Tokyo G

“Tokyo Glow”, le meilleur du funk west-coast japonais

Après le succès de la compilation Tokyo Dreaming, le label Wewantsounds propose une nouvelle sélection de joyaux funky sélectionnés par le DJ japonais Notoya, qui a puisé dans le riche catalogue du label Nippon Columbia de la fin des années 70/début 80 pour en puiser la quintessence dans Tokyo Glow : Japanese city pop, funk & boogie.

Nippon Columbia est une institution au Japon et l’un des labels les plus importants du pays qui a accumulé un incroyable catalogue au fil des décennies. Le label a été particulièrement créatif dans les années 1970 et 80 et a été l’un des principaux pourvoyeurs de musique de qualité au moment où le Japon entrait dans un de ses plus grands booms économiques. Comme l’explique Notoya dans les notes de pochette « À l’époque, les maisons de disques avaient de gros budgets et pouvaient se permettre d’engager les plus grands musiciens pour un disque, avec de riches sections de cordes et de cuivres, les meilleurs batteurs, claviers… Il en résulta un son sophistiqué, très différent de celui de la musique d’aujourd’hui.”

La sélection Tokyo Glow regorge de ces joyaux funky avec des influences de la côte ouest à commencer par « Kimugare », un morceau mid-tempo de Kumi Nakamura, une célèbre actrice qui n’enregistra qu’un seul album pour Columbia en 1980. La playlist continue dans cette veine avec les grooves ensoleillés de Miyuki Maki, Hatsumi Shibata et le musicien culte Hiroshi Sato. Le rythme s’accélère ensuite pour devenir plus funky avec New Generation CompanyKengo Kurozumi - avec son superbe boogie, « Juggler » – et l’une des les reines du genre, Hitomi ‘Penny’ Tohyama avec « Tuxedo Connection ».

Tokyo Glow : Japanese city pop, funk & boogie selected by DJ Notoya sera disponible en CD et double-vinyle le 10 décembre (distribution Wewantsounds/Modulor). L’album gatefold 2-LP a été designé par Optigram et est annoté par DJ Notoya avec Nick Luscombe. L’audio a été récemment remasterisé à Tokyo par Nippon Columbia.

Tracklisting

1. Kumi Nakamura – Kimagure
2. Miyuki Maki – Indo No Michibata
3. Haruyoshi Yamashina – Osake To Joke
4. Sumiko Yamagata – Natsu No Hikari Ni
5. Hatsumi Shibata – Party Is OverTokyo Glow
6. Makoto Iwabuchi – Moonlight Flight
7. Hiroshi Sato – Saigo No Tejina
8. Arakawa Band – Paradise’s Dream
9. New Generation Company – I Wander All Alone (Part III)
10. Kiyohiko Ozaki – Ojosan Oteyawarakani
11. Kengo Kurozumi – Juggler
12. Ken Nishizaki – Koi No Paradigm
13. JADOES – Simply Another Love
14. Midori Hara – Aamar Jabar
15. Hitomi ‘Penny’ Tohyama – Tuxedo Connection
16. Mizuki Koyama – Oh! Daddy
17. Haruo Chikada & Vibra-Tones – Sofa Bed Blues
18. Mitsuko Horie – Chigasaki Memory


The-Adventure-Of-Kohsuke-Kindaichi-620x350

“The Adventures of Kindaichi Kosuke” réédité en CD et vinyle

En 1977, le compositeur Kentaro Haneda réunit la crème des musiciens japonais pour réaliser une merveille disco-funk. Crédité sous le nom de The Mystery Kindaichi Band, The Adventures of Kindaichi Kosuke est devenu un objet de culte dont la première sortie européenne réalisée à partir des bandes originales sera disponible le 28 février en CD et LP remasterisés sur le label WeWantSounds.

L’écrivain Seishi Yokomizo est une institution au Japon. Il pourrait être comparé à Agatha Christie avec sa série de romans basés sur les aventures du détective Kosuke Kindaichi. Le personnage fictif est né en 1946 avec le premier roman de Yokomizo dans la série et a résolu les enquêtes jusqu’à la fin des années 70 sous la plume de Yokomizo avant la mort de l’écrivain en 1981. Kindaichi est un personnage particulier, un détective maladroit mais scrupuleux, une sorte de Lieutenant Columbo nippon, devenu légendaire au Japon au fil des décennies. En 1977, le label japonais King Records décide d’enregistrer un album concept basé sur les romans de Kindaichi. L’écrivain fut surpris. Comme il l’a écrit au dos de la pochette du LP « Quand j’ai écouté pour la première fois cet album basé sur mes romans, ce fut très étrange. Je pourrais comprendre si mes romans étaient adaptés en films, et ensuite des BO étaient enregistrées à partir de cesKindaishi films. Mais cette fois ci, la musique créée était directement inspirée de mes romans. Je me sentais très intrigué, mais très excité. »

