Diggers

“Funk, Soul & Hip-Hop Diggers“, la série vinyle

Compilée par Olivier Cachin et illustrée par Lazoo, la série Diggers propose trois doubles-vinyles consacrés aux héros – connus et méconnus – du funk, de la soul music et du hip-hop.

Au programme : Funkadelic, Grandmaster Flash and the Furious Five, Ohio Players, The Fatback Band, Blowfly, Afrika Bambaataa, Marva Whitney et bien d’autres ! Tracklistings complets ci-dessous (distribution : Wagram Music).

Informations :

 Vinyl-FUNKdiggers

  • A1 Funkadelic Can You Get To That
  • A2 Ohio Players Funky Worm
  • A3 Lafayette Afro Rock Band Darkest Light
  • A4 Lonnie Liston Smith & The Cosmic Echoes A Chance For Peace
  • A5 All The People Feat. Robert Moore Cramp Your Style

 

  • B1 Taana Gardner Work That Body
  • B2 Bobby Byrd Back From The Dead
  • B3 Betty Wright Clean Up Woman
  • B4 Little Beaver Funkadelic Sound
  • B5 Timmy Thomas Are You Crazy???
  • B6 Black Ivory I Keep Asking You Questions

 

  • C1 T-Connection Do What You Wanna Do
  • C2 Ike Turner & The Kings Of Rhythm Funky Mule
  • C3 The Fatback Band Yum, Yum (Gimme Some)
  • C4 The Blowflys Funky In The Hole
  • C5 Uncle Louie Feat. Walter Murphy I Like Funky Music

 Vinyl-SOULdiggers

  • D1 Blowfly Nobody’s Butt But Yours, Babe
  • D2 Margie Lomax God’s Greatest Gift To Man Is A Woman
  • D3 Queen Yahna Ain’t It Time
  • D4 Marva Whitney With Osaka Monaurail I Am What I Am (Part 1 & 2)
  • D5 Joy Fleming Fieber (Fever)

 

  • A1 Sonny Knight & The Lakers Sugar Man
  • A2 Gloria Ann Taylor Jolene
  • A3 Don Julian & The Larks Shorty The Pimp
  • A4 Foster Sylvers Misdemeanor
  • A5 Florence Miller The Groove I’m In
  • A6 Mac Rebennack & The Soul Orchestra The Point

 

  • B1 Clarence Reid The Best Part Of A Man
  • B2 Doris Duke Woman Of The Ghetto
  • B3 Gwen McCrae 90% Of Me Is You
  • B4 Helene Smith Help Me To Keep What I’ve Got
  • B5 Teddy Reynolds Ain’t That Soul
  • B6 Miss Lavelle Stop These Teardrops

 

  • C1 Millie Jackson I Cry
  • C2 The Whatnauts Why Can’t People Be Colors Too?
  • C3 George & Gwen McCrae Mechanical Body
  • C4 Gino Washington Puppet On A String
  • C5 Chet “Poison” Ivey & His Fabulous Avengers Soul Is My Game
  • C6 Betty Padgett Sugar Daddy Pt. 1

 

  • D1 Brother To Brother In The Bottle
  • D2 Class Get Your Chic Together
  • D3 Latimore Let’s Straighten It Out
  • D4 C.B. & Ten Others With Axes Rosie

 Vinyl-HIPHOPdiggers

  • A1 Grandmaster Flash & The Furious Five It’s Nasty (Genius Of Love)
  • A2 Boogie Down Productions The Bridge Is Over
  • A3 Afrika Bambaataa, Zulu Nation & Cosmic Force Zulu Nation Throw Down
  • A4 Nitro Deluxe Journey To Cybotron
  • A5 Tuff Crew My Part Of Town

 

  • B1 Blowfly Blowfly’s Rap
  • B2 Funky 4 + 1 King Heroin
  • B3 (MC) Rock Lovely One Time Two Time Blow Your Mind
  • B4 Double Trouble Stoop Rap

 

  • C1 Choice M.C. This Is The “B” Side (True Blue Mix)
  • C2 The Fatback Band King Tim III (Personality Jock)
  • C3 Fly Guy Fly Guy Rap
  • C4 Cybotron Clear
  • C5 Cold Crush Brothers Vs Fantastic Freaks Basketball Throwdown

