Summer of soul Ost

La BO du documentaire “Summer Of Soul” en digital, CD et vinyle

La bande originale du superbe documentaire Summer of Soul (… Or When The Revolution Could Not Be Televised) réalisé par Questlove sera disponible via Legacy Recordings/Sony Music le 28 janvier 2022 en version digitale — les éditions CD et vinyle sortiront le 17 juin. Cette sélection de 17 titres comprend des morceaux live du festival culturel de Harlem de 1969, dont des classiques de Nina Simone, B.B. King, Sly & The Family Stone, Gladys Knight & The Pips, mais omet toutefois les performances de Stevie Wonder pour de vraisemblables questions juridiques.

La BO accompagne un documentaire récompensé par le Grand Prix du Jury et le Prix du Public au Festival de film de Sundance, et actuellement disponible sur Disney+ en France. Il a notamment remporté six prix aux Critics Choice Awards, dont ceux du “Meilleur film documentaire”, du “Meilleur réalisateur”, du “Meilleur premier film documentaire”, du “Meilleur montage”, du “Meilleur documentaire d’archives” et du “Meilleur documentaire musical”, et a reçu le prix du meilleur documentaire du National Board of Review. Il est actuellement nommé pour le “Meilleur film musical” aux GRAMMY® Awards 2022.

Dans une récente interview accordée au mensuel britannique Mojo, Questlove a également déclaré qu’il envisageait de mettre prochainement à disposition l’intégralité des performances du Harlem Cultural Festival.

Découvrez ci-dessous le tracklisting de Summer of Soul (… Or When The Revolution Could Not Be Televised) et son premier extrait, une version live de “Sing a Simple Song” de Sly & The Family Stone.

TRACKLISTING:

  1. The Chambers Brothers – “Uptown”
  2. B.B. King – “Why I Sing The Blues”
  3. The 5th Dimension – “Don’t Cha Hear Me Callin’ To Ya”
  4. The 5th Dimension – “Aquarius/Let The Sunshine In (The Flesh Failures)”
  5. David Ruffin – “My Girl”
  6. The Edwin Hawkins Singers – “Oh Happy Day”
  7. The Staple Singers – “It’s Been A Change”
  8. The Operation Breadbasket Orchestra & Choir Featuring Mahalia Jackson and Mavis Staples – “Precious Lord Take My Hand”
  9. Gladys Knight & The Pips – “I Heard It Through The Grapevine”
  10. Mongo Santamaria – “Watermelon Man”
  11. Ray Barretto – “Together”
  12. Herbie Mann- “Hold On, I’m Comin’”
  13. Sly & The Family Stone – “Sing A Simple Song”
  14. Sly & The Family Stone – “Everyday People”
  15. Abbey Lincoln and Max Roach – “Africa”* (uniquement en digital)
  16. Nina Simone – “Backlash Blues”
  17. Nina Simone – “Are You Ready”

 


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L’album inédit de Prince “Welcome 2 America“ en juillet

Enregistré en 2010, puis écarté à la dernière minute pour laisser place à 20TEN, l’album inédit de Prince Welcome 2 America paraîtra cet été.

Présenté par le Prince Estate comme “une puissante prise de position qui illustre les interrogations de Prince, ses espoirs, sa vision sur une société en mutation, annonçant les prémices d’une ère de divisions politiques, de désinformation et d’un combat renouvelé pour la justice raciale“, cet album co-produit par Morris Hayes n’a pas eu le temps de voir le jour : peu de temps après avoir finalisé Welcome 2 America, Prince s’embarque pour une tournée du même nom en 2010 et 2011 avec son groupe The New Power Generation, tournée couronnée par le « 21 Nite Stand » (21 soirées au Forum, à Inglewood, Californie).

Outre les parties de guitares, de claviers et de chant de Prince, Welcome 2 America comprend la participation de Tal Wilkenfeld (basse), Chris Coleman (batterie), Morris Hayes (claviers, percussions), Liv Warfield, Shelby J. et Elisa Fiorello (chant).

Dans son édition Deluxe, les 12 titres de Welcome 2 America seront accompagnés d’un Blu-Ray comprenant un concert intégral – comprenant de nombreuses reprises de classiques du funk – filmé au Forum de Los Angeles le 28 avril 2011. Tracklistings complets ci-dessous.

