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Publié le 9 janvier 2018 | Par Funk-U Magazine

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The Big Ol’ Nasty Getdown “Volume 2″

The Big Ol’ Nasty Getdown “Volume 2″ Funk-U Magazine

Summary: Entre soul groovy et brûlots funk, le collectif P-Funk renouvelle sa formule gagnante sur ce Volume 2 particulièrement explosif.

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Près de six ans après un premier volume aux faux airs de superproduction funk, le collectif Big Ol’Nasty Getdown remet le couvert ! Si la formule est renouvelée à l’identique, à savoir une jam session pantagruélique réunissant un casting hollywoodien et multigénérationnel (Meters, P-Funk, Yo Mamas Big Fat Booty Band, Dumpstaphunk…), la liste des participants – une cinquantaine de musiciens en tout – a cette fois été élargie au-delà des horizons de la seule scène soul-funk. Parmi les nouvelles têtes, on signalera ainsi la présence de Speech, le leader d’Arrested Development, le guitariste Vernon Reid (Living Colour) ou encore le groupe Fishbone dont le bassiste Norwood Fisher est particulièrement mis à contribution.

Big Ol Nasty Volume 2Le premier single « Mantra », porté par une ligne de basse groovy et magnifié par la voix de Kendra Foster, laissait augurer du meilleur. Dès son ouverture sur le bien nommé « Rock It », hymne funk construit autour d’un riff de guitare entêtant, ce très attendu Volume 2 promet de surpasser son prédécesseur. Une impression qui ne fera que se confirmer sur le second morceau, « Love Somebody », introduit par une salve de cuivre tonitruante, puis tout au long de l’album jusqu’à « Creature Of Habits », final gospel pris d’assaut par un Angelo Moore déchainé. Dans l’intervalle, le titre «B4U Loved Me », chanté d’une voix de crooner par le Reverend Desmond Dangelo, offre une variation inspirée sur le thème du « If You Want Me To Stay » de Sly Stone. La ballade jazzy « Words » ou la soul ensoleillée de « Dream » apaisent quant à elles les énergies pour mieux les laisser exploser sur l’instrumental « Past Present Future » featuring Fred Wesley ou le up-tempo « Groovy Nasty » électrisé par la présence de RonKat Spearman.

Une fois encore, la maîtrise de John Heintz, producteur et instigateur du projet, a permis au collectif d’accoucher d’un album homogène et parfaitement cohérent, entre soul groovy et brûlots funk. Un exercice qu’on imagine pourtant bien difficile au vu du nombre de participants… C’est donc bien volontiers que l’on inhalera à nouveau les vapeurs euphorisantes de ce BONG !

Adrien Kras

The Big Ol’ Nasty Getdown Volume 2 **** (www.bigolnastygetdown.com). Disponible le 12 janvier en CD, vinyle et version digitale.




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