Bootsy Power

Vidéo : Bootsy Collins “The Power of the One” feat. George Benson

Bootsy Collins publiera son nouvel album studio intitulé The Power of the One le 23 octobre prochain.

Le successeur de World Wide Funk comprendra, outre une reprise de “If You Want Me To Stay” de Sly Stone, la présence de George Benson, Larry Graham, Branford Marsalis, Christian McBride, Victor Wooten, Dr. Cornel West, Brian Culbertson (claviers) des batteurs Steve Jordan, Dennis Chambers et des nouvelles jeunes recrues, dont les guitaristes Brandon “Taz” Niederauer (17 ans !), et Christone “Kingfish” Ingram.

Le 24 octobre, le lendemain de la sortie de The Power of the One en CD et version digitale – l’édition vinyle est prévue pour décembre -, Bootsy Collins donnera également une performance en livestream sur son site officiel.

Découvrez ci-dessous “The Power of One” le morceau-titre de l’album featuring George Benson à la guitare.


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Le nouvel album de Bootsy Collins en octobre

Jeune retraité de la scène, Bootsy Collins publiera son nouvel album studio cet automne.

Intitulé The Power of the One, le successeur de World Wide Funk comprendra, outre une reprise de “If You Want Me To Stay” de Sly Stone, la présence de George Benson, Brian Culbertson (claviers) des batteurs Steve Jordan, Dennis Chambers et des nouvelles jeunes recrues, dont les guitaristes Brandon “Taz” Niederauer (17 ans !), et Christone “Kingfish” Ingram.

Le légendaire bassiste des JB’s et de Parliament-Funkadelic a également profité de la pandémie du Covid-19 pour enregistrer un nouveau titre : “Stars”, en compagnie de la chanteuse EmiSunshine, du philosophe et activiste Dr. Cornel West, de las du banjo Béla Fleck, du batteur Steve Jordan et du chanteur Olvido Ruiz.

Un nouveau titre tendance variétés à découvrir ci-dessous.


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Bootsy Collins en concert confiné contre le Covid-19

Jeudi 14 mai, The Jazz Foundation of America diffusera en streaming un concert caritatif en soutien aux musiciens victimes des conséquences financières du Covid-19.

“The Jazz Foundation of America continue de soutenir des centaines de musiciens du jazz et du blues musiciens en leur offrant du conseil et une aide financière directe”, déclarent ses responsables dans un communiqué. “ De plus en plus d’être eux font appel à nous dans des cas de maladie, de vieillesse, de chômage et d’autres circonstances. Ces artistes vivent de manière précaire même lorsque l’économie va bien, ils sont souvent sans emploi et leurs revenus sont très bas. Ils font face aujourd’hui à une chute libre en ayant perdu plusieurs mois de concerts.”

Dans la nuit de jeudi à vendredi, (2h du matin en France), Bootsy Collins, Ivan Neville, Angelique Kidjo, Robert Cray, Jeffrey Wright, Bruce Willis, Milton Nascimento, Shemekia Copland, Elvis Costello et Sheryl Crow se produiront lors d’un concert à distance diffusé sur le lien ci-dessous.


Maceo Funk Garage

Maceo Parker signe sur le nouveau label de Bootsy Collins

Spécialisé dans le rock, le blues et le heavy-metal, le label Mascot vient de créer une nouvelle antenne entièrement dédiée au funk. The Funk Garage sera guidé par Bootsy Collins, dont le rôle sera de découvrir et d’accompagner les signatures du nouveau label.

Maceo Parker, ancien partenaire de Bootsy Collins au sein de Parliament-Funkadelic, sera le premier artiste signé sur The Funk Garage. Son nouvel album sera disponible via le label et Mascot Records courant 2020.

“Le funk, et plus spécialement les guitares funky, constituent la base de mon amour pour la guitare,” déclare Ed Van Zijl, le président du label Mascot. “The Funk Garage est le dernier-né de notre famille, et avoir le grand maître du funk Bootsy Collins à nos côtés est une chose fantastique !”. 

