Vidéo : Nile Rodgers, The Hitmaker (BBC Documentary 2013)

Nile Rodgers à l’honneur sur la BBC avec The Hitmaker, un documentaire de Martyn Stevens retraçant la riche carrière du leader de la Chic Organization. Images d’archives, performances live, répétitions, interviews et interventions de Sister Sledge, Valerie Simpson, Fonzi Thornton, Bryan Ferry, Steve Winwood et Johnny Marr sont également au menu. Freak Out !

 


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Yann Tregger “Seventies & Eighties”, la Library Music à la française

Avis aux amateurs de Library Music : le label Count Melody exhume 12 titres du compositeur et trompettiste Yann Tregger enregistrés au cours des années 1970.  Seventies & Eighties, The Pop Sound of Yann Tregger jette un regard inédit sur une séries d’instrumentaux ultra-groovy et fracassants, entre soul-funk, disco et envolées psychédéliques. Attention ! Cette compilation destinée aux fanatiques de la musique d’illustration made in France est disponible uniquement en vinyle via l’association BNC.


Prince-Let's Go 2013

Audio : Prince “Let’s Go Crazy” (Rehearsals 2013)

En ce dimanche de Pâques, Prince vient de déposer un oeuf en chocolat audio via sous la forme d’une version en répétitions de “Let’s Go Crazy”, le titre d’ouverture du célèbre Purple Rain, paru en 1984. Tempo ralenti, solos saturés, basses fuzz et break façon Rage Against The Machine pour une relecture inédite qui laisse augurer de shows dangeureusement binaires en 2013. La suite le mois prochain lors d’une tournée des clubs nord-américains qui démarrera à Vancouver le 15 avril.

 


Hugh McCracken

RIP Hugh McCracken

Bien connu des déchiffreurs de notes de pochettes, le guitariste Hugh McCracken, homme de sessions multigenres des glorieuses années 1970 (et au-delà) est décédé jeudi des suites d’une leucémie. Accompagnateur en studio de John Lennon, Paul McCartney, Paul Simon et Steely Dan,  Hugh McCracken a contribué à de nombreux albums soul-funk cultes, dont Get on the Good Foot et la BO de Black Caesar de James Brown, Young, Gifted and Black d’Aretha Franklin, Feel Like Makin’ Love de Roberta Flack, Peach Melba de Melba Moore et divers projets de Deodato, Gladys Knight, Bob James et Dr. John. RIP, Hugh McKracken.


 


Chronique : The Relatives “The Electric World”

Désintégrés dans les 80’s après seulement quelques 45-Tours mais des présences scéniques soutenues tout au long des années 1970, le Révérend Gean West et son frère Tommie, les hommes de foi de The Relatives s’en étaient retournés dans leurs paroisses respectives jusqu’à ce que deux blancs-becs viennent les tirer de leur chaire pour mettre (enfin !) sur bandes ce premier album. Une intervention qu’ils jugeront forcément divine, tant ils avaient préféré faire une croix sur une carrière musicale pour consacrer leur énergie vocale et leur ferveur à dispenser les louanges du Seigneur. Pas grave, puisque c’est aussi de ça dont il est question. Tu ne vas pas à l’Eglise ? Alors l’Eglise viendra à toi. Dans ses pages doo-wop ou gospel a capella où l’on dispense de belles harmonies vocales, leur missel ne laisse aucun doute quant à la pureté de leurs intentions. En revanche, les incursions électriques d’un rock sous acides liturgiques (“Let Your Light Shine”, “Bad Trip”), du funk qui tambourine dans les hanches (“Things Are Changing”) et des ballades langoureusement moites (“Your Love is Real”) laissent à penser que le pas entre le Seigneur et le Démon n’est pas si infranchissable que ça. Et qu’on sait parfois transpirer dans l’aube pour autre chose qu’une force supérieure à laquelle on est supposé tout devoir…

Max Puissant

The Relatives The Electric World (Yeproc). CD, LP et digital disponibles depuis le 25 mars.




