Dap

The Daptone Super Soul Revue “LIVE! at the Apollo” en triple-LP et double-CD

Le label rétro-soul Daptone Records célèbre son 20ème anniversaire avec la sortie de l’album de la Daptone Super Soul Revue LIVE! at the Apollo.

Enregistré lors de trois soirées au légendaire Apollo de Harlem en décembre 2014, ce recueil propose des performances de Sharon Jones and the Dap-Kings, Charles Bradley and his Extraordinaires, Naomi Shelton and the Gospel Queens, Antibalas, The Budos Band, Menahan Street Band, Saun & Starr et The Sugarman 3.

The Daptone Super Soul Revue “LIVE! at the Apollo” sera disponible le 1er octobre en double-CD, triple-vinyle et éditions collector (informations)

Tracklisting

  • Introduction by Binky Griptite – The Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Hot Shot – Saun & Starr (Live at the Apollo)
  • Confess It – Saun & Starr (Live at the Apollo)
  • In The Night – Saun & Starr (Live at the Apollo)
  • Witch’s Boogaloo – The Sugarman 3 (Live at the Apollo)
  • Love Went Away – The Sugarman 3 (Live at the Apollo)
  • Thank You Lord – Naomi Shelton and the Gospel Queens (Live at the Apollo)
  • Stranger – Naomi Shelton and the Gospel Queens (Live at the Apollo)
  • Higher Ground – Naomi Shelton and the Gospel Queens (Live at the Apollo)
  • Make The Road By Walking – Menahan Street Band (Live at the Apollo)
  • Out of The Wilderness – The Como Mamas (Live at the Apollo)
  • Heartaches and Pain – Charles Bradley and his Extraordinaires (Live at the Apollo)
  • The World (Is Going Up In Flames) – Charles Bradley and his Extraordinaires (Live at the Apollo)
  • Lovin’ You, Baby – Charles Bradley and his Extraordinaires (Live at the Apollo)
  • Slip Away – Charles Bradley and his Extraordinaires (Live at the Apollo)
  • How Long – Charles Bradley, featuring The Menahan Street Band (Live at the Apollo)
  • Let Love Stand a Chance – Charles Bradley and his Extraordinaires (Live at the Apollo)
  • The Sticks – The Budos Band (Live at the Apollo)
  • Ain’t It A Sin – Charles Bradley, featuring The Budos Band (Live at the Apollo)
  • Sare Kon Kon Pt 1 – Antibalas (Live at the Apollo)
  • Sare Kon Kon Pt 2 – Antibalas (Live at the Apollo)
  • Miss Sharon Jones’ Intro – The Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • He Said I Can – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • If You Call – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Tell Me – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Get Up and Get Out – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Making Up and Breaking Up (and Making Up and Breaking Up Over Again) – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  •  I’m Not Gonna Cry – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Calamity – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Every Beat of My Heart – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • There Was A TIme – Sharon Jones and the Dap-Kings (Live at the Apollo)
  • Family Affair Outro – The Daptone Family (Live at the Apollo)


menahan-street-band

Le retour du Menahan Street Band

Après avoir accompagné le regretté Charles Bradley pendant presque 10 ans, The Menahan Street Band revient avec un nouvel album.

Fondé en 2007, le groupe comprenant Thomas Brenneck (Budos Band, The Expressions, Los Yesterdays), Dave Guy (The Roots, The Dap-KingsLate Night House Band), Nick Movshon (Lee Fields and the Expressions, The Black Keys, The Avalanches), Leon Michels (Big Crown Records, El Michels Affair, The Black Keys) et Homer Steinweiss (The Dap-Kings, Holy Hive, Lee Fields and the Expressions) revient avec The Exciting Sounds of… Menahan Street Band. Un nouvel album qui révèle de nouvelles dimensions, dans le ton et le timbre, ainsi que dans l’ambiance et le design, avec une pochette signée Ariana Papademetropoulis.

The Exciting Sounds of… Menahan Street Band sera disponible le 26 février via Daptone Records. Découvrez ci-dessous son premier extrait “Midnight Morning”.