“Nous sommes très heureux de collaborer avec Bootsy, la légendaire icône du funk, pour le lancement du label,” ajoute Ron Burman, le président de la branche américaine de Mascot Records. “Attendez-vous à plein de musique Funkadélique très bientôt !”.

The Funk Garage sur FacebookInstagram


Bootsy House guests

L’intégrale des House Guests de Bootsy Collins en vinyle

En 1971, quelques mois après avoir quitté les JB’s de James Brown, Bootsy Collins et son frère Phelps “Catfish” Collins retournent à Cincinnati et fondent The House Guests. Décrit par Bootsy comme “un mélange de James Brown, Blood, Sweat and Tears, Freddie King et Lonnie Mack”, le groupe enregistre une poignée de singles, puis disparaît lorsque la fratrie Collins rejoint Parliament-Funkadelic quelques mois plus tard.

En 2019, l’intégralité des singles des House Guests est réunie pour la première fois dans My Mind Set Me Free: The House Guests Meet the Complete Strangers & Bootsy, Phelps & Gary. Proposés en vinyle simple et vinyle orange collector par Shake It Records, ces neufs titres ont été enregistrés par un line-up incluant Bootsy Collins à la basse, Phelps “Catfish” Collins à la guitare, le chanteur Rufus Allen, Frankie “Kash” Waddy à la batterie, le trompettiste Clayton “Chicken” Gunnells et le saxophoniste Robert “Chopper” McCollough.

My Mind Set Me Free: The House Guests Meet the Complete Strangers & Bootsy, Phelps & Gary sera disponible le 23 août. Découvrez le tracklisting et l’extrait “My Mind Set Free” ci-dessous.

Track List

1. “My Mind Set Me Free”
2. “What So Never the Dance”
3. “Fun in Your Thang Pt. 1”
4. “Fun in Your Thang Pt. 2”
5. “House Guest Girls “
6. “Be Right Back”
7. “Say Something Good”
8. “Together “
9. “Love and Understanding”


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Tales from the Tour Bus, le cartoon 100% funky

La chaîne de télévision payante OCS vient de diffuser la deuxième saison de Tales from the Tour Bus, une série documentaire de Mike Judge (créateur dans les années 1990 de la série Beavis and Butthead) réalisée sous la forme de dessins animés.

La première saison, diffusée en 2017, était consacrée aux personnalités légendaires de la country music. Cette nouvelle saison*, en huit épisodes, met le funk à l’honneur en retraçant les destins de George Clinton, Rick James (deux épisodes), Bootsy Collins, James Brown (2 épisodes), Morris Day et Betty Davis. L’animation permet d’offrir la reconstitution d’anecdotes racontées par les artistes eux-mêmes (George Clinton, Bootsy Collins, Morris Day), leurs amis ou leurs collaborateurs.

Ces reconstitutions, émouvantes ou hilarantes, révèlent d’une façon unique les extraordinaires destins de ces musiciens et interprètes. Des images d’archives agrémentent également les témoignages et anecdotes peu connues, voire inédites. Jamais, ou plus que rarement, le funk n’avait bénéficié à la télévision d’une exposition aussi remarquable de son histoire. Immanquable !

Jérôme Doucet

* actuellement disponible en replay pour les abonnés d’OCS.


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Bootsy Collins abandonne la scène

Lors de notre dernier entretien en 2017, Bootsy Collins, alors remis d’une lourde opération au cerveau, avait annoncé son potentiel retour sur scène.

