Maurice White solo 2019

“Manifestation”, l’album posthume de Maurice White

Disparu en février 2016, Maurice White avait composé, produit et enregistré un grand nombres de titres en solo en marge de sa prestigieuse carrière au sein d’Earth Wind and Fire.

Entamée en 1987, sa collaboration avec le songwriter/producteur Preston Glass a donné lieu à la création d’une quarantaine de titres, dont 12 sont publiés aujourd’hui dans l’album Manifestation par Soul Music Records, le label du spécialiste David Nathan.

Principalement en duo avec Preston Glass, ces titres inédits de Maurice White fortement imprégnés des sonorités plastiques des années 1990 comprennent également les participations (entre autres) de Brian Cullbertson, du guitariste Phil Gates et de Craig Thomas au saxophone.

Manifestation est disponible depuis le 15 juillet en versions CD et digitale.

Découvrez ci-dessous “Panic Button”, extrait de Manifestation, l’album posthume de Maurice White.


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L’autobiographie posthume de Maurice White en septembre

Disparu en février dernier, Maurice White, membre fondateur d’Earth Wind & Fire, fera l’objet d’une autobiographie posthume My Life with Earth, Wind & Fire en septembre.  Deux ans après la sortie de celui de Philip Bailey (Shining Star : Braving the Elements of Earth, Wind & Fire paru en 2014), ce livre co-rédigé avec Herb Powell retracera la carrière de Maurice White, de son enfance à Memphis jusqu’à sa dernière apparition publique avec le groupe en 2006.

My Life with Earth, Wind & Fire sera publié aux éditions Amistad le 13 septembre. Préface de Steve Harvey (comédien et figure de la télévision US) et postface du producteur David Foster. Version anglaise uniquement, aucune traduction n’étant prévue à ce jour.

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Vidéo : Stevie Wonder rend hommage à Maurice White aux Grammy Awards

Stevie Wonder a été appelé en dernière minute pour participer à la cérémonie des Grammy Awards pour interpréter un hommage à Maurice White, décédé le 3 février dernier à l’âge de 74 ans.

L’auteur de “Superstition” a partagé la scène avec le groupe vocal Pentatonix pour une courte et émouvante reprise de “That’s the Way of the World”, sous les yeux de Verdine White et Ralph Johnson. Une prestation à visionner ci-dessus.


Audio : Gilles Peterson “Maurice White Memorial Mix”

Une semaine après la disparition de Maurice White, Gilles Peterson rend hommage au fondateur d’Earth Wind & Fire dans un mix géant de 2 heures et 13 minutes. Au programme : les grands classiques du groupe phare des années 1970 et des raretés en compagnie de ses premiers frères d’armes et de quelques associés de studio, dont Charles Stepney, The Rotary Connection, The Emotions et Ramsey Lewis. Une passionnante Kalimba Story à écouter dès maintenant!


Ramsey Lewis live @ Le New Morning

Live Report : Ramsey Lewis, Paris (New Morning) 10/02/2016

23h26. Au terme d’un set essentiellement jazz ponctué par la virgule funky de “Livin’ for the City”, Ramsey Lewis prend la parole. “Nous avons perdu quelqu’un de très cher récemment : Maurice White. Avant de fonder Earth Wind & Fire, Maurice avait été batteur de mon second trio. C’était un grand musicien jazz et il a joué avec les plus grands : Etta James, Howlin’ Wolf, Muddy Waters… Quelques années plus tard, Maurice m’a appelé après un concert d’Earth Wind & Fire au Madison Square Garden avec Sly and the Family Stone. Il venait d’écrire un nouveau morceau et il voulait venir l’enregistrer à Chicago. Après l’avoir terminé, nous nous sommes rendus compte qu’il n’avait pas de paroles. Maurice a eu l’idée de ne chanter qu’un seul mot : “Wayo”. Ce morceau est pour Maurice White.”

Et la Déesse Soleil apparut…

Ramsey Lewis live @ Le New Morning

 


Gagnez vos places pour le concert de Ramsey Lewis à Paris le 10 février

En partenariat avec le New Morning, Funk★U vous invite au concert de Ramsey Lewis à Paris le mercredi 10 février. Pianiste, claviériste et producteur émérite qui n’a pas hésité à incorporer des éléments funk et pop dans son jazz, il sera entouré pour l’occasion de Joshua Ramos (basse), Charles Heath (batterie) et Henry Johnson (guitare).

Gageons que Ramsey Lewis rendra également hommage au regretté Maurice White, son partenaire du label Chess Records, de quelques-unes des productions phares d’Earth Wind & Fire et batteur de sa formation à la fin des années 1960.