Charles Bradley + Sharon Jones

Daptone Records publie son 100ème 45-tours

Le label new-yorkais Daptone Records annonce la sortie de son 100ème 45-tours, une collaboration sans précédent entre tous les talents de la célèbre House of Soul. Disponible le 28 juin, la face A, « Hey Brother », est à l’origine une chanson de The Frightnrs, figurant sur leur unique album Nothing More To Say. Après la disparition tragique (juin 2016) du chanteur Dan Klein des suites de la maladie de Charcot, Daptone souhaite lui rendre hommage en imaginant une réinterprétation du titre par l’ensemble des vedettes vocales du label, renommé The Family Daptone. Ainsi, on retrouve sur cette nouvelle version Charles Bradley, Sharon Jones, Naomi Shelton, Amayo (Antibalas), Saun & Starr, James Hunter ou encore Lee Fields…

La Face B présente « Soul Fugue » de The 100 Knights Orchestra, un ensemble prodigieux composé de tous les souffleurs qui façonnent le son Daptone. Enregistré le 29 février 2016, tous se sont réunis dans le studio de Brooklyn pour interpréter l’oeuvre épique composée et arrangée par le cerveau de la House of Soul – Gabe Roth aka Bosco Mann – et basée sur la suite de Fibonacci. Le titre fût joué en live lors du tout dernier concert de Sharon Jones & The Dap-Kings, au Prospect Park Summerstage à New York. « Soul Fugue » s’apparente à une bataille épique entre deux impressionnantes armées orchestrales. À gauche, un bataillon dirigé par Dave Guy et Homer Steinweiss, respectivement trompettiste et batteur des Dap-Kings. À droite, une troupe emmenée par le saxophoniste alto et flûtiste des Dap-Kings, Ian Hendrickson-Smith, et le batteur Brian Wolfe. The 100 Knights Orchestra regroupe des membres anciens et actuels des Dap-Kings, Antibalas, The Budos Band, Menahan Street Band, The Extraordinaires, The Soul Providers et The Daktaris, tous là pour dévorer cet instrumental homérique.

Découvrez ci-dessous “Soul Fugue” de The 100 Knights Orchestra, la face-B du 45-tours disponible le 28 juin.


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Mark Ronson “Nous sommes les enfants des musiques que nous aimons”

DJ, musicien, producteur et collectionneur, Mark Ronson publie ce jour son quatrième album Uptown Special. Le co-auteur du tube planétaire “Uptown Funk” en compagnie de Bruno Mars raconte à FunkU la genèse d’un projet casting impressionnant (dont Stevie Wonder, The Menahan Street Band, Willie Weeks et Teenie Hodges), les origines de sa passion pour le funk… Et comment Prince a failli le dénoncer à la police anti-bootlegs !

FunkU : Uptown Special, votre quatrième album, est le plus ouvertement funky de votre discographie.
Mark Ronson : Au départ, je n’avais pas vraiment l’intention d’enregistrer un album de funk. L’idée était de réaliser un album de dance music jouée live avec des musiciens. Toute la dance music qu’on aime, celle qui vient des années 1960 et 70, était jouée en direct par des instrumentistes. Je pense que de nos jours, les jeunes auditeurs ne savent plus comment sonne une vraie batterie, et à part « Get Lucky » de Daft Punk, je ne vois pas d’autre hit récent dans cette catégorie interprété de manière organique. C’était un peu le challenge d’Uptown Special, et c’est lorsque Jeff Bhasker est arrivé que nous nous sommes embarqués dans une nouvelle direction. Jeff a produit Kanye West et Alicia Keys, mais il est aussi un pianiste jazz qui a également étudié James Brown. Il a joué avec Tavares et dans Lettuce, un excellent groupe de funk New-yorkais.

Le casting de cet album est impressionnant. On trouve Stevie Wonder, Trombone Shorty, the Menahan Street Band et d’illustres sessionmen comme Willie Weeks, Steve Jordan, Carlos Alomar…
Les gens du label Truth and Soul et du Menahan Street Band ne sont jamais très loin lorsque j’enregistre un disque. Je pense sincèrement que Thomas Brenneck est le plus grand guitariste de sa génération. Lorsque je commence à travailler sur un nouvel album, je compose une liste de musiciens après avoir imaginé le type de son pour tel ou tel titre. Carlos Alomar faisait partie de cette liste car son pedigree funk est assez incroyable : il a joué avec James Brown et bien sûr, on lui doit des titres comme « Fame » ou « Golden Years » pour David Bowie. Lorsque Bowie enregistrait avec Brian Eno au milieu des années 1970, ils étaient constamment à la recherche de sonorités étranges et inédites, et Carlos était capable de créer toutes ces textures. L’année dernière, la BBC a diffusé un documentaire intitulé Five Years et on voyait Carlos décomposer les trois riffs de guitare de « Fame ». Je me suis dit « wow, le groove de ce type est toujours aussi dingue ». Je l’ai donc appelé, et son apport à Uptown Special a été immense. En plus de ses parties de guitare, nous avons recrée notre propre version cheap du Mu-Tron de Bootsy Collins sur certains titres et c’était très fun.