Dans un communiqué publié le 2 janvier, le bassiste vedette du P-Funk annonce aujourd’hui son retrait définitif de la scène :

“L’heure est venue d’annoncer à tous les funkateers que je ne jouerai plus de basse sur scène, car j’ai décidé d’enseigner la musique pour les futurs musiciens. Je sais que vous serez déçus, mais mettez-vous un instant à ma place. Les docteurs m’ont appris que mon oreille interne et ma main droite étaient soumises à une trop grande pression. J’ai dû prendre une décision : en 2019, Sheriff Ping Ping Ping continuera à funker dans le studio mais ne jouera plus de basse sur scène. Je sais que vous vous posez des questions mais je n’ai pas toutes les réponses. Peut-être qu’un jour vous comprendrez, mais n’oubliez pas : cette année sera la plus funky de toutes. Soyez prêts. Bootsy baby!!!”.

Un an après l’annonce similaire de George Clinton, le retrait de la scène de Bootsy Collins marque un coup d’arrêt dans la grande saga du P-Funk.

PS : Retrouvez les comptes-rendus des concerts de Jazz à Vienne (2011) et Paris (Le Trianon) en 2014.


Zapp Band 2018

Interview : Zapp « Il faut remettre les pendules à l’heure »

Le 26 octobre, Zapp publie l’album Zapp VII : Roger & Friends, un prolongement de l’héritage electro-funk de Roger Troutman enregistré en compagnie d’invités de prestige. Interview avec le membre fondateur Lester Troutman… en direct de son kit de batterie !

★★★★★★

Funk★U : Zapp sort son septième album, quarante ans après ses débuts. D’où vient votre inspiration après toutes ces années ?
Lester Troutman : Le fait d’entendre la musique de Zapp samplée, ou simplement reproduite dans les hits contemporains, nous a donné envie d’enregistrer ce nouvel album. Attention, mon idée n’est pas de critiquer ces emprunts, mais il était logique pour Zapp d’enregistrer de nouveaux titres dans ce contexte particulier.

« Rock Ya Baby », le premier titre de Zapp VII : Roger & Friends, s’ouvre d’ailleurs avec la phrase « everybody knows what we came here to do »…
Oui, il faut bien que quelqu’un remettre les pendules à l’heure !

Les fans de la première heure ne vont pas être déçus en retrouvant le son classique de Zapp légèrement modernisé, à la fois ancien et nouveau.
Ancien et nouveau ? Vous parlez de moi (rires) ?

Quelles ont été les différentes étapes de cet enregistrement ?
La conception de Zapp VII : Roger & Friends a duré plus d’un an. Nous sommes sortis d’une longue tournée en 2016 et, une fois de retour, nous avons enregistré une série de maquettes que nous avons ensuite envoyées à différents producteurs et artistes impliqués dans ce nouvel album. Une fois leurs participations enregistrées, nous sommes retournés en studio pour inclure quelques ajouts et voilà (en français dans le texte, ndr.) !

Zapp Band 2

The Zapp Band 2018 : Dale DeGroat, Terry “Zapp” Troutman, Lester Troutman Sr. et Bart Thomas.

Zapp VII est sous-titré Roger & Friends. Pourquoi avoir choisi d’inviter des « amis » sur ce nouvel album ?
Mon frère Roger avait l’habitude de collaborer avec un grand nombres d’artistes originaires d’horizons différents. Il faisait preuve d’une ouverture incroyable et il nous a semblé normal de lui rendre hommage en faisant la même chose. Les invités de cet album ont également tous un point commun avec Zapp, qu’ils fassent partie de l’histoire du groupe où qu’ils soient ses héritiers.

Bootsy Collins, qui participe au titre « Make it Funky », fait partie de ces invités.
En 1978, son frère Phelps était venu nous voir jouer dans un club de Cincinnati. Après le concert, il est venu nous voir dans les loges et il nous a dit : « les gars, appelez tout de suite Bootsy. » Le lendemain, Bootsy nous a proposé d’aller rencontrer George Clinton à Detroit. Nous y sommes allés, on a enregistré le premier album de Zapp là-bas et le reste appartient à l’histoire… Bootsy a toujours été notre mentor, il nous a soutenu tout au long de notre carrière et nous l’adorons au même titre que George.

