Tower of Power

Disparition du bassiste Rocco Prestia (Tower of Power)

Membre incontournable du panthéon des héros de la basse funk, Rocco Prestia, le fantastique pilonneur de Tower of Power, est décédé à l’âge de 69 ans.

Originaire de Sonora (Californie), Frank Hueton, alias Rocco Prestia, avait été auditionné à l’âge de 14 ans par son camarade de classe Emilio Castillo. Le début d’une longue carrière de près de 50 ans au sein du gang soul-funk de la Bay Area, uniquement freinée par un départ temporaire en 1977, puis un retrait de la scène en 2018 pour raisons de santé. Son style percussif, basé sur un slap surpuissant dans la lignée d’un Larry Graham, faisait aussi la part belle aux fameuses dead notes, une des armes létales du funk. Rocco Prestia est également la source principale de “What is Hip ?”, un des plus grands hits de Tower of Power astucieusement articulé autour d’une seule note, à la manière d’un drone.

RIP, Rocco Prestia


Ronald Bell

Disparition de Ronald “Khalis” Bell (Kool & The Gang)

Ronald “Khalis” Bell, chanteur, songwriter, saxophoniste et membre fondateur de Kool & the Gang et frère cadet de Robert “Kool” Bell, est décédé l’âge de 68 ans.

Bell était le co-auteur des plus grand succès du groupe fondé à l’aube des années 1970, des premiers hits “Jungle Boogie”, “Hollywood Swinging”, “Funky Stuff” usqu’aux grand succès commerciaux de l’ère J.T. Taylor, dont “Celebration”, “Ladies Night”, “Get Down On It” et “Fresh”.

Les causes de son décès n’ont pas encore été dévoilées.



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Disparition d’Hamilton Bohannon

Hamilton Bohannon, alias Bohannon pour les amateurs de disco-funk, est décédé le 25 avril.

Originaire de Newnan (Georgie), Hamilton Frederick Bohannon avait démarré sa carrière à la batterie dans plusieurs formations locales avant de rejoindre le groupe de Little Stevie Wonder en 1964 au lendemain de son arrivée à Detroit. Signé chez l’écurie Motown en 1967, il fonde Bohannon & The Motown Sound, l’entité derrière laquelle il signera plusieurs arrangements en plus de servir de backing-band aux principaux membres du label de Berry Gordy.

En 1973, il signe son premier album Stop & Go sur le label Dakar, avant d’obtenir ses plus gros succès en milieu de décennie, dont le single “Let’s Start the Dance”, hit notoire paru en 1976. Multi-samplée et toujours en bonne vue dans les anthologies disco-funk, sa discographie compte quelques pépites du genre, parmi lesquelles “Foot Stompin’ Music” et “South African Man”.

En 2014, Hamilton Bonhannon était remonté sur scène après trente ans d’abstinence live à l’occasion d’une ultime tournée. Le musicien-producteur-arrangeur et compositeur était âgé de 78 ans.




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Disparition de Bill Withers à l’âge de 81 ans

Ce 3 avril ne restera pas comme un Lovely Day : Bill Withers, un des derniers géants de la soul, s’est éteint à l’âge de 81 ans.

Victime d’une maladie cardiaque, le natif de Slab Fork (Virginie Occidentale) est l’auteur d’un nombre incalculable de classiques du genre, dont “Lean On Me”, “Use Me”, “Who Is He and What Is He to You ?”, “Grandma’s Hands”, “Just the Two of Us” (avec Grover Washington, Jr.) et “Ain’t No Sunshine”. En 2011, Booker T. Jones, le producteur de son premier album Just As I Am paru en 1971, nous racontait la genèse de ce standard :

