Sondage 2016

Votez pour vos albums et concerts préférés de 2016

C’est l’heure du bilan ! Quels ont été vos albums, rééditions et concerts soul/funk préférés de 2016 ? Votez dès maintenant en consultant notre sondage ci-dessous (pour changer de catégorie, cliquez en haut à droite).

Date limite du vote : 31 décembre minuit. Vox populi !


Bestof2015

Votez pour vos albums, rééditions et concerts préférés de 2015 !

C’est l’heure du bilan ! Quels ont été vos albums, rééditions et concerts soul/funk préférés de 2015 ? Votez dès maintenant en consultant notre sondage ci-dessous (pour changer de catégorie, cliquez en haut à droite).

 Date limite du vote : 31 décembre minuit. Vox populi !


Audio : John Legend “Love In The Future” album streaming

Quelques jours avant sa sortie, John Legend vous propose de découvrir son nouvel opus Love In The Future à paraitre le 2 septembre. Produit par Kanye West, Q-Tip ou No. I.D., ce quatrième album studio du crooner aligne 16 nouvelles chansons de soul moderne dont une jolie reprise du “Open Your Eyes” de Bobby Caldwell (pépite eighties samplée par Common sur son fameux “The Light”) et des collaborations avec Rick Ross, Stacy Barthe et Seal . Écoutez Love In The Future et ses nombreuses bonus tracks (dont “Aim High” une chute jazzy d’Evolver produite par Pharrell) dans le player Deezer (inscription gratuite) ci-dessous.


Trombone Shorty invite The Meters sur son nouvel album

Say This To Say That, le nouvel album de Trombone Shorty, paraîtra le 9 septembre. Produits par Raphael Saadiq, les dix titres d’un album aux instrumentaux ravageurs comportent une reprise de “Be My Lady”, un titre des Meters extrait de l’album New Directions paru en 1977. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Trombone Shorty a réussi a reformer en studio le line-up original des Meters, avec Art Neville, Leo Nocentelli, George Porter, Jr., Joseph “Zigaboo” Modeliste et l’assistance de Cyril Neville. Une première depuis plus de 30 ans pour le mythique groupe de la Nouvelle-Orléans. De passage à Paris avant son concert au Parc Floral de Vincennes le 14 juillet, le tromboniste a décrit à Funk-U cette reformation surprise. “Les Meters, ce sont un peu mes oncles”, raconte Trombone Shorty. ” J’ai grandi avec eux et ils m’ont vu progresser. Pour ce nouvel album, j’ai eu envie de reprendre “Be My Lady”, et je rêvais de les entendre sur ma reprise. J’ai dû les appeler un par un, car ils n’ont pas de manager. Ils ont accepté, et c’était très excitant car ils ne s’étaient pas retrouvés dans un studio depuis la fin des années 1970. Honnêtement, je pensais en avoir un, deux ou trois, mais pas les quatre ensemble. L’énergie en studio était incroyable, tout le monde était heureux. Lors des prises, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux séances historiques qu’ils avaient dû vivre à l’époque. Peut-être que cette situation ne se reproduira jamais…”


Keziah Jones lève le voile sur son nouvel album Captain Rugged

Cinq ans après Nigerian Wood (produit par Karriem Riggins), Keziah Jones fera son grand retour en novembre prochain avec Captain Rugged, un album concept qui voit l’inventeur du blufunk se glisser dans la peau d’un super-héros ! Mais qui est donc ce Captain Rugged (Capitaine Fracasse) ? “C’est un personnage que j’ai en tête depuis un moment” explique le musicien dans les colonnes du Parisien. “Il était un peu présent déjà dans les albums Black Orpheus et African Space Craft. Cette fois, il sera le centre de l’album. Captain Rugged, c’est le super-héros qui se cache en chacun de nous. On le croise partout : dans les rues de Paris, de Londres. Il nettoie les rues au petit matin, il conduit le bus,  il fait la manche dans le métro, c’est un réfugié politique… Il fait le sale boulot. Il est tout ça à la fois… et  je veux montrer ce type aux Français et au reste du monde.”

A travers ce personnage, l’auteur de “Rhythm is Love” souhaite évoquer des thèmes qui lui sont chers : ” l’immigration, l’aliénation mais aussi les voyages dans l’espace, la magie, les super-pouvoirs, la sorcellerie africaine…  Aujourd’hui, avec ce personnage tout prend un sens, tous mes voyages à travers le monde ont une signification.  D’ailleurs, j’ai même plusieurs passeports : le belge, le nigérien. J’ai été un immigré dans tellement de pays différents et  je l’ai vécu à chaque fois de manière différentes. Ce Captain Rugged évoque tout ça à la fois.”

Ce nouvel album voit aussi le nigérian renouer avec les collaborateurs de “Black Orpheus” (2003) et “Blufunk” (1992), son premier album. “On a enregistré en France, à Londres et à New-York. Cet album sera afro-electro-rock-funk, encore un nouveau style pour moi ! Il y aura de l’afro-beat évidemment mais cette fois, ce sera aussi de l’afro-rock ! Mais quand je dis ça je ne suis pas en train de  dire que je vais faire du Phoenix ou du Daft Punk non plus (rires)”.