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Live Report : Cody ChesnuTT, Paris (La Cigale) 27/03/2013

Durant 90 minutes essentiellement consacrées au brillant Landing on a Hundred, l’album soul de 2012 plébiscité par la rédaction et les lecteurs de Funk★U, Cody ChesnuTT, casaque rouge et casque militaire panafricain, a crooné, gospélisé et scatté pour un auditoire conquis dès l’intro de “That’s Still Mama”. Propulsées par un groupe discret mais véloce, les chansons de Landing on a Hundred bénéficient d’ornements joliment jazzy ou de breaks furieusement funky. Niveau vocal, certains mélismes évoquent immanquablement Marvin Gaye – vu du balcon, on jurerait que c’est la pochette de Let’s Get It On qui s’anime en 3D !

Expansif et parfois hilare, l’auteur du Headphone Masterpiece se révèle également un fin storyteller : il révèle la genèse conjugale de “Love Is More Than a Wedding Day”, puis explique pourquoi il ne chante pas “The Seed” et les autres morceaux de son chef-d’oeuvre artisanal de 2002 (il est question d’enfants et de gros mots) . Le souvenir du concert foutraque de l’Élysée-Montmartre en 2003 s’invite lors d’un rappel toutes lumières allumées marqué par le superbe “Chips Down (In No Landfill)”, et l’explosion rockabilly totalement imprévue de”Gunpowder on the Letter”.  Merci beaucoup to you.

PS : le concert sera diffusé prochainement sur France Ô.

Setlist

  1. That’s Still Mama
  2. ‘Till I Met Thee
  3. Everybody’s Brother
  4. Under the Spell of the Handout
  5. What Kind of Cool (Will We Think of Next)
  6. Love Is More Than a Wedding Day
  7. Do Better to the Young
  8. Where Is All the Money Going
  9. Don’t Wanna Go the Other Way
  10. Chips Down (In No Landfill)
  11. Gunpowder on the Letter
  12. Thank You


Snarky Puppy 2013

Live Report : Snarky Puppy, Paris (New Morning) 26/03/2013

Snarky Puppy a prouvé ce 26 mars au New Morning qu’il portait bien son nom. Les neufs membres de ce groupe ont bel et bien tout de «chiots narquois» : à la fois sympathiques et attachants, ils distillent une musique qui tient tête à toutes leurs références puisées dans le jazz fusion, Weather Report en tête. Porté par une balance particulièrement bonne, le groupe a réalisé un sans faute. La cohésion entre les musiciens, dont l’humilité n’a d’égal que le talent, est totale. Dirigé d’une main de maître par le bassiste Michael League, 30 ans à peine, Snarky Puppy a tout d’un grand groupe voué à rester dans l’histoire. Les effluves jazz sont portées par des accents rock et funky, tous les styles sont savamment mélangés. Chaque morceau porte en lui plusieurs degrés d’intensité, tout est très fin et maîtrisé. Les Yellowjackets ne sont pas très loin non plus, bien que Snarky Puppy bénéficie d’un son et d’une production très moderne, qui fait penser à l’unique album de Tal Wilkenfeld (Transformation), d’autant que les guitares ont quelque chose en commun avec Wayne Krantz. Le groupe fait preuve d’une très grande maturité, privilégiant l’esprit de groupe à la démonstration des solistes. Tous appartiennent à la catégorie des forces tranquilles. En cela, Michael League, à l’origine des compositions, fait office d’esthète, discret mais attentif à la moindre note. Seul un solo sur le morceau final viendra prouver ses talents de virtuose.

Noé Termine

Setlist (dans le désordre)

  • Alma
  • Intelligent Design
  • Young Stuff
  • Lingus
  • Quarter Master
  • Shofukan
  • What About Me
  • Bent Nails
  • Flood
  • Strawman
  • Things of Gold

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Funk-U # 16 pile

Funk★U #16 en vente à Paris

Ami(e)s parisien(nne)s, le nouveau numéro collector de Funk★U est disponible depuis aujourd’hui dans la capitale chez Gibert Joseph (34 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris, Métro Odéon) et à la Librairie Parallèles (47 Rue Saint-Honoré, 75001 Paris, Métro Châtelet ou Les Halles). Pour les autres, ce numéro spécial Prince et 100% couleurs est encore disponible en visitant notre boutique.