Vous avez également enregistré aux Royal Studios de Memphis avec Teenie Hodges, le légendaire guitariste d’Hi Records disparu l’an dernier.
Pendant l’enregistrement, nous avons effectué un road-trip dans le sud des États-Unis. Je suis tombé amoureux de Memphis, et nous avons eu la chance d’enregistrer aux Royal Studios de Willie Mitchell, là où avaient été produits les plus grands albums d’Al Green et de Hi Records. Les musiciens qui ont participé à ces enregistrements ont l’habitude de traîner dans le studio. Teenie Hodges, le grand guitariste des séances Hi, nous racontait des tas d’histoires passionnantes sur son travail avec Al Green et Syl Johnson, et le dernier jour de l’enregistrement, je me suis dit « mais quel idiot ! J’ai Teenie Hodges devant moi et je ne lui ai pas encore demandé de jouer sur mon album ! » (rires). L’idée n’était pas de reproduire le son d’Hi Records, mais de capturer la vibration historique de Memphis et du studio de Willie Mitchell.

Comment Stevie Wonder s’est-il retrouvé dans Uptown Special ?
C’était complètement surréaliste.J’ai écrit la mélodie d’« Uptown First Finale », qui est un instrumental d’une minute 30 et j’entendais clairement l’harmonica de Stevie Wonder. J’ai donc envoyé l’instrumental à son manager en me demandant si Stevie allait l’apprécier, et pourquoi pas faire quelque chose dessus. Le jour où ils m’ont renvoyé l’instrumental, je n’ai pas osé l’écouter tout de suite. J’ai attendu une demi-heure avant de me décider, car j’étais trop ému. Ensuite, j’ai dû me le repasser en boucle au moins une centaine de fois (rires) ! Je ne réalise toujours pas que Stevie Wonder joue sur mon album, et pas seulement parce qu’il s’agit de Stevie Wonder, mais aussi à cause de son timbre, de sa mélodie et parce que j’ai l’impression d’entendre sa voix au travers de son harmonica chromatique, un des instruments les plus difficiles à faire bien sonner.

Mark+Ronson+Brunos+Mars

Mark Ronson et Bruno Mars pendant l’enregistrement d’Uptown Special

Quelle est la genèse d’« Uptown Funk », votre duo avec Bruno Mars que beaucoup décrivent comme un mash-up entre Zapp et The Time ?
Bruno a grandi à Hawaï et sur la côte ouest des États-Unis, il a été exposé à ces sonorités comme moi j’ai pu l’être au travers des samples du hip-hop. Bien sûr, j’adore Roger Troutman et j’avais l’habitude de passer « Jungle Love » dans mes sets DJ,même si je dois admettre que je ne connais pas la discographie de The Time si bien que ça. Lorsque nous avons composé « Uptown Funk », on ne s’est pas dits « essayons de créer un mash-up de tels ou tels groupes ». Nous sommes les enfants des musiques que nous aimons. On combine toutes de sortes de sonique nous apprécions, des licks de guitare, des motifs de batterie, de claviers…

Contre toute attente, « Uptown Funk »est un hit mondial et le titre le plus streamé de tous les temps au Royaume-Uni. Êtes-vous étonné par ce succès ?
Souvent, les artistes ou des groupes racontent avoir composé en trois minutes une chanson qu’ils détestent et qui est devenue leur plus grand succès. C’est tout le contraire pour « Uptown Funk ». Nous avons travaillé plusieurs mois sur ce titre. Certains éléments de la chanson ont nécessité entre cinquante et soixante prises. J’en ai même été malade physiquement (rires) ! Tout est parti d’un jam avec Bruno Mars à la batterie, Jamaero Artis à la basse, Jeff Bhasker aux claviers et moi à la guitare. Le succès de cette chanson est incroyable alors que son point de départ était juste un hommage à la musique qu’on aime. Le fait que Bruno, qui est un authentique fan de cette musique, y ait contribué est sans doute une opportunité pour la populariser auprès d’un nouveau public. De mon côté, ce succès n’a pas changé grand chose pour moi. La semaine dernière, mon manager m’a appelé pour m’annoncer qu’« Uptown Funk » était numéro un aux États-Unis. J’ai trouvé ça dingue, mais j’ai dû raccrocher car j’étais en train de finir de préparer le dîner (rires) !