Prince Welcome 2 America. Sortie le 30 juillet en CD, double-vinyle, versions digitales, coffret Deluxe CD/Vinyle/Blu-Ray et éditions collector. Pré-Commandes.

Découvrez ci-dessous le morceau-titre Welcome 2 America.

Tracklisting album

  • Welcome 2 America
  • Running Game (Son Of A Slave Master)
  • Born 2 Die
  • 1,000 Light Years From Here
  • Hot Summer
  • Stand Up And B Strong
  • Check The Record
  • Same Page Different Book
  • When She Comes
  • 1010 (Rin Tin Tin)
  • Yes
  • One Day We Will All B Free

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Tracklisting Blu-Ray

  • Joy in Repetition
  • Brown Skin (India.Arie cover)
  • 17 Days
  • Shhh
  • Controversy
  • Theme From “Which Way Is Up” (Stargard cover)
  • What Have You Done for Me Lately (Janet Jackson cover)
  • Partyman
  • It’s Alright (Graham Central Station cover)
  • Make You Feel My Love (Bob Dylan cover)
  • Misty Blue (Eddy Arnold cover)
  • Let’s Go Crazy
  • Delirious
  • 1999
  • Little Red Corvette
  • Purple Rain
  • The Bird
  • Jungle Love
  • A Love Bizarre
  • Kiss
  • Play That Funky Music (Wild Cherry cover)
  • Hollywood Swingin’ (Kool & The Gang cover)
  • Fantastic Voyage (Lakeside cover)
  • More Than This (Roxy Music cover)

Raphael Saadiq-by Aaron Rapoport

Raphael Saadiq : « Tous mes albums sont des concept-albums »

Le lendemain de son concert au festival Afropunk, Raphael Saadiq reçoit Funk★U pour évoquer Jimmy Lee, son nouvel album après huit d’absence. Le temps d’un mini-récital de piano incluant “People Make Make the World Go Round” et “Untitled”, et le musicien-producteur s’avance vers le micro pour commenter le disque le plus douloureusement personnel de sa carrière.

★★★★★★★★

Funk★U : Jimmy Lee, votre nouvel album, paraît huit ans après Stone Rollin’, votre disque précédent. Que s’est-il passé durant cette période ?
Raphael Saadiq : J’aime bien prendre mon temps, et il n’y avait pas vraiment de planning relatif à ce nouvel album. J’ai pris un peu de recul durant cette période, tout en continuant à travailler avec d’autres personnes qui m’ont influencé à leur tour. C’était aussi intéressant de voir ce qui sortait, de voir comment la musique évoluait et, surtout, de pouvoir m’imprégner de la vie de tous les jours : prendre le métro, observer les gens, ne pas se presser. Bref, toutes les choses qu’on peut faire avant de sortir son premier album, car une fois que tu as enregistré ce premier album, tout tourne autour de l’industrie et ta vie change complètement… Dans mon travail, je m’inspire donc beaucoup du quotidien, et je puise aussi mon énergie chez les autres. C’est comme ça qu’est né Jimmy Lee, entre autres sources d’inspirations.

Jimmy Lee est le nom de votre frère décédé d’overdose il y quelques années. Ce disque raconte une partie de son histoire, mais peut-on pour autant le qualifier de concept-album ?
On peut le dire, et je pense que tous mes albums sont des concept-albums. Quand je prépare un album, je prends toujours le soin d’établir un lien entre les chansons, et je ne me contente pas de balancer une série de titres qui n’ont aucun rapport entre eux, que ce soit du point de vue musical ou de la thématique des textes. Jimmy Lee parle de mon frère, c’est un fait, mais pas seulement. Pour moi, Jimmy Lee est surtout une sorte de hashtag, un cadre dans lequel je m’exprime et c’est le thème de l’addiction sous toutes ses formes qui traverse cet album. Je suis issu d’une famille nombreuse et j’ai perdu beaucoup de mes frères et sœurs à cause de la drogue. Mon frère Jimmy est mort d’une overdose d’héroïne, et une de mes sœurs est décédée à cause du crack. Deux autres de mes sœurs ont été longtemps accros au crack, mais elles s’en sont sorties… Jimmy avait treize ans de plus que moi et nous avons toujours été très proches, nous parlions beaucoup. Il me parlait de la prison, de ses cambriolages et de la drogue. Étrangement, les moments que nous passions ensemble n’étaient jamais sombres, malgré son addiction. Jimmy Lee en est-il pour autant un concept-album ? Tout ceux qui entendront cet album pourront faire leur propre interprétation, à la manière des photographies que l’on fixe intensément et qui se mettent à bouger.

