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Sharon Jones reprend Stevie Wonder, Prince et Shuggie Otis dans un nouvel album posthume

Décédée en 2016 des suites d’un cancer, Sharon Jones sera de retour dans un album posthume de reprises à paraître cet automne.

Produit par Daptone Records et disponible le 23 octobre, Just Dropped In (To See What Condition My Rendition Is In) comporte un lot de relectures incluant, entre autres, “Signed, Sealed, Delivered I’m Yours” de Stevie Wonder, “Take Me With U” de Prince, “Inspiration Information” de Shuggie Otis et “What Have You Done For Me Lately?” de Janet Jackson.

Découvrez ci-dessous le tracklisting complet de Just Dropped In (To See What Condition My Rendition Is In) et son premier extrait, “Signed, Sealed, Delivered I’m Yours”.

Tracklisting

1. “Signed, Sealed, Delivered I’m Yours”
2. “Little By Little”
3. “Just Dropped In (To See What Condition My Condition Was In)”
4. “Here I Am Baby”
5. “What Have You Done For Me Lately?”
6. “Take Me With U”
7. “This Land Is Your Land” (Digital Album Exclusive)
8. “Inspiration Information”
9. “Giving Up”
10. “Rescue Me”
11. “In the Bush”
12. “It Hurts to Be Alone”
13. “Trespasser”


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Audio : Bettye LaVette “Strange Fruit”

Dans son nouvel album studio intitulé Blackbirds, Bettye LaVette rend à nouveau hommage aux grandes voix du gospel, de la soul et du folk.

Aux côtés de relectures de Dinah Washington (“Drinking Again”), Nina Simone (“I Hold No Grudge”) et Nancy Wilson (“Save Your Love for Me”), LaVette propose sa propre version de “Strange Fruit”, le standard composé par Abel Meeropol popularisé par Billie Holiday en 1939, mais douloureusement d’actualité en 2020.

Découvrez ci-dessous “Strange Fruit”. Blackbirds sera disponible le 28 août via le label Verve.


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Audio : Lianne La Havas “Can’t Fight”

Anticipé en février avec la sortie du premier single “Bittersweet”, le nouvel album de Lianne La Havas sera disponible  le 17 juillet.

Tout simplement intitulé Lianne La Havas, ce troisième essai solo faisant suite à Blood (2015) comprendra 10 titres, parmi lesquels une reprise de “Weird Fishes” du groupe Radiohead. Enregistré entre Londres, Bath et New York, l’album aux accents soul a été produit par Beni Giles et Mura Masa.

Découvrez ci-dessous “Can’t Fight”, le troisième extrait de Lianne La Havas.


The Brooks

Audio : The Brooks “Turn Up the Sound”

Le collectif canadien The Brooks annonce la sortie de son troisième (et excellent) album Anyday Now en septembre prochain.

Le groupe de huit musiciens, mené par le bassiste Alexandre Lapointe,et le frontman Alan Prater, dévoile en exclusivité pour Funk★U son premier extrait “Turn Up the Sound”, à découvrir ci-dessous.

Communiqué de presse :

Nommé “secret le mieux gardé du funk canadien” par la presse québécoise, le groupe The Brooks se compose de musiciens accomplis et reconnus dans le milieu soul/funk outre-atlantique. The Brooks, c’est la rencontre d’instrumentistes experts, mené par Alexandre Lapointe, et du frontman Alan Prater, showman à l’énergie inouïe, ayant côtoyé les plus grands noms de l’industrie. Un combo gagnant et flamboyant, passionné et expérimenté, qui attise le feu sacré à chaque passage.

Un propos musical solide dans sa réalisation et limpide dans sa transmission. Une puissante machine à groove, une force motrice dans son milieu, qui va au-delà de l’interprétation et de l’exercice de style. Fruit de rencontres, de voyages et de sollicitations, le groupe s’est formé spontanément sans stratégie initiale. La forme première des Brooks est un exutoire, hors du rôle de “requins de studio” et pleinement dans celui de créateurs. Des éminences grises qui sortent de l’ombre, pour diffuser une oeuvre 100% personnelle.