Dans un autre registre, Snoop Dogg participe à « Red & Dollars ». Comment s’est opérée la connexion ?
C’était un miracle ! Snoop Dogg a toujours été fan de Zapp et Lester Troutman Jr., mon fils, a proposé d’appeler sa productrice. Snoop a tout de suite accepté de participer à notre album. Sur « Red & Dollars », il y a aussi une superbe section jazzy jouée par un groupe d’excellents musiciens du lycée de Dayton. Mon fils a eu l’idée de les engager et ils ont fait un super boulot sur ce morceau.

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Impossible de parler des invités de cet album sans évoquer Roger Troutman, qui est présent de manière virtuelle.
Nous avons utilisé des parties de guitare et des voix inédites enregistrées par Roger issues de nos archives. dans le titre « Roger & Friends » dont une interview enregistrée avec un DJ de Los Angeles dans laquelle il évoque l’influence de Peter Frampton, qui lui avait donné l’idée d’utiliser la talk-box. C’était un moment très émouvant lors des séances d’enregistrement et nous voulions que les fans de Zapp ressentent sa présence sur ce disque, et surtout la perte que nous éprouvons depuis sa disparition. Il nous manque tous les jours.

Zapp va donner deux concerts en France en novembre. Il y a trois ans, votre concert prévu au Trabendo avait été annulé suite aux attentats terroristes du 13 novembre. Quel souvenir gardez-vous de cette journée ?
Nous étions à Paris ce soir-là, et nous avons vécu les événements en direct à la télévision. Paris était la dernière date de la tournée. Nous venions de jouer dans quatre ou cinq pays et nous nous réjouissions de terminer par Paris. Ce concert aurait dû être une grosse fête, jusqu’à ce que nous apprenions dans l’après-midi du samedi que le concert prévu le soir même avait été annulé par les autorités.

Vous allez pouvoir vous rattraper cette fois.
Oh oui ! (improvisant une parade militaire) « November 4th for France ! November 4th for Paris ! ». Nous sommes prêts (roulements de batterie). N’ayez pas peur, je suis dans mon studio, assis à mon kit de batterie (il se met à jouer un beat funky).

Le concert parisien de Zapp aura lieu le 4 novembre au Trabendo, la salle où vous aviez joué avec Roger en 1996.
Oui, je me souviens de cette salle dont la scène était très large. Je revois aussi Roger reprendre « Hound Dog » dans son costume de Fat Elvis (rires)…

À quoi va ressembler le show 2018 de Zapp ?
Nous allons venir avec des violons, des flûtes, des contrebasses… Non, non, je blague ! Je vous préviens, ça va être super-funky avec tous les classiques de Zapp & Roger, « More Bounce to the Ounce », « Dancefloor », « Computer Love », « California Love » et quelques nouveaux titres de l’album. We’re gonna have a funky good time, comme disait James Brown. Comment dit-on en français ? Ah oui : Beaucoup d’amour de Zapp for my friends in France !

Propos recueillis par Christophe Geudin et Blaise Wonder B.

Zapp VII : Roger & Friends (Leopard/Socadisc). Disponible en CD, LP et version digitale le 26 octobre. The Zapp Band en concert à Paris (Trabendo) le 4 novembre et à Strasbourg (Espace Django) le 9 novembre.


Jazz Mag 709 une

James Brown et Prince dans Jazz Magazine

Daté septembre 2018, le n° 709 de Jazz Magazine consacre son dossier de couverture à James Brown. Double hommage au Godfather of Soul : un article de fond sur les mythiques concerts de la James Brown Revue à L’Olympia en mars 1971 comprend les souvenirs de Bootsy Collins et ceux des témoins privilégiés de ces performances historiques, dont DJ Domisoul, tandis qu’un portfolio d’illustres clichés signés Jean-Marie Périer revient sur son incroyable séjour passé auprès du maître en 1967.

