Live Report 2011.07.09 - Larry Graham_Vienne_vignette

Publié le 10 juillet 2011 | Par Funk-u

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Live report : Bootsy Collins et Larry Graham valsent à Vienne

Un cadre époustouflant, un temps idéal, une double affiche monumentale et 9000 funkateers survoltés. Loin des contraintes sonores et des couvre-feux parisiens, la 31ème édition du Festival Jazz à Vienne proposait samedi soir la programmation 100% funk la plus alléchante de l’année en regroupant Bootsy Collins et Larry Graham & Graham Central Station sur la scène du magnifique Théâtre romain de Vienne.

Étreintes chaleureuses
Passons sur l’ouverture de la soirée où les pénibles Brooklyn Funk Essentials rappelaient qu’ils n’avaient de funk que le nom. Le soleil se couche quand Larry Graham, malgré une nuit blanche la veille à Rotterdam en compagnie de Prince, ne montre aucun signe de fatigue au cours d’un set de 75 minutes marqué par son incontournable “Bass Solo” et le monstrueux final “More Bounce to the Once/Thank You Falletinme Be Mice Elf Again” qui avait déjà terrassé le Bataclan l’an passé. La performance est resserrée mais optimale et le public gratifie le dynamisme du GCS d’une ovation debout amplement méritée. Plus tôt dans l’après-midi, l’inventeur du slap avait croisé le chemin de Bootsy Collins lors des balances (voir photos ci-dessous). Quelques heures plus tard, sur les coups de minuit, Bootsy émerge des loges en tunique rouge pailletée. Perché sur l’escalier qui mène à la scène, Larry Graham étreint à nouveau chaleureusement son funk brother, puis Bootsy enfile sa basse étoilée et entame une danse solitaire en levant les mains au ciel tandis que le New Rubber Band attaque les premières mesure de “Ahh, The Name Is Bootsy, Baby”. Backstage, Larry Graham, les yeux rivés sur l’écran de contrôle, ne perdra pas une seule note de Space Bass d’un set épique de 2h10. Faute de temps et de préparation, le Jam tant espéré n’aura pas lieu. L’immense respect mutuel des deux légendes de la basse funk y est peut -être (sans doute ?) aussi pour quelques chose.

Son et lumières
Pas de couvre-feu castrateur ni de glitch technique ce soir : Bootsy révèle enfin la dimension visuelle et musicale de son extravagant son et lumières P-Funk. La première surprise de la soirée intervient quand Blackbyrd McKnight déboule sur l’avant-scène droit et pulvérise le solo historique de “Cosmic Slop”. Les trois basses in your face d’une formation grand large de 17 membres opèrent en soutien de la plus ébouriffante version du classique funkadelique entendue sur scène depuis des lustres. Bootsy quitte ensuite la scène pour laisser T.M Stevens décocher un “Purple Haze” proto-métal, enchaîné à un “Red Hot Mama” chanté par un Bernie Worrell curieusement off au lendemain de son excellente prestation à La plage du Glaz’Art. Si la setlist ressemble à quelques exceptions près à celle de la veille, Bootsy Colins et son New Rubber Band étendent la durée des titres à l’envi. Le désormais incontournable bain de foule sur “Touch” donne ainsi lieu à 25 minutes de délire collectif où Casper, sans aucune sécurité alentour, étreint la quasi-totalité de la fosse centrale du Théâtre romain de Vienne. En coulisses, le management trépigne, et Bootsy, emporté par la foule, manque de se faire péter ses lunettes comme Léon Zitrone dans un célèbre Intervilles. Tout rentre rapidement dans l’ordre et un Bootsy Collins héroïque conclut finalement sur un “Mothership Connection” aux arrangements tout droit sortis du P-Funk Earth Tour 77. Le Mothership s’est ensuite envolé pour le North Sea Jazz Festival de Rotterdam, avant un atterrissage prévu à Montreux jeudi prochain, où Bootsy Collins retrouvera Larry Graham pour une ultime valse européenne.

Larry Graham & Graham Central Station setlist
“Entrow”
“We’ve Been Waiting For So Long”
“It Ain’t No Fun To Me”
“It’s Alright”
“I Can’t Stand The Rain”
“Feel The Need”
“Bass Solo”
“Dance To The Music”
“The Jam”
“More Bounce To The Ounce/Thank You Fallentin Me Be Mice Elf Agin”
“I Want To Take You Higher”

Écoutez le concert en streaming  à partir de 05:45 minutes :

 

Bootsy Collins and the New Rubber Band (setlist originale)
Zha Zha (Intro)-Dr West Video
“Ahh The Name Is Bootsy”
“Peace”
“Pinocchio Theory”
“Hollywood Squares”
“Swing Down”
“Cosmic Slop”
“Purple Haze/Red Hot Mama”
“Higher”
“Flashlight”
“Bootzilla”
“Roto Rooter”
“New Munchies/Rather Be”
“Don’t Take My Funk”
“One Nation”
“Casper”
“Stretchin Out”
“Touch/Ga-Ga-Goo”
“Hits”
“Any Noise”

Remerciements à Jazz à Vienne, Quentin Geerinckx, AmyJazz et Fred G. et Hélène V.