Né entre les quatre murs du Motown Museum, de l’impulsion d’Alexandre Lapointe, bassiste avec plus de 20 ans de carrière auprès de noms tels que Joel Campbell (directeur musical de Tina Turner et Janet Jackson), The Brooks a d’abord été sollicité par le mythique jazz club Diese Onze. De cette première sollicitation a résulté les résidences/soirées/jams Soul Therapy.

Trois années durant, ces soirées ont connu le succès dès la première édition. L’épicentre d’un rendez-vous incontournable pour tout un vivier artistique. De cette résidence, s’est consolidé un noyau dur. De ce noyau dur s’est formé un groupe soudé. Une philosophie qui peut se résumer à cela : un art sous sa forme la plus brute, une pratique sous sa forme la plus rigoureuse, des choix, des directions et des mouvements essentiellement motivés par des coups de coeur. C’est ainsi que The Brooks a récemment croisé la route d’Underdog Records, au détour d’un voyage en France. Un coup de coeur mutuel, un état d’esprit commun, dont résulte une totale absence d’entrave dans le processus créatif.

 

 


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Le nouvel album de Lianne La Havas en juillet

Anticipé en février avec la sortie du premier single “Bittersweet”, le nouvel album de Lianne La Havas sera disponible cet été.

Intitulé Lianne La Havas, ce troisième essai solo faisant suite à Blood (2015) comprendra 10 titres, parmi lesquels une reprise de “Weird Fishes” du groupe Radiohead. Enregistré entre Londres, Bath et New York, l’album a été produit par Beni Giles et Mura Masa. “Paper Thin”, son deuxième extrait downtempo disponible ci-dessous, est une collaboration avec le batteur Homer Steinweiss des Dap-Kings.

Lianne La Havas sera disponible 17 juillet.


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Une nouvelle anthologie d’Average White Band

Edsel Records publiera le 12 juin une nouvelle anthologie d’Average White Band retraçant la carrière de la formation Ecossaise, de leur premier album paru en 1974 jusqu’à leur dernier essai pour le label Arista en 1982.

Sélectionné par les membres actuels du groupe, Anthology réunit sur 5CDs thématiques 73 titres, parmi lesquels des versions maxi, des raretés et quelques extraits live.

Ce coffret sera disponible le 12 juin (tracklisting complet ci-dessous).

Tracklisting :
CD 1: The Classics
1. Pick Up The Pieces
2. Cut The Cake
3. Show Your Hand
4. Work To Doawb_anthology_frontsde-480x480
5. Queen Of My Soul
6. A Star In The Ghetto – with Ben E. King
7. Atlantic Avenue
8. Keepin’ It To Myself
9. Twilight Zone
10. Whatcha’ Gonna Do For Me
11. Walk On By
12. Feel No Fret
13. School Boy Crush
14. Put It Where You Want It
15. Let’s Go ‘Round Again

CD 2: Sampled [Jazz, Blues & Funk]
1. The Jugglers
2. Got The Love
3. Groovin’ The Night Away
4. Sweet & Sour
5. I’m The One
6. Reach Out
7. Your Love Is A Miracle
8. Person To Person 3
9. Daddy’s All Gone
10. When Will You Be Mine
11. Big City Lights
12. T.L.C
13. Back In ’67
14. Stop The Rain

CD 3: Sampled [ Soul & Funk]
1. Overture
2. If I Ever Lose This Heaven
3. Get It Up For Love
4. I Just Can’t Give You Up
5. How Sweet Can You Get
6. Nothing You Can Do
7. A Love Of Your Own
8. Love Your Life
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9. Would You Stay
10. For You, For Love
11. Isn’t It Strange
12. Love Gives, Love Takes Away
13. Digging Deeper (Finale)