Jazz Magazine s’attarde également sur la sortie le 21 septembre de “Piano & A Microphone 1983” de Prince via un entretien exclusif avec Lisa Coleman, membre de The Revolution et auteure des textes du livret de ce document inédit aux oreilles du grand public. Michael Howe, archiviste du Prince Estate et découvreur de la cassette enregistrée dans le home-studio de Prince évoque de son côté le contenu et les perspectives d’exploitation du légendaire Vault.

Et ce n’est pas tout ! Dans un copieux dossier intitulé “La galaxie jazz-funk”, Jean-Pierre Vidal brosse une galerie de portraits revient sur le meilleur de George Duke, Roy Ayers, Wayne Henderson, les Mizell Brothers et Patrice Rushen. Avec, en prime, quelques playlists commentées consacrées à David Axelrod et les Brecker Brothers, mais aussi aux labels Black Jazz, GRP et Groove Merchant.

Également au sommaire de ce numéro, Fred Pallem (qui révélera bientôt le nouvel opus de son Sacre du Tympan, “L’Odyssée”) a sorti de sa discothèque quelques 33-tours qui ont marqué sa vie de grand dévoreur de musique(s). Rencontre avec Madeleine Peyroux à l’occasion de la sortie de son nouvel album “Anthem”, sans oublier la rubrique culte “Le Jour J” : quand Wes Montgomery jouait avec John Coltrane !

Jazz Magazine n° 709 en kiosque le 31 août.

Jazz mag 709


Bootsy Vulpeck

Vidéo : Vulfpeck feat. Bootsy Collins “Captain Hook”

Quand les surdoués de Vulfpeck s’associent à Bootsy Collins pour une nouvelle version de “Captain Hook”, extrait de leur dernier album en date Mr. Finish Line, leur funk organique entre dans la dimension cartoonesque grâce aux interventions vocales de Casper.

Découvrez ci-dessous la vidéo de “Captain Hook” de Vulfpeck featuring Bootsy Collins, Baby Theo et Mushy Kay. Vulfpeck en concert unique à Paris (Olympia) le 29 septembre.


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“Zapp VII – Roger & Friends” en octobre

Zapp rebranche la talk-box ! Le 26 octobre prochain, Zapp VII – Roger & Friends proposera un nouvel album studio de 11 titres distribué par le label Leopard.

Comme son titre l’indique, Zapp VII – Roger & Friends comporte la présence de nombreux invités, parmi lesquels Bootsy Collins, Snoop Dogg, le duo Tuxedo et le rappeur Kurupt. l’album contient également deux titres inédits de Roger Troutman, le regretté leader de Zapp assassiné en 1999, dont la ballade mid-tempo “Angel”, où résonnent ses volutes vocodées.

Entre grooves familiers (“Shy”, “Afterparty” et un “Make it Funky” assisté par la voix de Bootsy Bootzilla Collins) et mises à jour efficaces du son Zapp (l’electro-disco “Me and You”, le hip-hop made in California de “Red and Dollars” featuring Snoop Dogg), Zapp VII – Roger & Friends devrait à la fois contenter les fidèles de Roger et convertir de nouveaux fans.

La sortie de Zapp VII – Roger & Friends sera suivie d’une tournée en novembre. Plus d’infos prochainement dans ces pages !