PS : un funky goodie attend tous les clients de Gibert Joseph !


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Live Report : Alice Russell, Paris (Le Bataclan) 25/03/2013

Quatre ans après avoir enflammé le Bataclan lors de la tournée Pot Of Gold, Alice Russell était de retour dans la salle parisienne afin de présenter sa nouvelle production studio, To Dust. Un concert s’est fait moins rutilant que le précédant, faute à de nouveaux morceaux plus orientés modern-pop. Toutefois, les arrangements scéniques sont beaucoup plus dynamiques que sur disque, la chanteuse comble son auditoire, sa voix n’a rien perdu de son grain et de son coffre, mais l’instrumentation éthérée manque de rythme et de riffs pour le soul lover pur et dur.

Il faudra attendre la seconde moitié du show pour que la sauce prenne vraiment, avec une version de « Living the Life of a Dreamer » complètement réarrangée, portée par une ligne de basse lourde et dansante. Les sourires s’affichent sur les visages des musiciens, le ton est plus détendu et l’ambiance prend un coup de chaud. Même si on regrettera l’absence des cuivres durant tout le show, force est de constater qu’Alice Russell n’a rien perdu de sa ferveur. Deux rappels plus tard – toujours aussi funky – on ne peut s’empêcher de penser qu’elle aurait gagné à remplacer les premiers titres joués par d’autres plus pulsés.

Noé Termine

Setlist

  • Heartbreaker pt 2
  • Heartbreaker
  • Twin Peaks
  • Citizens
  • For a While
  • Let us be Loving
  • Hard and Strong
  • To Dust
  • Living the Life of a Dreamer
  • Fly in The Hand
  • Lazer
  • I Loved You
  • Breakdown
  • Got the Hunger ?
  • Dressed to Impress


sixto Rodriguez

Sugarman passe la barre des 100 000 entrées

Sorti discrètement pendant les fêtes, Searching for Sugarman, l’extraordinaire documentaire de Malik Bendejlloul relatant l’incroyable histoire de Sixto Rodriguez vient de passer la barre des 100 000 spectateurs en France. Un miracle qui fait suite à l’Oscar du meilleur documentaire obtenu le mois dernier et qui précède deux Zénith de Paris et une Cigale sold-out les 3, 4 et 5 juin prochains. À noter qu’une date à Ramonville, dans l’agglomération toulousaine, vient d’être ajoutée le 26 mai.



Shuggie Otis : “Prince ? Je pensais que c’était un groupe de filles”

Le numéro d’avril 2013 du mensuel britannique Mojo propose une longue interview de Shuggie Otis, à quelques semaines de la sortie de la réédition d’Inspiration Information/Wings of Love. Dans cet entretien passionnant accordé à Geoff Brown, l’auteur de “Strawberry Letter #23″ revient sur sa carrière, de ses débuts chez Frank Zappa à son retour sur scène en 2012. Shuggie Otis évoque également la comparaison récurrente entre son style et celui de Prince : “ Prince ne m’a pas copié. La première fois que j’ai entendu “I Wanna Be Your Lover” sur mon autoradio, je pensais que c’était un groupe de filles. Je pensais aussi qu’elles avaient dû entendre ma musique, c’était évident… Il y a quelques années, mon frère Darryl Buddy a été présenté à Prince après un concert. Prince lui a dit : “J’ai étudié Shuggie Otis”. Voilà ce que je peux dire sur lui…”.




Vidéo : Larry Graham + Mark King + Jamiroquai band “Bass Duel/Hair” (London Jazz Café 03/2013)

Pendant que l’Europe grelottait, Larry Graham & Graham Central Station ont donné quelques concerts en Belgique et en Angleterre. Les concerts de Londres ont été marqués par la présence d’invités divers, dont Mark King, le bassiste de Level 42 pour un duel de basse à tomber et les membres du groupe Jamiroquai (sans leur leader cornu) pour une version extended de “Hair” captée lors des balances. Découvrez ces vidéos explosives filmées la semaine dernière au Jazz Café de Londres.

PS : Larry Graham sera de retour sur scène en France à l’automne en compagnie d’une invitée de marque !




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