L’album concept a été produit par le pianiste Kentaro Haneda, un compositeur de télévision et de cinéma très connu qui a travaillé sur de nombreux films d’animation et est également célèbre pour avoir composé la musique du jeu vidéo Wizardry. Pour l’album The Adventures of Kindaichi Kosuke, Haneda a réuni un super groupe composé des meilleurs musiciens funk et city pop de Tokyo. La liste est longue et comprend le pianiste de jazz Hideo Ichikawa qui a joué sur l’album Joe Henderson In Japan de 1971, le batteur Jun Moriya qui est sur l’album culte du Wonder City Orchestra de Joe Hisaichi, le percussionniste Tadaomi Anai qui a accompagné la chanteuse disco Eri Ohno, le trompettiste Koji Hadori qui figure sur l’album Pacific de Haruomi Hosono. Sont également présents sur l’album Takeru Muraoka au saxophone qui joue sur de nombreux albums cultes de Tatsuro Yamashita dont For You et SpacyKimiko Yamauchi au koto qui est sur l’emblématique premier album d’Akiko Yano Japanese Girl et, enfin Koji Yamaguchi au cor qui est présent sur l’album Kakashi de Yazuaki Shimizu.

Ensemble, ils posent les jalons d’un disco-funk implacable sur les dix instrumentaux remplis de breakbeats, faisant de l’album l’un des LP japonais les plus recherchés sur la scène internationale. Cette réédition est la première sortie officielle de l’album en dehors du Japon – à l’exception d’une réédition vinyle limitée à 300 exemplaires parue en 2015 issue d’un master ultérieur. Remasterisé à partir des bandes originales, l’album ressort avec le design de l’illustrateur renommé Ichibun Sugimoto, un OBI et un livret de 4 pages incluant une nouvelle introduction du journaliste anglais Anton Spice. Informations.


This Is Mainstream

“This Is Mainstream”, la compilation jazz-funk de Judd Apatow

Fondé en 1964 par Bob Shad, le label indépendant Mainstream a abrité au cours de la décennie suivante une écurie composée de vétérans du jazz, de musiciens de la nouvelle génération funk et des champions de la fusion des deux genres.

Compilés par le cinéaste Judd Apatow (Funny People, 40 ans toujours puceau…) et sa sœur Mia, les petits-enfants de Bob Shad, les 13 titres de This Is Mainstream réunissent des talents aussi divers que Saundra Phillip, dont le “Miss Fatback” se rapproche du heavy-funk de Betty Davis, Afrique et sa reprise du “Kissing My Love” de Bill Withers assistée par Chuck Rainey, David T. Walker et Paul Humphrey, mais aussi Hal Galper, remplaçant de George Duke dans le Cannonball Adderley Quintet, dans un “This Moment” accompagné par les frères Michael et Randy Brecker.

Le trompettiste Blue Mitchell, membre du Horace Silver Quintet, s’illustre également (avec la participation de Joe Sample et de John Mayall à l’harmonica) dans “Blue’s Blues”, non loin d’une cover blaxploitation de “Papa Was A Rolling Stone” par Jay Berliner et d’une perle big-band/soul de Sarah Vaughan, “Early In the Morning”.

This Is Mainstream sera disponible le 13 septembre en CD, double-vinyle et versions digitales sur le label Wewantsounds (informations).

Tracklisting

•    Saundra Phillips – Miss Fatback  3.09

•    Afrique – Kissing My Love  3.08

•    Hal Galper – This Moment  11.50

•    December’s Children – Livin’ (Way Too Fast)  3.38

•    Blue Mitchell – Blue’s Blues  7.08

•    Maxine Weldon – Make It With You  2.56

•    Reggie Moore – Mother McCree  2.57

•    Jay Berliner – Papa Was  A Rolling Stone  5.30

•    Dave Hubbard – T.B.’s Delight  3.54

•    Almeta Latimore – These Memories  3.31

•     Buddy Terry – Lean On Him (Lean On Me)  5.55

•    Pete Yellin – Bird And The Ouija Board  12.35

•    Sarah Vaughan – Just A Little Lovin’  3.10


MORGAN-Ouverture

Audio : Jaye P. Morgan “Can’t Hide Love”

Plus connue pour ses qualités d’actrice de sitcom et de présentatrice TV outre-Atlantique, Jaye P. Morgan est aussi l’interprète d’une longue discographie entamée au début des années 1950.

En 1976, son LP auto-titré Jaye P. Morgan signale une rare entrée disco-soul sous l’égide du producteur débutant David Foster. « Avec ce disque, je sentais qu’il allait atteindre les sommets par la suite », déclare àl’époque Jaye P. Morgan dans une interview, à propos de David Foster. « J’ai essayé de faire un album soul et j’aimais le travail de David. Nous avons fait appel aux meilleurs musiciens de l’époque. » Faisant de cet album l’une des autoproductions les plus chères de son temps…

Épaulé par un casting cinq étoiles (dont les cuivres de Tower of Power, Ray Parker, Jr., Harvey Mason, Lee Ritenour, Jeff Porcaro et quelques gachettes des studios californiens), cet album aligne une série de reprises de choix, dont le “Keepin ‘it to Myself” du Average White Band, “You’re All I Need To Get By” de Marvin Gaye et Tammi Terrell et le “Can’t Hide Love” d’Earth Wind and Fire, à écouter ci-dessous.

Réédité discrètement en 2011, Jaye P. Morgan sera à nouveau disponible en version remasterisée le 9 janvier en éditions CD, vinyle et digitales via le label We Want Sounds.

 


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