Dans Jimmy Lee, vous tournez le dos au son Motown de vos précédents albums. Est-ce le résultat de vos récentes collaborations avec Solange, entre autres ?
Oui, sans doute… Je joue pratiquement de tous les instruments sur cet album, et il y a pas mal de programmations sur Ableton mélangées à ses parties de synthés analogues. La présence de rappeurs d’aujourd’hui comme Kendrick Lamar, qui chante sur « Rearview », le dernier titre de l’album, renforce l’aspect contemporain des sonorités… Par certains côtés, Jimmy Lee me rappelle un peu Instant Vintage, mais ce nouvel album est beaucoup plus « pensé » en termes de production. Le mix et l’instrumentation sont de bien meilleure qualité et plus généralement, je trouve ce disque plus audacieux que mes précédents albums. Je sens que je me suis amélioré de disque en disque depuis mes débuts, et il m’a paru logique de m’éloigner de la vibe Motown.

Le son de Jimmy Lee est plus contemporain, mais on entend aussi l’influence de Sly Stone, de Stevie Wonder…
Sly n’est jamais très loin dans ma musique. Je ne pourrais pas le mettre de côté, même si j’essayais. Stevie devait apparaître dans Jimmy Lee, sur le titre « So Ready ». Il a joué un solo d’harmonica, mais nous n’avons pas réussi à l’enregistrer correctement. Je ne l’ai pas utilisé dans l’album, et à vrai dire, je n’ai même pas osé l’appeler pour le lui dire (rires).

Propos recueillis par Christophe Geudin

Raphael Saadiq Jimmy Lee (Columbia Records/Sony Music). Sortie le 23 août en CD, vinyle et digital. En concert au Festival Nancy Jazz Pulsations le 19 octobre et Paris (Elysée-Montmartre) le 21 octobre.


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27 vidéos rares de Prince

Lancé en novembre sur la chaîne YouTube officielle de Prince, une nouvelle série propose 30 vidéoclips extraits du catalogue post-1994 de l’artiste désormais rattaché à Sony Music.

Découvrez ci-dessous les 27 vidéos officielles de cette collection parcourant la sortie du single “Love Sign” en 1994 jusqu’à MPLSoUND (2009) avec quelques raretés de choix. R U ready ?

“Love Sign” (1994)

The Gold Experience (1995)
“Endorphinmachine”

“Dolphin”

“Rock and Roll Is Alive! (And It Lives In Minneapolis)”

“Eye Hate U”

“Gold”

Chaos and Disorder (1996)
“Dinner With Delores”

“The Same December”

Emancipation (1996)
“Betcha By Golly Wow!”

“Somebody’s Somebody”

“The Holy River”

“Face Down”

Crystal Ball (1997)
“Interactive”

Rave Un2 The Joy Fantastic/Rave In2 The Joy Fantastic (1999)
The Greatest Romance Ever Sold

“Hot Wit U (feat. Eve) – Nasty Girl Remix”

Chocolate Invasion (2001)
U Make My Sun Shine (feat. Angie Stone)

Musicology (2004)
Musicology

Call My Name

Cinnamon Girl

3121 (2006)
Black Sweat

Te Amo Corazón

Fury

Planet Earth (2007)
Chelsea Rogers

Guitar

The One U Wanna C

LOtUSFLOW3R (2009)
Crimson and Clover

MPLSoUND (2009)
Chocolate Box (feat. Q-Tip)


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Six albums cultes de Michael Jackson en picture vinyl

Surfant sur le retour en force du format vinyle, Sony Music publiera le 24 aout six albums solo de Michael Jackson en picture disc.

Chaque disque sera disponible à l’unité et l’ensemble sera également présenté au sein d’un luxueux coffret numéroté vendu 215 euros (sans les frais de port) sur le site officiel de Michael Jackson, disparu voici neuf ans.

Sont inclus : Off The Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1992, 2-LPs), HiStory (1995, 2-LPs) et Invicible (2001, 2-LPs).