CD 4: 7″, 12″ & Early Versions
1. How Can You Go Home
2. Work To Do [7″ Edit]
3. Cut The Cake [7″” Edit]
4. Queen Of My Soul [7″” Edit]
5. Get It Up For Love [7″” Edit] – with Ben E. King
6. A Star In The Ghetto [7″” Edit] – with Ben E. King
7. Your Love Is A Miracle [7″” Edit]
8. Feel No Fret [7″” Edit]
9. For You, For Love [7″” Edit]
10. Shine
11. Walk On By [12″” Version]
12. Let’s Go Round Again [12″” Version]
13. The Jugglers [First Version]
14. How Sweet Can You Get [First Version]
15. Back In ’67 [First Version]
16. Reach Out [First Version]
17. Pick Up The Pieces [Early Version]

CD 5: Rarities & Live Recordings
1. This World Has Music
2. McEwan’s Export
3. In The Beginning
4. White Water Dreams
5. It Didn’t Take Me A Minute
6. Wasn’t I Your Friend
7. Miss Sun
8. Kiss Me
9. Love Won’t Get In The Way
10. Growing Pains
11. I’m Gonna Make You Love Me [Live]
12. Pick Up The Pieces [Live]
13. I Heard It Through The Grapevine [Live]

 


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Vidéo : George Benson “Give Me The Night (live)”

Quelques heures avant ce nouveau samedi soir de confinement, George Benson a décidé de nous offrir une revigorante version live inédite de son éternel “Give Me The Night”.

Cette relecture est extraite de Weekend in London, un nouvel album live dont la sortie est prévue pour courant 2020. Enregistré l’an dernier au mythique Ronnie Scott’s Jazz Club de Londres, ce disque distribué par le label Provogue/Mascot Records donne un rare occasion d’entendre l’habitué des grandes salles en configuration club devant un parterre de 250 privilégiés. Plus de détails à venir au cours des prochaines semaines…

Découvrez ci-dessous la version live de ”Give Me The Night” tirée de Weekend in London.


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“Fodder On My Wings”, l’album oublié de Nina Simone

Le 3 avril, le label Verve rééditera un album “rare” de Nina Simone en CD et vinyle simple.

Enregistré en janvier 1982 à Paris, aux studios Davout, Fodder On My Wings n’avait pas l’objet d’un retour dans les bacs depuis plus de 30 ans, à l’exception d’une ressortie confidentielle CD par le label Sunnyside en 2005 (informations et tracklisting ci-dessous).

Communiqué officiel :

Enregistré en 1982, Fodder On My Wings est sans conteste l’album le plus « Frenchy » et certainement l’œuvre la plus introspective de cette icône du Jazz. C’est quelques semaines après avoir emménagé à Paris que Nina Simone, dont la carrière semble s’être arrêtée sans la prévenir, enregistre cet opus d’une intensité rare.

En effet, alors qu’elle écume les petites salles de concerts, dont l’auditoire reste inexorablement clairsemé, Nina Simone se voit proposer la possibilité d’enregistrer un album pour Carrère. Psychologiquement malade et seule, la chanteuse va se livrer et permettre l’éclosion d’un des plus beaux de ses albums, c’est en tout cas ce qu’elle en dira. Ce bijou renferme ce que l’artiste a de plus intime et de plus sombre en elle. Les titres “I Sing Just To Know That I’m Alive”, “I Was Just A Stupid Dog To Them”, ainsi que l’improvisation brulante sur la mort de son père “Alone Again (Naturelle)”, font de cette œuvre, bien qu’elle soit passée assez inaperçue à sa sortie, la dernière pièce maitresse de sa longue discographie,

Réédité en toute discrétion en 1988, c’est avec une émotion toute particulière que Verve réédite ce diamant qui manquait tant à la couronne d’une des reines du Jazz vocal. Sur cette réédition en vinyle 180-grammes et CD, vous pourrez retrouver toute la sensibilité de Nina Simone et découvrir 3 titres bonus tirés de sessions d’enregistrement de l’époque. Remasterisé à partir des bandes d’origine, ce retour en grâce aura bénéficié de techniques de haut vol pour rendre à cette œuvre toute son âme.
(Distribution : Verve/Panthéon/Universal Music France).