“Je n’ai pas découvert Bill Withers, on me l’a amené sur un plateau !”, s’étonnait encore l’organiste de Booker T. & the MG’s. “À l’époque, je vivais dans un ranch à Malibu et Bill est venu chez moi en apportant avec lui un énorme carnet à spirales qui contenait toutes ses chansons. “Ain’t No Sunshine” était sur la première page. Il m’a chanté 15 ou 16 chansons sans faire de pause, et dès qu’il s’est arrêté, je me suis précipité vers le téléphone pour trouver un studio. Bill ne savait même pas que c’est lui qui allait chanter ses propres morceaux. Il ne voulait pas chanter. Le studio était prêt, les musiciens étaient là et les bandes s’apprêtaient à tourner quand il s’est adressé à moi : « OK, parfait, mais ou est le chanteur ? » (rires). Je lui ai répondu : « Bill, c’est toi le chanteur ! ». Il a finalement pris le micro, mais il y a eu un autre incident au cours de la séance : juste après la prise d’”Ain’t No Sunshine”, il se tourne vers moi et demande de faire une nouvelle prise de la chanson. Il n’y avait rien à jeter, mais Bill pensait qu’il avait eu tort de répéter si longtemps « I know, I know, I know…” pendant l’ad-lib. Or, c’était la meilleure partie de la chanson, c’était le hook !”.

“Je n’ai plus trop de nouvelles de Bill. On m’a dit qu’il avait fait de bonnes affaires dans l’immobilier…”, avait conclu Booker T. Jones. Retraité de longue date de la scène musicale (survolant 14 petites années, sa discographie albums prend fin en 1985 avec Watching You Watching Me), Bill Withers était apparu ces dernières années dans l’excellent documentaire Still Bill (2009), et avait l’objet d’un somptueux hommage au Carnegie Hall de New York en 2015.

Bye-bye, Bill Withers…


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Disparition de Sylvain Krief, alias Airto Fogo

Enregistré en 1976 à Paris aux regrettés Studios Davout, Airto Fogo, l’oeuvre du batteur Sylvain Krief, alors membre du Big Bazar de Michel Fugain, est un grand classique du jazz-funk via neuf titres cultes, des irrésistibles street-grooves de “1973 Carmen Avenue” aux cuivres rutilants de “On Tip Toe”.

Sylvain Krief est décédé le 22 décembre des suites d’un arrêt cardiaque, quelques jours après son 78ème anniversaire.

Bye-bye, Sylvain Krief…


Photo : Noé Termine pour www.funku.fr

Audio : Roy Hargrove & the RH Factor live Jazz à La Villette 2004

En hommage au trompettiste disparu le 3 novembre dernier à l’âge de 49 ans, la Bibliothèque numérique de la Philharmonie de Paris rediffuse le concert de Roy Hargrove & the RH Factor enregistré lors du Festival de la Villette (Espace Charlie Parker) en septembre 2004.

Au programme, des titres du répertoire de Roy Hargrove et du RH factor, mais aussi reprises de Miles Davis (“In a Silent Way”) et Parliament-Funkadelic (“Give Up the Funk (Tear the Roof Off The Sucker” et “I’ll Stay”) en compagnie du trompettiste entouré de Keith Anderson (saxophones alto et ténor), Jacques Schwarz-Bart (saxophone ténor, flûte), Bobby Sparks (claviers), Todd Parsnow (guitare), Jason Thomas (batterie), Willie Jones III (batterie) et Renee Neufville (chant, claviers).

Pour écouter l’intégralité du concert, cliquez ICI.

Thanks Chris B. !


Disparition du guitariste Wah Wah Watson

Membre des légendaires Funk Brothers (deuxième génération) de la Motown et accompagnateur de chefs-d’œuvres signés Herbie Hancock, Marvin Gaye, Michael Jackson ou Quincy Jones, le guitariste Melvin Ragin, alias Wah Wah Watson, est décédé le 24 octobre à l’âge de 67 ans.

À l’instar de nombreux sessionmen dissimulés dans l’ombre des studios, ses contributions ont enrichi des dizaines classiques de la soul music et du funk, du “Papa Was a Rolling Stone” des Temptations à “Let’s Get it On” de Marvin Gaye et “Get on the Floor” de Michael Jackson en passant par “I Will Survive” de Gloria Gaynor.

Au cours des années 1990, Wah Wah Watson avait aussi participé à quelques fleurons du renouveau soul, dont ceux de Maxwell (Urban Hang Suite) et le Plantation Lullabies de Meshell Ndegeocello. Côté solo, les diggers n’oublieront pas non la fameuse pochette “Sherlock Holmes” du culte Elementary, paru en 1976 sur le label CBS.

Bye bye Wah Wah Watson…



 


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Disparition d’Aretha Franklin à l’âge de 76 ans

La nouvelle est tombée il y a quelques minutes. Aretha Franklin, the Queen of Soul, est décédée le 16 août à Detroit des suites d’un cancer du pancréas à l’âge de 76 ans.