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Sony Music reprend une partie du catalogue 1978-2015 de Prince

Dans un communiqué daté du 27 juin, Sony Music annonce la distribution prochaine d’une grande partie du catalogue 1978-2015 de Prince par sa branche de réédition Legacy (Jimi Hendrix, Bob Dylan, Bruce Springsteen…)..

Cette reprise du catalogue s’effectuera en plusieurs temps avec tout d’abord les rééditions à venir de 19 albums de la période 1995-2010, dont The Gold Experience (1995), Emancipation (1996), Rave Un2 The Joy Fantastic (1999), The Rainbow Children (2001), 3121 (2006) et les albums Sony Musicology (2004) et Planet Earth (2007). Dans un premier temps, ces sorties seront digitales. Pas de produits physiques attendus avant début 2019.

En plus de ces albums 1995-2010, l’accord proposera également les parutions post-1995 des divers singles, faces-B, remixes, titres hors-albums, enregistrements live et vidéos-clips.

En 2021, le deal Sony/Legacy inclura la distribution américaine de 12 autres albums (hors bandes originales de films) de la période 1978-1996, dont Prince (1979), Dirty Mind (1980), Controversy (1981), 1999 (1982), Around The World In A Day (1985), Sign ‘O’ The Times (1987), Lovesexy (1988), Diamonds and Pearls (1991) et Love Symbol (1992).

Toutefois, cette annonce ne concerne pas le matériel inédit (chanson, concerts, vidéos…) circonscrit dans le Vault. Le reste du catalogue de Prince parcourant les années 1978-1996 et ses potentiels inédits restent la propriété de Warner Bros., avec la prochaine sortie de l’album Piano and a Microphone 1983. De plus, les formats de ces rééditions Legacy (CD, vinyle et digital) n’ont pas été précisés dans un communiqué à découvrir ci-dessous.

Communiqué officiel :

Sony Music Entertainment et le Prince Estate ont signé un accord exclusif de distribution concernant 35 albums essentiels du catalogue de Prince.

Par ce nouvel accord, ce catalogue sera distribué dans le monde entier par Legacy Recordings, une division de Sony Music, avec la réédition immédiate de 19 albums déjà publiés. Cette liste inclut The Gold Experience (1995), Emancipation (1996), Rave Un2 The Joy Fantastic (1999), The Rainbow Children (2001), 3121 (2006) et les albums Sony Musicology (2004) et Planet Earth (2007). Les autres albums parus en 2014 et 2015 seront également distribués à l’avenir par Sony Legacy.

En plus de ces albums 1995-2010, cet accord porte également sur les titres officiellement publiés après 1995, dont les singles, faces-B, remixes, titres hors-albums, enregistrements live et vidéos-clips.

À partir de 2021, les droits de distribution de Sony/Legacy seront étendus sur le territoire américain à 12 albums (hors bandes originales de films) parmi les plus célèbres enregistrés par Prince entre 1978 et 1996, dont les iconiques Prince (1979), Dirty Mind (1980), Controversy (1981), 1999 (1982), Around The World In A Day (1985), Sign ‘O’ The Times (1987), Lovesexy (1988), Diamonds and Pearls (1991), Love Symbol (1992) et les singles “1999,” “Little Red Corvette,” “I Wanna Be Your Lover,” “Raspberry Beret” et bien plus encore.

” Véritable artiste visionnaire, Prince a changé le monde avec sa musique en apportant de l’amour, de la joie et de l’inspiration à des millions de personnes,” déclare Richard Story, le Président du SME Commercial Music Group.  ” Sony Music est honoré de jouer un rôle dans l’héritage et la transmission de la musique de Prince auprès de générations de fans de longue date et de nouveaux auditeurs.”

” L’enthousiasme de l’équipe de Sony et sa connaissance approfondie de la musique de Prince en font le partenaire idéal des rééditions de cette légendaire partie de son oeuvre”, explique Troy Carter, le conseiller du Prince Estate. ” Nous avons hâte de travailler avec ses héritiers et Sony pour donner aux fans ce qu’ils veulent – encore plus de musique de Prince.”


Legacy of funk

Gagnez vos places pour la soirée de lancement de la collection “The Legacy Of”

En partenariat avec Funk★U, Legacy Recordings France vous invite à la soirée de lancement de la collection The Legacy Of à Paris le mardi 20 septembre en présence de DJ Reverend P et de la légende des platines Danny Krivit !