Tracklisting :

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  1. I Sing Just To Know That I’m Alive
  2. Fodder In Her Wings
  3. Vous êtes seuls, mais je désire être avec vous
  4. Il y a un baume à Gilhead
  5. Liberian Calypso
  6. Alone Again (Naturally)
  7. I Was Just A Stupid Dog To Them
  8. Color Is A Beautiful Thing
  9. Le peuple en Suisse
  10. Heaven Belongs To You
  11. Thandewye
  12. Stop
  13. They Took My Hand

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Manu Dibango « La soul et le funk étaient une révolution »

Paru en décembre 2016, le coffret Merci Thank You ! permettait de (re)découvrir l’impressionnante discographie du légendaire saxophoniste entre jazz, funk, reggae et afrobeat. Dans cette interview exclusive, Manu Dibango, victime du coronavirus le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, dévoilait à Funk★U ses influences soul-funk, son amour de la blaxploitation et son retour à l’Apollo Theater. Bien entendu, nous avions aussi (un peu) parlé de « Soul Makossa »…

★★★★★★★★★

 

Funk★U : On vous a récemment aperçu aux côtés des Nubians et Ben L’Oncle Soul sur la mythique scène de l’Apollo. Cela faisait 43 ans qu’on ne vous y avait pas vu…

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Manu Dibango à l’Apollo (2015)

Manu Dibango : C’était une série d’émotions qui arrivent en rafale.  Quand tu remontes la 125ème rue, ça te rappelle forcément les années 1970, la blaxploitation, Shaft… Ça m’a aussi rappelé mon concert avec les Temptations et Edwin Starr et je me suis rendu compte que je n’avais plus jamais revécu des moments comme ceux-là. Tu reviens avec une nouvelle génération de musiciens et tu vois ton nom, plus de quarante ans après, sur la devanture de l’Apollo… C’était une formidable expérience, j’ai joué avec des jeunes que j’ai connus bébé. Une des Nubians avait quatre ans quand j’ai fait l’Olympia en 1977. A la fin du concert, elle était venue me remettre un bouquet sur scène. On ne s’était jamais retrouvés sur scène avec les Nubians, et pour la première fois, on se revoit à Harlem ! En 1972, il n’y avait pas encore d’immigration africaine aux États-Unis. 43 ans après, il y a un public africain à l’Apollo. Quand je jouais des morceaux à consonance africaine,  tous les africains se levaient, tandis que les afro-américains regardaient seulement, mais quand je jouais mes trucs plus funky – à consonance « américaine »- c’était le contraire ! (rires).

Vous dites : « je ne suis pas un jazzman, mais un amateur de jazz ».

Je fais du jazz parce que j’aime ça, mais je suis un touche-à-tout avant tout. Je n’aime pas me cantonner dans un style. Pour moi, la musique c’est du partage, c’est la circulation des genres. Si vous écoutez le coffret Merci Thank You !, vous verrez que j’ai essayé de ne pas me limiter et que pendant mes soixante années d’activité dans la musique, j’ai exploré presque tous les styles.

Vous avez travaillé avec Dick Rivers et surtout Nino Ferrer. À l’époque, Eddie Barclay lui ouvre un crédit illimité, et « il voulait absolument un noir »  dans son groupe. Pensez-vous que la France tenait là son premier soulman ?