Pour remporter les 3 places (3×1 invitations nominatives) mises en jeu, il suffit de répondre à la question suivante en nous écrivant à concoursfunku@gmail.com avant le lundi 8 février 20 heures. N’oubliez pas d’ajouter vos coordonnées complètes (nom, prénom, adresse postale) !

      • Quel standard jazz popularisé (entre autres) par Ramsey Lewis a été repris par Gregory Porter ?

CONCOURS TERMINÉ ! Bravo à Brice, Pierre Olivier et Armand qui avaient trouvé la bonne réponse : “The In Crowd”.


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Interview : Maurice White “28 micros sur scène !”

En 2007, Funk★U s’entretenait longuement avec Maurice White au sujet d’Interpretations, un album de reprises des classiques d’Earth Wind & Fire repris par, entre autres, Chaka Khan, Meshell Ndgeocello et Mint Condition. Disparu le 4 février à l’âge de 74 ans, le regretté membre fondateur d’Earth Wind & Fire et ancien membre du label Chess revenait sur sa carrière. Morceaux choisis…

★★★★★★★★★★★

 

Funk★U :  Votre carrière démarre à Memphis, tout près des studios Stax.

Maurice White : Je suis né à Memphis, à quelques blocks de McLemore Avenue, c’est-à-dire l’endroit où Jim Stewart et Estelle Axton ont construit leur studio quelques années plus tard. Ce n’est pas mon seul point commun avec Stax : je suis allé au collège puis au lycée avec Booker T. Jones. On a donné nos premiers concerts ensemble dans les clubs de la région de Memphis. On a joué ensemble pendant sept ans.

 

Vous avez ensuite intégré le label Chess Records. Quel souvenir en gardez-vous ?

J’ai quitté Memphis pour Chicago vers 1963. J’ai intégré Chess Records et j’y suis resté pendant quatre ans. J’ai tout appris à Chess. Le label produisait en même temps des albums de soul, de blues et de jazz. Chess était une école formidable, c’est là que j’ai tout appris… J’étais le batteur-maison. On embauchait tous les jours à midi sans savoir ce qu’on allait jouer dans la journée. On pouvait participer à une session de Muddy Waters, ou bien enregistrer avec Howlin’Wolf ou Etta James. Minnie Ripperton était réceptionniste à Chess, puis elle a intégré le team des choristes sous la direction de Charles Stepney. J’ai eu mon coup de chance le jour où je suis parti sur la route avec Ramsey Lewis, qui remportait pas mal de succès à l’époque.

 

Un succès toutefois incomparable avec celui que vous alliez remporter avec Earth Wind & Fire…

Le crossover n’est pas arrivé tout de suite. Il nous a fallu un certain temps pour en arriver là. Avec Earth Wind & Fire, le challenge consistait à explorer de nombreux genres musicaux, que ce soit le jazz, le blues, le rock, la pop, le funk ou la musique ethnique. Cela signifiait aussi qu’il fallait reprendre les songwriters pop pour en faire notre propre musique, notre propre son et ainsi créer notre propre identité. Prenez l’exemple de « Got To Get You Into My Life » : cette chanson a dû être reprise des centaines de fois, mais dès l’intro des cuivres, on sait qu’on est en train d’écouter Earth Wind & Fire.

Le kalimba était un instrument important pour vous. Comment l’avez-vous découvert ?

J’ai découvert le kalimba dans un magasin d’instruments de musiques. J’avais déjà vu plusieurs personnes en jouer. Ça m’intriguait. J’ai rapidement essayé de l’intégrer à la musique d’Earth Wind and Fire. J’ai toujours été un passionné de musique africaine, et il n’a pas été difficile d’adapter le kalimba à l’échelle du funk.

 

Ce qui frappe quand on écoute Gratitude et vos albums live en général, c’est le côté méticuleux des arrangements, comme si vous « produisez » vos propres concerts.

Oui, le studio était très important, mais on peut dire que je produisais aussi les concerts d’Earth Wind & Fire. L’agencement et l’équilibre des instruments était très important dans la mesure où nous étions très nombreux sur scène. Le plus dur, c’était d’ajuster nos voix par rapport aux cuivres. Je me souviens aussi que les ingénieurs du son vivaient de véritables épreuves pendant les soundchecks. Ils devaient parfois régler jusqu’à 28 micros sur scène !

Pensez-vous que le musique d’Earth Wind & Fire aurait sonné différemment si vous aviez bénéficié de la technologie numérique dans les années 1970 ?

Complètement. On aurait perdu en âme et en feeling ce qu’on aurait gagné en clarté.