Composée de onze volumes de 3CDs et de 3 double-vinyles, la collection The Legacy Of propose de découvrir ou redécouvrir à partir du 23 septembre les classiques intemporels et les perles rares et introuvables de la musique noire américaine puisées, entre autres, dans les catalogues Sony, CBS, Okeh, Philadelphia International Records, RCA et Epic. Disponible en version numérique depuis juillet 2015 sur iTunes et Apple Music, Legacy Of s’adresse aux amateurs de musiques noires et aux fans à la recherche des versions rares ou oubliées des titres cultes qui ont écrit l’histoire de la musique noire américaine. Chacun des 11 volumes se compose de 30 chansons, avec des versions présentées pour la première fois dans une collection thématique et des remixes inédits signés DJ Reverend P, Tom Moulton et Danny Krivit.

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Au programme, des versions extented, des remixes rares, du live, des version remasterisées et alternatives d’Herbie Hancock, Earth Wind & Fire, Sly & The Family Stone, Bobby Womack, The O’jays, Gladys Knight & The Pips, The Isley Brothers,  Miles Davis, Billie Holiday, The Jacksons, George Duke, TLC, Maxwell, Marvin Gaye et bien d’autres. Le tracklisting de ces 345 titres (45 de plus que la version digitale) sera révélé prochainement dans ces pages.

Pour remporter votre invitation nominative pour deux personnes à la soirée de lancement de la collection The Legacy Of à Paris le mardi 20 septembre en présence de DJ Reverend P et de la légende des platines Danny Krivit, cliquez ICI.

Affiche soirée format web


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Preview : St. Paul & The Broken Bones “Sea of Noise”

Sea of Noise, le nouvel album de St. Paul & The Broken Bones, est attendu pour le 9 septembre. Désormais distribué par Sony Music, le groupe originaire de Birmingham (Alabama) prolonge son revival rétro-soul avec un deuxième essai largement plus satisfaisant qu’Half the City, le premier LP de la formation emmenée par Paul Janeway paru en 2014.

stpbb-sea-of-noise-cover_sq-e6871e893079e731489aa1ee4ebb877ee1d4efc6-s400-c85Plus produits (choeurs, cordes arrangées par Lester Snell, artisan des BO Blaxploitation d’Isaac Hayes) et enrichis d’une nouvelle section de cuivres, Sea Of Noise et ses 13 titres s’offrent également de somptueuses ballades en cinémascope (“Sanctify”, “Burning Rome”), mais aussi une facilité pour les hooks radiophoniques (“Midnight On Earth”, “All I Ever Wonder”) sans oublier une obsession continue pour la soul sudiste (“Flow With It (You Got Me Feeling Like)”).

L’ensemble baigne dans les réverbérations du studio A reconstitué de Stax Records et anticipe une longue tournée mondiale qui démarre à la rentrée aux États-Unis et se poursuivra en Europe en 2017.

Découvrez ci-dessous “All I Ever Wonder”, le premier extrait de Sea Of Noise.


Nina Revisited... A Tribute To Nina Simone

Audio : “Nina Revisited” feat. Lauryn Hill, Gregory Porter & Robert Glasper

Alors que le superbe documentaire What Happened, Miss Simone ? est disponible depuis la semaine dernière sur Netflix -chronique à suivre dans ces pages- Nina Revisited… A Tribute To Nina Simone propose 16 relectures inspirées de la diva soul signées Mary J. Blige, Gregory Porter, Common en duo avec Lalah Hathaway, Usher et Lisa Simone, la fille de l’interprète de “Don’t Let Me Be Misunderstood”.

Nina Revisited… A Tribute To Nina Simone a été produit par Robert Glasper, qui joue également sur la majorité des titres. La vedette de ce tribute d’excellente facture reste toutefois Lauryn Hill (rebaptisée Ms. Lauryn Hill). Censée reprendre un seul titre, l’ancienne membre des Fugees délivre finalement six reprises, dont une version en français de “Ne me quitte pas”, faisant de cette collaboration sa proposition la plus conséquente depuis 1998, année de sortie du best-seller international The Miseducation of Lauryn Hill.