J’ai fait du rock avec Dick. C’était vraiment l’Elvis français. Nino Ferrer était un soulman naturel, un vrai leader comme on les aime : il ne se reposait pas sur l’orchestre, il ne dormait pas derrière l’orchestre, il était l’orchestre !  Vous avez des mecs qui s’adossent sur le groupe, lui c’était un chanteur terrible, il avait du feeling, de la soul et en plus il était musicien. Il savait ce qu’il voulait harmoniquement et rythmiquement pour chaque instrument.  Nous devions faire le maximum : accompagnateur, c’est un métier formidable, tu fais tout pour mettre le leader au centre du show. Quand on s’est rencontrés, il ne savait pas que j’étais saxophoniste, il avait juste besoin d’un organiste. J’étais stressé au début, mais au final, j’ai tenu le truc. Un soir, il m’a vu dans un club jouer du sax et il me dit « Manu !  T’es saxophoniste ? Tu ne me l’avais pas dit ! ». Je lui ai répondu  « Tu ne m’as pas demandé ! » (Rires !)

À l’époque, vous étiez l’un des rares musiciens noirs dans le circuit français avec John William et Henri Salvador.

C’est vrai, à l’époque il n’y avait pas de personnalités noire dans la musique en France. Il y avait des américains de passage, mais des Francophones, non !

Quelles sont vos influences soul et funk ?

MANU

Manu Dibango en 1967

Il y en a beaucoup vous savez ! On peut remonter jusqu’à Armstrong (rires !). J’adore Ray Charles, mais j’avoue que celui qui m’a le plus impressionné, c’est James Brown. Jimmy Smith avait le groove, Booker T. était un sacré organiste aussi. Otis Redding m’a énormément apporté également. La soul et le funk étaient une sacrée révolution tant dans la composition que dans l’écriture. La plupart des trucs que les jeunes écoutent aujourd’hui  viennent de là et ils n’en ont même pas conscience.

Les Beatles aussi avaient de la soul en eux, écoutez « She Came In Through The Bathroom Window » ! Les années 1960-1970 ont été une période où il y avait beaucoup de créativité partout. Aujourd’hui, on a un savoir-faire, mais on est moins créatifs. Les machines ont pris le pouvoir. La boite à rythmes est omniprésente, il y a même des techniciens qui ne savent plus enregistrer une batterie ou comment placer les micros… L’époque a changé : on travaille plus le son que la musique.

Maurice White a disparu il y a peu. Un commentaire ?

J’adore Earth Wind & Fire et tout ce que ces gars ont pu apporter à la musique contemporaine. C’était le compromis entre le son Stax et le son Motown. C’était une nouvelle tendance que Kool & The Gang a su aussi capter. Je les avais rencontrés en 1974. Sur scène c’était un vrai show, je n’imagine même pas le boulot des ingés-son derrière !

Justement, Funk★U a eu la chance d’interviewer Maurice White en 2007. Il nous racontait qu’il y avait jusqu’à 28 micros sur scène.

C’est dingue ! Les ingés-son étaient vraiment partie intégrante du groupe. Sur la route, j’emmène toujours le même ingénieur depuis plus de trente ans.

Abordons votre discographie : en 1972, vous avez enregistré un titre pour la coupe d’Afrique des Nations.

Oui, je compose « Soul Makossa », une face-B qui ne connaît pas de gros succès en Afrique et qui ne devait même pas exister. Dans les quartiers en Afrique, les gamins en riaient. En revanche, le titre a explosé aux États-Unis en 1973. C’était un morceau rassembleur qui a parlé à un public particulier dans un contexte particulier, un contexte où les afro-américains avaient les yeux rivés vers l’Afrique, ils l’idéalisaient comme une terre promise. D’ailleurs, après « Soul Makossa », il n’y a plus eu de tube africain mondial comme celui-ci. Je crois que quand tu vas en studio, tu n’y vas pas pour faire un tube. Je pense que le tube te rencontre malgré toi.