Allez-vous tourner après la sortie d’Uptown Special ?
J’adore la scène, et la tournée qui a suivi la sortie de Version en 2007 fait partie de mes pus grands souvenirs. Je suis DJ et producteur, mais rien ne remplace la scène. Je ne sais pas encore si Uptown Special sera suivi par une tournée. Si c’est le cas, il faudra créer quelque chose de vraiment spécial, car, par exemple, je ne pourrai pas inviter Bruno Mars chaque soir.

À quand remonte votre découverte du funk ?
Lorsque j’étais enfant, mn père écoutait les albums de Graham Central Station et d’Ernie K-Doe à la maison. J’ai eu ma première guitare à dix ans. À l’époque, tous les kids voulaient jouer « Jump » de Van Halen ou du Jimi Hendrix. Moi, j’avais choisi « Cut the Cake » de The Average White Band ! Des années plus tard, Zigaboo Modeliste des Meters a joué à mon mariage… Mon premier coup de coeur était « The Reflex » de Duran Duran quand j’avais quatre ans, surtout à cause de la guitare de Nile Rodgers. Je connais Nile depuis que j’ai sept ans, car c’est un vieil ami de mon beau-père (Mick Jones, guitariste de Foreigner, ndr). Nous avons collaboré tous les deux sur un album de Duran Duran en 2010 et en fin d’année dernière, Nile m’a fait écouter les nouveaux titres de Chic dans son studio. Comment ça sonne ? Comme du Chic classique ! Vous allez adorer si vous êtes fans.

Vous avez également rencontré Prince il y a quelques années…
Oui ! Une histoire amusante : il y a une dizaine d’années, j’étais DJ dans un club New-yorkais. Au cours de la soirée, on vient m’annoncer que Prince est dans le club. Là, je me dis « il faut que je le fasse réagir en passant un titre qui tue ». Je pose alors sur la platine un disque rare de Sangre Nueva, un groupe du label Fania, et je choisis un titre latino/funk qui contient un breakbeat démentiel. Bingo, Prince arrive quelques minutes dans la cabine avec deux gardes du corps. Il me demande comment je m’appelle et nous discutons un peu. Pendant ce temps, je passe un vinyle de Stevie Wonder, une version pirate d’un test-pressing de « All I Do ». À l’époque, Prince était engagé dans une campagne anti-bootlegs et il me dit (prenant une voix aiguë) « Quoi ? Tu passes un pirate de Stevie ! Attends, je l’appelle pour lui dire qu’un type est en train de passer un bootleg dans un club new-yorkais », puis il sort son téléphone et se met à composer un numéro. J’ai un peu paniqué en lui expliquant que ce disque m’appartenait, mais j’ai vite compris qu’il me mettait en boîte.

Propos recueillis par Christophe Geudin

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Mark Ronson Uptown Special (Columbia/Sony Music). Disponible en CD, LP et version digitale.


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Mark Ronson “Uptown Special”

Producteur, musicien, DJ et collectionneur, Mark Ronson fait partie des entremetteurs de “l’industrie” aux connexions étendues, de Paul McCartney aux Dap-Kings en passant par Nikka Costa, Macy Gray et Amy Winehouse. Réalisateur phare de Back To Black en 2006 et auteur de nombreux remixes remarqués pour (entre autres) Bob Dylan et Adele, le music-lover britannique a toujours su glisser une tranche de funk dans une discographie placée sous le signe des collaborations électro-chics.

Uptown Spécial, son quatrième album solo produit par Jeff Bhasker (Kanye West, Drake, Alicia Keys), ne se contente plus d’effleurer le genre. Il l’embrasse ouvertement en s’appuyant sur les grooves perpétuels de ses glorieux aînés. Et quoi de mieux que de rendre en hommage à un genre musical en s’entourant d’un aréopage de ses fiers artisans ? Si « Uptown Funk », jam imaginaire entre Roger Troutman et The Time et titre le plus streamé de tous les temps au Royaume-Unis avec plus de 4,5 millions d’écoute, valorise Bruno Mars, un coup d’oeil dans le livret de l’album signale la présence de Stevie Wonder, du légendaire Willie Weeks à la basse, du batteur Steve Jordan, du guitariste Carlos Alomar (directeur musical des grandes années soul-pop de David Bowie), de Trombone Shorty, des membres du Menahan Street Band -dont Thomas Brenneck et Neil Sugarman- et du regretté Teenie Hodges, guitariste des sessions historiques d’Hi Records. Real music by real musicians, et un casting à faire pâlir sous leur casque les Daft Punk pour un résultat aux ambitions autres.