Titulaire d’une carrière exemplaire dans les années 1960 et 1970, Aretha Franklin avait effectué des premiers pas en demi-teinte sur le label Columbia en 1956 avant d’atteindre le crossover en 1967, date de sa signature chez Atlantic Records. Cette période faste marque le début d’une incroyable série gagnante qui allait faire de la fille d’un pasteur baptiste née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee) une des plus grandes chanteuses de tous les temps. En à peine trois ans, Aretha Franklin n’est jamais sortie du Top 20 américain en décrochant neuf singles, trois albums disques d’or dont le légendaire Lady Soul (1968), trois Grammy Awards et ses premiers hits internationaux grâce à “I Never Loved A Man (The Way I Love You)”, “(You Make Me Feel Like a) Natural Woman” composée par Gerry Goffin et Carole King,  “Respect” (signée Otis Redding), “Baby I Love You”, “Chain Of Fools”, “(Sweet Sweet Baby) Since You’ve Been Gone”, “Think”, “Share Your Love With Me”, “Call Me” et “Don’t Play That Song.”

arethadefEn juin 1968, le magazine Time, dont elle fut la première artiste noire à faire la couverture, résume ainsi un exceptionnel don vocal doublé d’un délicat jeu de piano gospel : « Elle déploie sa voix riche et tranchante comme on donne un coup de fouet. Elle flagelle ses auditeurs, selon ses propres termes, “ jusqu’à l’os, en profondeur “ ». Dans le même article, une jeune fan originaire de Chicago commente avec ses propres mots : « Si Aretha le dit, alors c’est important ».

À l’aube de la décennie nouvelle, Aretha Franklin reviendra vers ses racines gospel avec Amazing Grace (1972) qui lui vaudra un nouveau Grammy Award (son huitième). Au terme d’années 1970 marquées par une succession d’albums inégaux, elle signe ensuite chez Arista Records en 1980, l’année où elle acquiert une notoriété nouvelle en reprenant « Think » et « Respect » dans The Blues Brothers, le film de John Landis. C’est également sous l’égide d’Arista qu’Aretha Franklin signera le plus gros succès commercial de sa carrière avec l’album Who’s Zoomin’ Who, en 1985.

Absente de longue date des scènes d’outre-Atlantique en raison -entre autres- de sa peur de l’avion, Aretha Franklin multiplie dès lors les galas américains et les collaborations diverses. En 2014, Aretha Franklin Sings the Great Diva Classics clôture sans génie une discographie dominée par les anthologies et autres best-ofs des années dorées. Entre annulations de dernière minute et performances contrastées, Aretha Franklin avait effectué sa dernière apparition scénique en novembre dernier, lors d’un gala caritatif pour la Elton John AIDS Foundation. En 2015, sa reprise bouleversante de « You Make Me Feel Like a Natural Woman » devant le couple Obama au Kennedy Center Honors restera sa dernière prestation marquante.

“Je prends ma retraite cette année”, avait annoncé Aretha Franklin en février 2017, en évoquant un ultime album studio comportant plusieurs titres produits par Stevie Wonder. ” Je vais enregistrer ce dernier album, donner quelques concerts et ce sera tout. Je suis fière de voir jusqu’où ma carrière m’a emmenée, mais je ne vais pas rester chez moi les bras croisés, ça ne serait pas bon pour moi.” Victime d’un cancer du pancréas déclaré en 2010, Aretha Franklin est décédée entourée de ses proches à Detroit. Détentrice de 18 Grammy Awards et de ventes d’albums dépassant les 75 millions d’exemplaires, elle restera à jamais la Reine de la soul. Respect.



 

 


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Disparition de Dennis Edwards (The Temptations)

Dennis Edwards, un des plus célèbres voix des Temptations, s’est éteint à Chicago le 1er février, deux jours avant son 75ème anniversaire.

Originaire de Fairfield, dans l’Alabama, le chanteur lead de “Papa Was a Rolling Stone” avait rejoint le groupe masculin phare de la Motown en 1968. Son remplacement du suave David Ruffin allait entraîner les Temptations dans une direction plus âpre et funky, comme en témoignent les inégalables albums de la formation produits au tournant de la décennie par le génial Norman Whitfield.