La sortie de Captain Rugged sera accompagnée d’une BD qui décrira Lagos, la capitale du Nigéria.  “ L’idée m’est venue avec mon ami Native Almagri (un célèbre graffeur, ndlr). Il m’a accompagné à Lagos et il a commencé à dessiner ce qu’il voyait. J’ai juste adoré et je me suis dit que ce serait  vraiment super d’en faire un roman qui serait complémentaire avec ma musique. Avec mon idée de super-héros,  on s’est dit que ce serait super d’en faire qu’un seul projet. Parce que pour moi, forcément ce Captain Rugged vivait dans ma ville, à Lagos. Et tout s’est complété.

A l’affiche du festival Jazz A Vienne le 29 juin aux côtés de Marcus Miller, Keziah Jones entamera une grande tournée française à la fin de l’année qui débutera le 23 novembre à Nîmes et passera par Paris (Le Bataclan) le 17 décembre.


Jimmy Jam & Terry Lewis fêtent leur 30 ans avec un album !

Depuis la création de leur compagnie Fly Time en 1982, Jimmy Jam et Terry Lewis ont récolté cinq Grammy Awards et une centaine de disques d’or, de platines et de diamants en produisant des hits pour Janet Jackson, Robert Palmer, Usher, Mary J. Blige, Beyoncé, Gwen Stefani, Sting ou Mariah Carey. 2013 marque les 30 ans de leur fructueuse collaboration et pour fêter ça, Jimmy Jam et Terry Lewis travaillent actuellement sur leur tout premier album ! Un disque qui devrait sortir chez UMPG (Universal Music Publishing Group).

En 2011, Jam & Lewis retrouvaient leurs camarades de jeu de The Time (rebaptisé The Original 7ven) pour l’album Condensate. Une réunion qui avait tourné court après le départ de Jesse Johnson en décembre 2011. Le guitariste avait quitté le groupe pour rejoindre le live band de D’Angelo.


Horace Andy borken beats CD cover

Horace Andy revient avec Broken Beats

Le chanteur jamaïcain revient sur le devant de la scène sans les Anglais de Massive Attack. Broken Beats fait la part belle au Reggae et au Dub. L’âme de Kingston est de nouveau en marche.


Chronique : Sly Stone “I’m Back”

L’annonce d’un nouvel album studio de Sly Stone après 28 ans de silence avait de quoi ravir les fans de Sylvester Stewart. Hélas… Le choix du label Cleopatra Records, un label californien spécialisé dans les “re-re” des hits du heavy metal 80′s par leurs propres auteurs aurait dû nous alerter. Sly Stone, comme Nazareth et Dokken avant lui, régurgite donc ses tubes en or massif en compagnie de guest-stars aussi prestigieuses que virtuelles. À peine dépassés les premiers couplets des versions 2011 de “Stand !” et “Everyday People”, le constat est rude : Sly chante comme un Gainsbourg en réanimation, et les invités se sont contentés d’envoyer leurs contributions par la poste (Jeff Beck, Bootsy Collins, Johnny Winter, Carmin Appice, Ann Wilson et Ray Manzarek, qui glisse l’intro de “Light My Fire” dans “Dance to the Music”). Un oeil sur les crédits révèle également que la production est signée par le duo Jürgen Engler et Chris Leitz, et que les choeurs sont assurés, entre autres, par Ava Cherry, la girlfriend du David Bowie époque Young Americans. Comme un acte manqué, les notes de pochette contenues dans un artwork hideux n’hésitent pas non à retracer les échanges de bandes anarchiques entre un Sly au sommet de sa parano et un label qui a dû regretter son geste aussitôt le contrat signé…

Paradoxalement, la seule éclaircie de ce calamiteux I’m Back provient des trois inédits glissés en fin de parcours. Le heavy-funk éclatant de “Plain Jane”, le gospel lumineux de “His Eye on the Sparrow” et la pop débridée de “Get Away” relèvent temporairement l’ensemble, même si le carbone 14 semble indiquer la présence de maquettes remontant aux début des années 1990. Passons sous silence les remixes techno indigents “offerts” en bonus pour conclure sur un sinistre état des lieux : le retour de Sly Stone se solde par un nouveau comeback désastreux, à l’image du pathétique retour sur scène du génial géniteur de There’s a Riot Goin’On au cours de l’été 2007.

Sly Stone I’m back (Cleopatra Records) *

 


Chronique : Sade, The Ultimate Collection

La perspective rare d’une tournée mondiale de Sade (venues hexagonales à Paris le 17 mai et à Amnéville le 20) explique la sortie d’une nouvelle anthologie CD/DVD du groupe de Miss Helen Folasade Adu pour l’état civil nigérian. Un élégant combo double CD/DVD renferme 27 titres chronologiques et un DVD regroupant 16 clips, d’”Hang On to Your Love” au récent “Babyfather”. Cette mise à jour d’un premier best-of sortie en 1994 permet de constater la régularité constante de la ligne de conduite musicale de Sade.

Les downtempos smooth mâtinés de rythmes carribéens discrets et d’une voix de platine caractérisent une discographie d’une cohérence irréprochable. Tous les hits sont là (“Your Love Is King”, “Love Is Stronger Than Pride”, “Is It a Crime”, “Kiss of Life”), et si les quatre inédits proposés en bonus ne déparent pas de la ligne éditoriale de Soldier of Love, le dernier album studio en date, une reprise chaloupée de “Still in Love With You” des rockeurs moustachus de Thin Lizzy et un remix big beat de “By Your Side” par les Neptunes indiquent que Sade n’est jamais aussi captivante que lorsqu’elle s’aventure en dehors de sa bulle cozy.

César

The Ultimate Collection (Sony Music) ***

 


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