Tracklisting :

  • 1/ Rock Ya Body feat. Mr Talkbox
  • 2/ Shy feat. Tuxedo
  • 3/ Make It Funky feat. Bootsy Collins
  • 4/ Zapp & Roger Appreciate You
  • 5/ Red & Dollars feat. Roger Troutman & Snoop Dogg
  • 6/ Angel feat. Roger Troutman
  • 7/ Mrs Perfection
  • 8/ Bailando feat. Frankie J.
  • 9/ Parking Lot
  • 10/ Me & You
  • 11/ After Party feat. Kurupt

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Bootsy Collins World Wide Funk Header

Bootsy Collins “World Wide Funk”

Dans World Wide Funk, Bootsy Collins ne déroge pas à la formule initiée il y vingt ans déjà sur Fresh Outta P University. À savoir une liste d’invité longue comme le tarin de Sir Nose et un son à mi-chemin entre tradition P-Funk et tonalités contemporaines. Les vétérans Big Daddy Kane et Doug E. Fresh côtoient ainsi la nouvelle garde représentée notamment par la chanteuse colombienne Kali Uchis ou encore le collectif rap féminin BlvckSeeds.

Bootsy 2017“Bootsy Collins was born a long, long time ago in a subterranean cavern full of shining dinosaurs deep below the Ohio River….”. Après un monologue introductif signé Iggy Pop, l’album s’ouvre sur un funk explosif dont le groove polyrythmique n’est pas sans rappeler celui du “Stretchin’ Out” du Bootsy’s Rubber Band. Placé directement à sa suite, “Bass-Rigged System” nous offre un véritable choc des titans de la quatre-cordes qui voit le bassiste étoilé croiser le manche avec Stanley Clarke et Victor Wooten.  Cette double salve introductive bénéficie de la présence de la jeune bassiste Alissia Benvetiste, qui, à grands coups de slaps, apparaît comme la caution funk d’un album souvent tiraillé par la tentation mainstream.
Passé le G-Funk matelassé de “Pusherman” et le bien nommé “Thera-P”, le funkateer cherchera en vain son latin sur des morceaux orientés club comme “Snow Bunny”, “Ladies Night” et “Hot Saucer”. Les slow tempos R’n'B “Heaven Yes” et “Hi-On-Heels” ou le plus enlevé “Candy Coated Lover” peinent également à susciter l’enthousiasme sur la partie centrale de l’album. Bootsy, dont la présence sonore se limite souvent à des interventions vocales parsemées ça et là,  réussit même l’exploit de passer pour un invité sur son propre disque.

Parenthèse bienvenue, l’émouvant hommage “A Salute To Bernie” nous offre l’occasion d’écouter une dernière fois les sonorités extraterrestres du regretté Bernie Worrell. “Hey Bernie, please don’t go”, chante Bootsy sur ce morceau bricolé à partie d’une chute enregistrée au Bootzilla Re-Hab Studio par le magicien des claviers. Une fois passé l’anecdotique country funk “Boomerang”, la ballade “Worth My While” poursuit dans cette veine nostalgique en proposant une énième variation sur le thème quelque peu réchauffé de la séminale ballade “I’d Rather Be With You” (1976). Ponctué d’emprunts cuivrés au “Standing On The Verge Of Getting It On” de Funkadelic, “Come Back Bootsy” est un jam réunissant le guitariste Eric Gales et le batteur Dennis Chambers sur un groove fiévreux rappelant l’époque où le jeune William Collins officiait chez James Brown . Efficace!  “Illusions” clôt ensuite l’album sur un funk-metal éruptif en compagnie de Chuck D. et du shredder masqué Buckethead.

Un retour en demi-teinte donc pour le bassiste emblématique du P-Funk. Si la démarche est louable, on peut regretter que Bootsy Collins s’entête dans sa course à la modernité, quitte à y perdre une partie de son public. A croire que celui auquel Iggy Pop prête des origines préhistoriques serait prêt à tout pour ne pas passer pour un dinosaure. A une époque où cette espèce de musiciens semble justement en voie de disparition avancée, il n’y a pourtant aucun problème à être Bootzilla…

Adrien Kras

Bootsy Collins World Wide Funk (Mascot Records). Disponible le 27 octobre en CD, double-vinyle et version digitale. Interview exclusive de Bootsy Collins à lire ICI.




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