C’est un peu compliqué d’un point de vue logistique… Voilà pourquoi je pense opter pour une formation réduite en tournée, avec seulement trois chanteurs qui se relaieraient au lead et aux chœurs, à la façon du groupe Incognito. Sly Johnson, John Turrell et N’Dea Davenport sont partants pour me suivre.

Hormis la scène, quels sont tes projets ?

Beaucoup de belles choses m‘attendent. Je rentre tout juste de Barcelone où je viens de terminer le tournage du clip de Runnin’ Away, avec Sly Johnson. L’idée est sympa, vous verrez… Il y a aussi un projet top secret avec deux autres musiciens dont je ne peux vous parler malheureusement… Patience ! Sinon, pourquoi pas d’autres collaborations, je vais d’ailleurs participer au prochain album de John Turrell.

La collaboration rêvée pour toi, ce serait avec…

Michael Jackson, sans hésiter. On oublie trop souvent l’interprète extraordinaire qu’il était, et « Thriller » reste un sacré album. Hélas, j’arrive un peu tard… Dans un genre plus vivant, je ne dirais pas non à Stevie Wonder, d’Angelo, José James. Pourquoi pas Alice Russel, ça a failli se faire d’ailleurs…

Et donner un successeur à « Faithful Circus » ?

J’y travaille, mais l’orientation musicale sera sans doute différente. Il y a eu tout un tas de contraintes dans la conception de « Faithful Circus », beaucoup d’arrangements avec peu de moyens… J’ai pris énormément de plaisir à le faire, mais cela m’a demandé du temps. Aujourd’hui, j’ai davantage envie de capter l’émotion d’un moment.

Dans un esprit toujours Soul ?

Pas forcément. Les prochains morceaux seront certainement plus pop, plus rapides aussi, avec quelques sonorités modernes, comme des boites à rythmes, et toujours un soin accordé aux ballades. C’est l’idée du moment, mais ça peut très vite changer !

Propos recueillis par Mister Moon

Dilouya – « Dilouya’s Faithful Circus » (Magnificent Music / Warner Music Distribution) – 2012

 


Peterson-Questlove

Interview : Gilles Peterson “J’aimerais retrouver D’Angelo”

À l’occasion du dixième anniversaire de son émission Worldwide et du festival du même nom qui se tiendra à Sète en juillet prochain, le DJ-producteur anglo-suisse retrace son parcours en exclusivité pour Funk-U.

Funk-U : Vous animez l’émission Worldwide sur Radio One depuis dix ans. On vous connaissait en tant que DJ phare de la BBC. Comment vous est venue l’idée d’enregistrer des sessions live ?

Gilles Peterson : J’ai commencé vers 15, 16 ans sur des stations pirates. Il y a une dizaine d’années, j’étais DJ surtout en Europe, car c’était difficile de se produire en Angleterre en dehors de Londres. J’ai fait quelques émissions dans divers pays : le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, en Suisse, sur la station Couleur 3, et Radio Nova en France. C’est à cette époque que le concept de Worldwide est né. L’idée, c’était d’enregistrer une émission à Londres diffusée dans le monde entier. Les Roots, que j’avais signés sur Talkin’ Loud, ont eu l’idée du nom Worldwide à force de me croiser aux quatre coins du globe. Je me suis aussi un peu inspiré de John Peel. C’est le premier DJ qui m’a fait découvrir le concept des sessions. J’adorais entendre tous ces groupes que personne ne connaissait, et dont on n’entendait parfois plus jamais parler après leur passage.

Comment sélectionnez-vous les groupes qui viennent jouer dans l’émission ?

Il n’y a jamais autant eu de musique disponible. Je reçois environ 50 CD et 70 vinyles par semaine. Ca fait pas mal d’écoute, on me donne un coup de main. J’essaie de garder les oreilles ouvertes. Il y a un peu de compétition, c’est sûr. Le DJing est un sport. Il faut être le plus rapide pour parvenir à récupérer la dernière nouveauté avant l’apparition des white labels et des CDs promo. C’est devenu plus simple depuis quelques années. Aujourd’hui, je me concentre moins sur l’exclusivité et je privilégie le développement. Avant, je passais un disque une fois ou deux maximum pour évaluer son potentiel à l’antenne. Aujourd’hui, ce serait plutôt trois ou quatre passages, et faire en sorte que le titre se retrouve dans d’autres émissions de Radio One. On a beaucoup aidé à la promotion d’artistes comme M.I.A., Dizzee Rascal et The Streets. Tous ces groupes auraient dû passer dans d’autres émissions que la mienne, mais comme Tim Westwood (également animateur à Radio One NDR) ne passe que du hip-hop américain, je les ai passé en premier.