Dennis Edwards quittera les Temptations une première fois en 1977, mais reviendra de manière épisodique auprès de ses compagnons au fil des ans. En 2001, une triple affiche réunissant James Brown, Juan Rozoff et une nouvelle mouture des Temptations s’était produite au festival de Montereau, en Seine-et-Marne.

Au-delà de sa carrière avec les Temptations, Dennis Edwards s’était également illustré, entre autres, aux côtés de Rick James, Siedah Garrett et de divers membres de Parliament-Funkadelic.

Bye-bye, Dennis Edwards





Disparition de Charles Bradley à l’âge de 68 ans

Emporté par un cancer, Charles Bradley, le screamer soul du label Daptone Records, est décédé le 23 septembre à l’âge de 68 ans, quelques jours après l’annonce de l’annulation de sa tournée mondiale.

Manuel Figueres, l’attaché de presse du regretté soulman, a publié ce communiqué quelques heures après la disparition de Charles Bradley :

“Moins d’un an après la disparition de Sharon Jones, c’est avec une toute aussi profonde et sincère tristesse qu’il me faut trouver les mots pour vous annoncer le décès du chanteur de soul Charles Bradley, à l’âge de 68 ans. Il aura lutté jusqu’au bout contre un cancer qui est finalement revenu récemment, se propageant dans son foie.

Charles est décédé à Brooklyn ce samedi 23 septembre 2017, entouré de sa famille, ses amis, y compris les membres des groupes avec lesquels il a travaillé ces dernières années : Menahan Street Band, His Extraordinaires, Budos Band et Jimmy Hill Allstarz, sa toute première formation.

Nul doute qu’il aurait souhaité remercier une dernière fois les personnes qui ont soutenu sa musique en France.

On retiendra de lui trois albums ayant grandement contribué à remettre la soul au goût du jour, mais aussi et surtout l’image d’un homme à la gentillesse sans égal, débordant d’amour et de bienveillance.

Charles restera l’une de mes plus belles rencontres dans ce milieu.”

Manuel Figueres, attaché de presse.

Bye-bye, Charles Bradley. A real heart of gold.


P-Nut Johnson

Disparition de Robert “Peanut” Johnson (P-Funk All-Stars)

À chaque apparition des P-Funk All-Stars, le gag se répétait lors de l’entrée sur scène du gang de George Clinton : nombreux sont ceux qui confondaient la silhouette hirsute de Robert “Peanut” Johnson avec celle du Dr. Funkenstein.

Né à Baltimore en 1947 et choriste du Bootsy’s Rubber Band depuis 1974, celui qu’on surnommait également P-Nut avait participé aux albums de Parlet, de Fred Wesley & The Horny Horns et à de nombreux projets parallèles de la galaxie P-Funk à la fin des années 1970. Collaborateur du Sweat Band au début de la décennie suivante, Robert “Peanut” Johnson avait passé la majeure partie des années 1980 aux côtés de George Clinton lors de ses premiers essais en solo avant d’intégrer les P-Funk All-Stars.

Membre fidèle du clan Clintonien, P-Nut continuait à se produire sur scène et à enregistrer. On entendra pour la dernière fois celui qui faisait partie des derniers vétérans de la Parliament-Funkadelic Thang sur les diverses parutions P-Funk prévues en 2017.

Rest in power, Robert “Peanut” Johnson 

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Debbie Sledge

Disparition de Joni Sledge (Sister Sledge)

Joni Sledge, une des trois membres fondatrices de Sister Sledge avec ses soeurs Kathy, Kim et Debbie, est décédée le 10 mars. Âgée de 60 ans, la chanteuse, qui continuait à se produire et à enregistrer avec sa soeur Debbie sous le nom de Sister Sledge, a été retrouvée inanimée vendredi à son domicile de Phoenix (Arizona). La cause de son décès n’a pas encore été révélée.

“Toutes mes condoléances les plus sincères à votre famille car vous êtes aussi la mienne. Nous avons réussi quelque chose de grand ensemble”, a publié Nile Rodgers, co-auteur de “We Are Family”, “Lost in Music” et “He’s the Greatest dancer” pour la Chic Organization.

L’an dernier, Debbie Sledge avait indiqué la sortie d’un nouvel album de Sister Sledge intitulé Women Are the Music of the World et des dates européennes du groupe, privé de Kathy Sledge depuis plusieurs décennies, étaient prévues au printemps.

Rest in power, Joni Sledge


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