Contrairement à Random Access Memory qui s’acharnait à reproduire le plus fidèlement les sonorités pré-boogie des late-70’s, Uptown Special préfère célébrer l’idiome funk en abordant sa façade pop et mélodique tout en l’inscrivant dans le présent. Si une poignée de titres, dont « Uptown Funk » en tête et « I Can’t Lose », interprété par Keyone Starr, radieuse chanteuse gospel 23 ans, respectent l’axe Linn Drum/Moog, la majorité des 11 plages divergent entre les rives ensoleillées du groove West Coast à l’aide de Kevin Parker (le chanteur à réverbe de Tame Impala) et le psychédélisme le plus sombre (« Crack in the Pearl » featuring Andrew Wyatt). Solide hybride hip-hop/funk, « Feel Right » organise la rencontre du flow abrasif du rappeur Mystikal, des cuivres de Trombone Shorty et de la section rythmique du Menahan Street Band. Malin et finement exécuté, « In Case of Fire » propose une bondissante mise à jour des uptempos Wonderiens. Stevie Wonder himself est invité sur le court instrumental d’ouverture « Uptown’s First Finale » (clin d’oeil !) et souffle également dans son harmonica diatonique  sur l’ascension finale de « Crack in the Pearl, Pt. II », conclusion d’un album qui, s’il ne devrait pas toucher les funkateers les plus endurcis, constitue un séduisant exercice pop/funk entre tradition et modernité.

Jacques Trémolin

Mark Ronson Uptown Special *** (Columbia/Sony Music). Disponible en CD, LP et version digitale le 12 janvier.




Vidéo : Charles Bradley “Strictly Reserved For You” Live on Jools Holland

Cette semaine, Charles Bradley était au programme de l’émission Later… with Jools Holland avec Cat Power et Laura Mvula. Vêtu d’un flamboyant costume rouge, le vétéran de la soul a interprété une poignante version de son dernier single “Strictly Reserved For You” (Victim of Love, Daptone Records) en compagnie du guitariste Thomas Brenneck et de son Menahan Street Band. Charles Bradley sera en concert à Paris le 12 juin prochain à la Maroquinerie, au Main Square Festival d’Arras le dimanche 7 juillet et à l’affiche des Déferlantes à Argelès-sur-Mer le 8 juillet.


Charles Bradley Victim

Charles Bradley “Victim of Love”

À force de tournées, Charles Bradley avait oublié que son seul album commençait à donner une impression de redite à un public qui pourtant répondait toujours présent. L’heure de donner un successeur à No Time For Dreaming avait donc sonné. Un successeur, pas une suite. Car Victim Of Love rebat les cartes et sort du paquet le joker « instru Menahan Street Band ». Ici tout est neuf. Plus de tracas, de tourments ou de listage des coups durs : tout n’est qu’amour. Gai, contrarié ou douloureux. Amour souffrance, partagé ou à sens unique, mais amour toujours. La soul stricto-sensu ouvre son mix au folk et au psychédélisme, et Bradley tombe la veste pour se la donner funk comme au temps des Bullets. Impeccablement mis en forme par un Tom Brenneck et ses arrangements désormais estampillés Dunham et incopiables sous peine d’accusation de plagiat, Victim Of Love a déjà un goût de classique avec tous ses indicateurs de qualité montés d’un cran. Voire de plusieurs.

Max Puissant

-Charles Bradley, Victim of Love (Dunham/Differ-Ant) disponible en vinyle, cd et téléchargement.


Vidéo : Menahan Street Band “Keep Coming Back”

Bars de Brooklyn, boxe féminine et ambiance typiquement New-yorkaise pour le nouveau clip du Menahan Street Band. “Keep Coming Back”, le nouvel extrait de The Crossing, a droit à une vidéo dans laquelle apparaît discrètement Charles Bradley. Saurez-vous le reconnaître ?


Nina Simone en couverture de Soul Bag # 209

Le nouveau numéro de Soul Bag est en kiosque depuis ce matin ! Au sommaire, un sujet sur Nina Simone et les droits civiques, les souvenirs de la pianiste Valérie Ghent en studio avec Ashford & Simpson, des interviews de Larry Graham, Cody ChesnuTT, du Menahan Street Band, Meshell Ndegeocello et plus de 180 chroniques de CDs (dont une éloge au coffret Atlantic Soul Legends !), livres et DVD. Bonne lecture !


Download: Menahan Street Band “The Crossing”

Le 31 octobre prochain, le Menahan Street Band fera son grand retour avec The Crossing (Daptone Records). “C’est la bande son d’un western inédit de Sergio Leone featuring le Wu Tang” explique Thomas Brenneck à propos du premier single éponyme. Téléchargez “The Crossing”.


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