Nina Revisited… A Tribute To Nina Simone sera disponible le 10 juillet via RCA/Sony Music


Leon Bridges @ Afropunk festival - Paris

Interview : Leon Bridges “Un voyage dans le temps”

À 26 ans à peine, Leon Bridges publie Coming Home, un premier album où la soul soyeuse des années 1950-1960 se conjugue avec le doo-wop. Contrairement à la grande majorité es productions du revival soul, le songwriter texan possède également un atout non négligeable : des chansons simples, directes et émouvantes. Rencontre avec un jeune artiste désireux de “porter le flambeau”.


★★★★★★

Funk★U: Qu’est ce qui peut bien pousser un jeune homme de 26 ans originaire de Fort Worth, Texas, à chanter de la soul music en 2015 ?

Leon Bridges : J’ai toujours été un grand fan de rhythm’n'blues. J’ai grandi en écoutant la musique qu’écoutaient mes parents, Sam Cooke, Otis Redding… Lorsque j’ai commencé à composer, je me suis mis en quête de ma propre voix. Un jour, j’ai écrit une chanson sur mère, “Lisa Sawyer”, qu’on retrouve sur l’album. Je l’ai fait écouter à un ami et il m’a repondu que ça ressemblait à Sam Cooke. En réalité, je connaissais très peu sa musique. Je me suis donc mis à creuser, et c’est aussi à ce moment-là que j’ai trouvé ma voix. C’était en 2013, et je remarquais que très peu de gens jouaient cette musique en dehors de Raphael Saadiq. Je n’avais pas encore écouté Sharon Jones, St. Paul and the Broken Bones ou Alabama Shakes. J’ai ressenti le besoin de porter le flambeau, car personne ne touchait vraiment au doo-wop ou au côté smooth de la soul music. En général, les groupes aiment bien faire ressortir le côté funky et charismatique d’un James Brown, mais pas cette facette. J’ai donc continué à écrire et j’ai composé “Coming Home”, puis le reste de l’album.

 

C’est donc votre voix qui vous a guidé vers la soul music.

Oui, et pour moi, cette soul smooth est le plus beau sous-genre de la soul. Celle qui date des années 1950-1960. Le R&B contemporain est trop produit. Les chansons contiennent trop d’éléments, on se sent perdu en les écoutant. Prends “It’s Growing” des Temptations (il chante) “Like a snowball rolling down the side of a snow-covered hill”… Plus personne ne chante sur des choses aussi simples ! Peut-être que les chanteurs d’aujourd’hui ont peur de paraître vulnérables alors que c’est ce qui me touche le plus dans ces chansons.

 

 

On vous compare à Sam Cooke et Otis Redding à longueur d’articles. Vous n’en avez pas un peu marre ?

(Rires). Oui, j’en ai un peu marre. C’est très flatteur, mais ça me met surtout beaucoup de pression sur les épaules. Mon timbre vocal ne ressemble pas du tout à celui de Sam Cooke. Je peux aussi écrire des chansons dans le style de Muscle Shoals, ou proche de Fats Domino… Bien sur, ma musique vient aussi du passé, mais je ne suis pas le seul dans ce cas : Nick Waterhouse, quelqu’un que j’admire beaucoup, rencontre le même genre de problème que moi en tant qu’artiste du revival soul.

 

C’est ce qui différencie votre musique des productions Daptone où le son passe souvent avant la chanson.

Je suis assez d’accord avec ça. Ce sont d’excellents musiciens, mais il manque quelque chose. Les musiciens qui m’accompagnent sur Coming Home ne sont pas des musiciens de séances. Ils sont capables de jouer à la perfection, mais ils sont surtout au service de ma voix sur cet album.

 

Leon Bridges albumVos textes sont à la fois très simples et très personnels.

C’est parce que je suis quelqu’un de très simple. Je ne réfléchis pas trop aux choses et je pense de la même manière que je compose. Pas besoin de se forcer pour écrire des choses profondes, il faut juste se laisser aller, que les choses se fassent naturellement. L’important, c’est que tout le monde puisse comprendre ce que vous racontez. Pour “Coming Home”, le titre qui ouvre l’album, je voulais que tout le monde saisisse ce que j’avais à dire dès la première phrase. C’était très important pour moi.

 

 

De la pochette à la production, tout semble vintage dans Coming Home.