Dans vos sessions, on croise aussi bien Björk et Roots Manuva que Beck, Beth Gibbons et Amp Fiddler. Revendiquez-vous l’absence de tout format ?

J’ai produit un tas d’albums de DJ et de mix-tapes, peut être une centaine. Certains LPs ne portent même pas mon nom. Au bout d’un certain temps, j’ai voulu passer à autre chose. J’aime la dance music, mais je suis aussi fan de musique live. Quand je fais des sets, je suis souvent accompagné par un groupe. J’ai toujours essayé de mélanger la culture DJ à la culture de la scène, et la BBC m’a aidé à progresser dans cette direction. Je me sens plus relax aujourd’hui, et très proche de l’esprit indie qui me pousse à faire ce dont j’ai envie avant tout. C’est pour cette raison que les sessions n’obéissent à aucun format. Ce qui me plait par-dessus tout, c’est que ces enregistrements ne sonnent pas acid-jazz. J’aime la musique noire, mais l’émission va plus loin que ça. Je peux passer du José Gonzales ou du Sufjan Stevens, c’est ce qui donne à l’émission sa couleur et sa pertinence. J’aime aussi mélanger les gens, faire jouer Dwele avec Roy Hargrove par exemple, ou encore Steve Reid avec Four Tet. J’aime faire sortir les musiciens de leur contexte, à l’image de la session acoustique avec Roots Manuva qui ressemble à tout sauf du hip-hop.

Worldwide a démarré en 2000. Quelles ont été les sessions les plus marquantes de ces dix dernières années ?

Tous les morceaux des sessions ont une mémoire, mais ma session préférée reste celle de Matthew Herbert, pour son énergie et son enthousiasme. Le Cinematic Orchestra était là, on assistait à la création d’un nouveau titre en direct… Je garde également un bon souvenir de la session des N.E.R.D. Six mois avant la sortie de leur premier album, j’avais récupéré un white label que j’avais diffusé en boucle dans l’émission. Pharell Williams est un grand supporter du show depuis cette époque, et il passe nous voir chaque fois qu’il se rend à Londres. Celle de Björk était incroyable. Elle a eu lieu un dimanche après-midi, en présence d’une chorale islandaise et de Razhel des Roots. De l’autre côté de la console, il n’y avait que moi, un ingénieur du son et mon producteur. Imaginez une après-midi entière avec Björk dans une ambiance aussi intimiste…

Qui seraient les invités de vos sessions imaginaires ?

Je rêverais de faire venir Stevie Wonder, mais pas pour le voir jouer trois extraits de son dernier album. Il faudrait qu’il joue avec d’autres invités et parvenir à créer un événement. J’aimerais voir Björk rencontrer les Roots, retrouver D’angelo, accueillir Lauryn Hill, Erykah Badu, Mos Def et Q-Tip, mais ce salaud me plante à chaque fois (rires) ! Par-dessus tout, mon rêve serait d’enregistrer une session purement jazz avec Herbie Hancock ou Wayne Shorter.

Que pensez-vous de l’émergence des radios Internet ?

Je suis étonné d’être encore soutenu par une station nationale, car on peut entendre mon show sur Internet à partir de n’importe quel ordinateur du monde entier. Mon message board est quatre fois plus populaire que n’importe lequel de la BBC. C’est dingue. Il nous arrive d’inviter des auditeurs lors de nos sessions, histoire de les remercier. C’est important de maintenir un lien avec la communauté.

Entre vos sessions, votre show hebdomadaire, vos productions diverses et vos sets de DJ, on a l’impression que la musique occupe 100% de votre temps.

De temps en temps, il faut que je me déconnecte. Le week-end, je n’écoute pas beaucoup de musique chez moi. Mais chaque lundi matin, je fais le tour des disquaires. Onze heures, c’est la bonne heure. La visite des disquaires du lundi matin fait partie des habitudes anglaises, comme le pub et le club du samedi soir. Si tu ne suis pas ces règles, tu n’as rien à faire dans ce business (rires) !

Propos recueillis par SlyStoned

Worldwide Festival, du 6 au 10 juillet à Sète. Avec Raphael Saadiq, Dam Funk, James Blake, Cut Chemist, Flying Lotus…

 

 

 

 


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