Une dizaine d’année plus tard, vous découvrez avec étonnement que ce titre avait été échantillonné sur « Wanna Be Startin’ Somethin’ » de Michael Jackson dans Thriller, l’album le plus vendu de tous les temps.

Il n’avait pas samplé ! C’est une écriture, un arrangement, c’était une adaptation sans rien me demander. Les avocats ont fait leur travail par la suite (rires !). Rihanna ne m’avait pas non plus demandé mon autorisation pour utiliser « Soul Makossa » (dans « Don’t Stop the Music », 2007 ndr.)…

Vous avez aussi composé des bandes-originales de films, notamment celle de Kusini dans une veine très blaxploitation.

J’ai adoré composer cette B.O en 1975. Je l’ai enregistré cela à New-York, où j’habitais à l’époque. J’avais fait un casting de musiciens et j’avais retenu notamment Tony Williams, le batteur de Miles Davis. Le résultat était vraiment cool, ça swinguait à mort !


Cerrone a récemment sorti un single, « Funk Makossa ». Comment cette collaboration s’est-elle organisée ?

Il a samplé « Soul Makossa », mais en me demandant avant ! (rires). Il a parfumé un peu le tout, mais la majeure partie du morceau c’est « Soul Makossa ». Ca me rassure ! Quarante ans après, on continue à penser à « Soul Makossa », c’est vraiment un morceau qui a traversé les époques.

Propos recueillis par Jim Zelechowski, photo d’ouverture : Bojan Slavkovic.


Marvin Gaye more trouble

Les bonus de “Trouble Man” de Marvin Gaye en vinyle

Pendant l’épidémie, le recyclage vinyle continue : le 3 avril, Motown Records rééditera les bonus de Trouble Man, l’unique BO Blaxploitation de la carrière de Marvin Gaye enregistrée en 1972.

Intitulée More Trouble, cette sélection puisée dans les suppléments de l’excellente réédition CD Deluxe 40ème anniversaire parue en 2012 aligne neuf titres. Pochette et tracklisting ci-dessous.

Side A :

  1. Main Theme from Trouble Man
  2. “T” Plays It Cool
    More Trouble - Marvin Gaye
  3. Poor Abbey Walth (Pt. 2/Take 1)
  4. Trouble Man
  5. Theme from Trouble Man

Side B :

  1. Main Theme from Trouble Man
  2. “T” Stands for Trouble
  3. “T” Stands for Trouble
  4. Trouble Man


Tower of Power 2019

Tower of Power, 50 ans et un nouvel album

Cinquante ans après la parution de son premier essai discographique, la légendaire section de cuivres d’Oakland Tower of Power publiera ce mois-ci son 18ème album studio intitulé Step Up.

Ses fondateurs historiques Stephen “Doc” Kupka et Emilio Castillo semblent toujours en verve, comme en témoigne « Step Up », le morceau-titre et premier extrait de ce nouvel album disponible le 20 mars en double-vinyle, CD et version digitale.


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Vidéo : Michelle David & The Gospel Sessions “You Are (live)”

Originaire de Caroline du Nord, Michelle David se lance à corps perdu dans des études de danse moderne à la High School of Performing Arts à NYC, puis au Dance Theater of Harlem et chez Alvin Ailey. Elle sera aussi à l’affiche de plusieurs comédies musicales du Off-Broadway avant de rencontrer les musiciens Onno Smit et Paul Willemsen aux Pays-Bas, lors d’une tournée théâtrale.

L’alchimie opère et marque le démarrage des Gospel Sessions, en 2015. Disponible le 6 mars prochain, Vol.4, le quatrième épisode de cette aventure musicale plonge aux sources des musiques afro-caribéennes, soul, afro-beat et Rhythm’n’Gospel.

Découvrez ci-dessous la version live de “You Are”, le premier extrait de Vol.4Michelle David & The Gospel Sessions en concert à Paris (Café de la Danse) le jeudi 12 mars et en tournée française (voir agenda).


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