Nous avons enregistré l’intégralité de l’album live et en analogique avec Joshua Block et Austin Jenkins, qui font partie de White Denim et possèdent un nombre incalculable Leon Bridges @ Afropunk festival - Parisd’instruments vintage. Ils voulaient enregistrer un album soul depuis longtemps et ils ont fini par réussir à trouver un immense loft à Fort Worth, une sorte de hangar où, m’a-t-on dit, on testait des clubs de golf. La première fois que j’y suis entré, j’ai eu l’impression d’effectuer un voyage dans le temps. Pendant les prises, je pouvais regarder les choristes dans les yeux et échanger nos énergies. C’était un moment très fort.

 

Vous avez donné deux concerts parisiens le mois dernier. De quelle manière adaptez-vous votre musique sur scène ?

À Fort Worth, j’avais l’habitude de chanter devant vingt ou trente personnes, parfois moins. J’étais seul avec ma guitare. Aujourd’hui, jai un super groupe autour de moi. C’est tout nouveau pour moi, je dois encore apprendre à gérer l’espace mais l’avantage, c’est que je peux désormais me concentrer sur ma voix. Je ne fais pas beaucoup de trucs flashy sur scène, j’apprends encore à devenir un bon performer. On a aussi appris quelques reprises, dont “You Don’t Have To Call” de Usher et des chansons de Lauryn Hill.

 

Dernière question : opérez-vous une distinction entre la soul et le funk ?

Pour moi, c’est la même chose. J’adore le funk, mais, une fois encore, je me sens plus proche du doo-wop et de la soul. Je ne sais pas si mon style s’accorderait bien au funk, mais j’aimerais essayer de me faire violence pour voir ce que ça donne. Des trucs à la Bobby Womack ou à la Roy C. Juste pour voir.

 

Leon Bridges Coming Home (Columbia/Sony Music). Disponible en CD, vinyle et version digitale. Concert à Paris (Trabendo) le 8 septembre.

www.leonbridges.com

 


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Snoop Dogg “Bush”

Déjà 20 ans que Snoop Dogg tisse des liens étroits avec le funk et ses (nombreux) dérivés. Adoubé par plusieurs générations de parrains du genre, de George Clinton et la Parliamentfunkadelicthang à Dâm-Funk, le survivant de Death Row adresse aujourd’hui un salut nostalgique à ses aînés dans Bush, son treizième album produit par l’inévitable Pharrell Williams. Et quoi de plus normal que d’inviter ses oncles prestigieux à la G-Funk Party ? Stevie Wonder joue de l’harmonica et harmonise sur le groove laiback et estival de “California Roll”. Bush_Album_CoverL’infatigable Charlie Wilson rehausse les refrains de l’über-groovy “Peaches N Cream”, également traversé par le gimmick vocal de “One Nation Under a Groove”, “So Many Pros” et d’”Awake”, un des nombreux extraits de Bush réminiscents des Chic-isms préférés de Pharrell Williams et des rythmiques electro/analogiques percutantes de N.E.R.D.

Snoop Dogg gets lucky ? Si les 41 minutes de ce Buisson ardent -le titre est, bien sûr, à double-sens-  glissent sans douleur, certaines répétitions sont perceptibles, notamment dans le dernier tiers du parcours (difficile de dissocier les interchangeables “I Knew That” et “Run Away”, featuring Gwen Stefani). Qu’importe, car le message scandé par l’échalas de Compton ressemble à celui du batteur de Spinal Tap : To have a good time all the time. Bush s’achève même sur un passage de flambeau générationnel quand Kendrick Lamar pose sa scansion hallucinée sur “I’m Ya Dogg”. Décidément pas chien, ce Snoop.

Jacques Trémolin

 

 



David sanborn Time and the River

David Sanborn et Marcus Miller reprennent D’Angelo dans “Time and the River”

Le 13 avril, Time and the River scellera les retrouvailles du saxophoniste David Sanborn et du bassiste/producteur Marcus Miller. Seize ans après Inside, leur dernière collaboration, les neuf nouveaux titres de cet album enregistré en compagnie -entre autres- de Randy Crawford sur une reprise de “Windmills of Your Mind” de Michel Legrand, Larry Braggs (sur “Can’t Get Next to You” des Temptations) et de Ricky Peterson aux claviers, incluent une reprise latino-cuivrée du “Spanish Joint” de D’Angelo qui tourne déjà en boucle à la rédaction.

Time and the River sera publié en CD et version digitale via le label Okeh (distribution Sony Music).


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