 

  • D1 Willie Wood & Willie Wood Crew Willie Rap
  • D2 Hashim We’re Rocking The Planet
  • D3 Maggotron Bass Invaders
  • D4 Cold Crush Brothers Feel The Horns
  • D5 Madam Funkyfly The Crazy Mule Saloon


Get+On+Up+James+Brown

“Get On Up” James Brown : une épopée américaine

Temporairement éloigné des préoccupations hollywoodiennes, le biopic effectue un retour en force. Au cours des prochains mois, Jimi Hendrix, Marvin Gaye, Whitney Houston, Rick James et Nina Simone vont revivre au grand écran par le biais de scripts based on real life et sous les traits d’impersonificateurs au talent variable. James Brown, qu’on ne surnommait pas le Parrain pour rien, anticipe cette seconde vague dans Get On Up, un film de Tate Taylor (La couleur des sentiments). Le scénario original est signé par la fratrie britannique des Butterworth et l’entrepreneur lippu Mick Jagger a produit le long-métrage (budget : 30 millions de $) tout en facilitant l’accès aux droits musicaux du catalogue du Godfather of Soul. Tous se sont heurtés à l’équation insoluble du genre biopic : comment résumer une vie et une carrière de près de 50 ans en deux heures et 18 minutes ?

Inspiré par les subites montées de tension des concerts histrioniques de James Brown, Tate Taylor a contourné l’obstacle de la chronologie en découpant son film de manière non-linéaire. Au cours du premier quart d’heure, les débordements des années 1980 télescopent l’escapade vietnamienne de 1968 et l’enfance miséreuse du Soul Brother #1. Chaque étape de la vie de James Brown est également déclinée en chapitres (Mr Please Please Me, The Four Flames, Mr Dynamite…). Un choix judicieux qui n’échappe pourtant pas à quelques longueurs dans la dernière bobine, sans compter quelques raccourcis scénaristiques largement commentés depuis la sortie du film aux États-Unis.

Place maintenant aux points forts, à commencer par la performance de la tornade Chadwick Boseman, qui a su capturer idéalement l’essence de James Brown. À mille lieues du concours de sosies de La môme et de Gainsbourg, vie héroïque, le comédien a su saisir le mélange détonnant d’arrogance, d’énergie, de tyrannie, de créativité et d’humour qui caractérisait le personnage bigger than life de Mr. Dynamite. Le grand atout de Get On Up avec, tout de même, la musique. De la Ski Party de 1965 à L’Olympia 1971, le clou funky de ces 138 minutes, les scènes de concerts reconstituées sont toutes d’une efficacité remarquable. Tous les grands titres de James Brown figurent dans une bande-originale où aucun hit n’aura été oublié (bonheur total en Dolby !). Le spectateur a même droit à une mémorable leçon de funk au cours d’une séance de répétition des JB’s.

En conclusion : Malgré ses défauts, Get On Up rend un hommage généreux à l’une des figures les plus importantes de la musique populaire du 20ème siècle. Une validation hollywoodienne bienvenue à l’heure où l’héritage du Godfather of Soul est toujours l’objet de sombres tractations. Let a Man Come In and Do the Popcorn Movie !

Get On Up, James Brown : une épopée américaine de Tate Taylor. Sortie française le 24 septembre.


RIP Marva Whitney (1944-2012)

Six ans après la disparition de James Brown, les fêtes de Noël viennent d’emporter une diva proche du Godfather. Marva Whitney est décédée des suites d’une pneumonie à l’âge de 68 ans. Membre de la James Brown Revue depuis 1967, Marva Withney a publié un unique album solo, It’s My Thing sur King en 1969, avant de quitter son employeur l’année suivante. On doit à DJ Pari un comeback réussi au cours des années 2000, conclu par I Am What I Am, un LP enregistré avec Osaka Monaurail paru en 2006. Ces dernières années, Marva Whitney avait également participé aux tournées des Funky Divas, jusqu’à sa perte de connaissance sur une scène australienne en 2009. Une grande voix de la soul et du funk nous a quitté.


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