 

Vous avez participé à de nombreuses tournées avec Parliament/Funkadelic au début des années 1970. Dès 1973, vous apparaissez sur scènes et sur vos pochettes d’albums dans des tenues délirantes. George Clinton vous a-t-il inspiré côté look vestimentaire ?

Je vois ce que vous voulez dire… Nous avons beaucoup tourné ensemble au début des années 1970. Parliament/Funkadelic étaient déjà dingues à l’époque (rires). George Clinton pouvait débarquer sur scène un soir en toge romaine et le lendemain en cuir intégral. Un sacré spectacle ! De nôtre côté, nous étions encore en période de rodage. Les costumes sont venus plus tard. Parliament/Funkadelic étaient en avance sur nous, mais, par la suite, on s’est bien rattrapés (rires).

Propos recueillis par Christophe Geudin. Interview parue dans Funk★U # 17.



Earth Wind & Fire  File Photos

Disparition de Maurice White (Earth Wind & Fire) à l’âge de 74 ans.

« Mon frère, héros et meilleur ami Maurice White est mort paisiblement la nuit dernière pendant son sommeil», a annoncé jeudi son frère et membre d’Earth Wind & Fire, Verdine White, sur Facebook. « Le monde a perdu un autre grand musicien et une légende, mais notre famille demande le respect de notre vie privée au moment où nous commençons ce qui sera une transition très difficile et qui aura un impact important sur nos vies», a-t-il poursuivi. Maurice White souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson, ce qui l’avait contraint à abandonner les tournées.

” Avec Earth Wind & Fire, le challenge consistait à explorer de nombreux genres musicaux, que ce soit le jazz, le blues, le rock, la pop, le funk ou la musique ethnique. Cela signifiait aussi qu’il fallait reprendre les songwriters pop pour en faire notre propre musique, notre propre son et ainsi créer notre propre identité. Prenez l’exemple de « Got To Get You Into My Life » : cette chanson a dû être reprise des centaines de fois, mais dès l’intro des cuivres, on sait qu’on est en train d’écouter Earth Wind & Fire”, nous expliquait Maurice White en 2007.

115651491-Maurice-White-Earth-Wind-FireEn 2013, Funk★U avait rencontré Philip Bailey, Ralph Johnson et Verdine White. Interrogé sur l’état de santé de Maurice White, Phil Bailey nous avait déclaré : “Tous ceux qui ont dans leur entourage familial des victimes de la maladie de Parkinson savent que c’est une maladie dégénérative, ce qui peut entraîner beaucoup de difficultés, mais sa famille est forte et unie et il va bien. Maurice n’a pas participé concrètement à notre dernier album Now, Then and Forever, contrairement à Larry Dunn, mais il a été une grande inspiration. Il nous a beaucoup soutenu et il a aimé ce qu’il a entendu.”

Membre fondateur d’Earth Wind & Fire après avoir fait partie du label Chess Records entre 1963 et 1967, Maurice White était âgé de 74 ans.

 


RIP Bernard ‘Beloyd’ Taylor

Songwriter méconnu, Bernard ‘Beloyd’ Taylor a fait carrière dans l’ombre d’Earth Wind & Fire. En 1976, la bande de Maurice White porte au pinacle “Getaway”, un morceau composé lorsqu’il était encore guitariste au sein des Sounds Of Unity And Love, un quintette de Cleveland spécialisé dans les reprises du répertoire Soul.

Après le succès planétaire de “Getaway”, Beloyd se lance en solo et signe l’année suivante “Get Into Your Life”, un morceau culte joué dans tous les clubs de la côte Ouest. Publié uniquement en 45 tours, ce disque est devenu un collector très recherché par les amateurs.

Dans l’ombre des grands, il joue les choristes pour Donald Byrd (Caricatures – 1976) et Gary Bartz (Love Affair – 1978) avant d’être rappelé par Maurice White. Au début des années 80. Beloyd écrit une poignée de chansons pour l’album Raise (1981) et Powerlight (1983) et restera dans l’entourage des membres d’Earth Wind & Fire.


Wonderland, The Spirit Of Earth Wind & Fire - cover

Wonderland, The Spirit Of Earth Wind & Fire


Le label anglais Expansion publie cette excellente compilation sur Earth Wind & Fire. 20 titres méconnus produits, écrits, arrangés et interprétés dans les années 70/80 par Maurice White et les membres originaux de la glorieuse époque pour d’autres artistes. À découvrir en CD dès lundi 11 juin, si vous aimez les cuivres rutilants et les coeurs chatoyants.



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