15 Responses to Live report : Bootsy Collins et Larry Graham valsent à Vienne

  1. Eausma says:

    Très bon concert.
    Pour ce qui est de votre articule :
    Trop sévère avec Brooklyn Funk Essentials, personnellement je trouve qu’ils ont bien chauffé le théâtre antique.

    Et au contraire pas assez objectif avec Bootsy Collins.
    Votre article manifeste un souci d’exactitude, vous ne faites pas abstraction de toutes préférences, idées ou sentiments personnels.
    Le nombre de personnes restant à la fin du concert; le prouve.

    +

  2. Coni says:

    C’est vrai que ca s’est vidé sur la fin. La pillule du Doc Funkenstein n’a pas été gobée par tout le monde. Perso j’ai adoré, une vraie ceremonie P-Funk (Mothership Connection a été transportant!!! même si tout le monde n’est pas monté à bord).
    Faut dire que c’etait pas vraiment un public de funkateers ultimes, Bootsy et Larry ont peiné à faire reprendre des coeurs pourtant hypers connus. Pourtant ils ont tout donné. One the One …
    J’avoue quand même que j’ai souri à un moment, le public a laissé planer un vilain silence quand Larry Graham a demandé dans quel groupe il avait joué avant le Graham Central Station… Heureusement encore que personne n’a répondu sexion d’assaut.
    Le Sieur s’est permit de corriger ces quelques ces lacunes par une demonstration de The JAm completement ahurrisante!
    Une soirée qui m’a encore donné envie d’avoir 20 ans dans les 70′s. Good vibes ‘n’ energy
    Free your mind and your ass will follow

  3. Funkazzy says:

    Excellente soirée!
    Néanmoins comme Eausma, je vous trouve sévère avec Brooklyn Funk Essentials,certes un ton en dessous, certes pas des purs funkers, mais au moins ils ont eu le mérite de balancer leur show en toute honneteté et avec respect pour le public! Car pour ma part, autant j’en ai pris plein la gueule avec Larry Graham (quel groove énorme!!!)autant j’ai trouvé la prestation de Bootsy, insipide, à côté de la plaque, irrévérencieuse pour le public et comble du comble pas toujours très funk (j’adore le rock mais je ne suis pas venu à Vienne pour entendre une énième version de Purple Haze sauce mauvais rock)…
    Qui plus est, et je passerai sur l’égo surdimensionné du personnage (entrée en scène au bout de 10mn, sortie de scène fréquentes…), je pense que les bassistes présents ont du être outrés par sa prestation parce que concrètement à quel moment a t’il joué de la basse, je veux dire une ligne digne de ce nom? En fait aujourd’hui il est juste là pour faire le show (ça il le fait bien ne lui enlevons pas!)et ses zikos, bassistes en particulier, jouent pour lui… et vous savez à qui ça m’a fait penser, et là je sais que je risque de choquer un paquet de monde, ma foi tant pis!? à notre johnny hallyday national! celui qui tient une guitare sur scène, qui fait croire qu’il en joue mais que nenni! parce qu’il ne fallait pas être forcément musicien pour se rendre compte du subterfuge, sa basse elle a une jolie étoile au bout du manche mais en réalité elle ne lui sert pas beaucoup! (je parle de la basse pas de l’étoile!)
    Bref tout ça pour dire que pour un artiste de renommée internationale c’était bien mince et à priori il n’a pas réussi à berner le public très exigeant de Vienne qui comme moi (j’ai quand même tenu 45mn!) a déserté assez rapidement les gradins…

  4. Eivets Rednow says:

    J’ai adoré le set de Larry Graham, mais je dois avouer (honte à moi) que je suis parti un peu déçu par celui de Bootsy. Le passage “Cosmic Slop” – “Purple Haze” et sa démonstration de guitare m’a gonflé. Je n’étais pas venu pour ça, et ça m’a un peu gaché le plaisir.
    Le fait que Bootsy démarre à minuit passé, après 2 sets, y est peut-être aussi un peu pour quelque chose …
    Mais avec le recul, je suis heureux d’avoir vu ces 2 légendes, généreuses au possible, accompagnées par des pointures (je ne connaissais pas le batteur de Graham Central Station, il rigole pas le bougre !)
    Je n’étais plus dans la fosse pour le “touch”, mon fils ayabt failli se faire écrabouiller à la fin du set de Larry…
    Et un coup de gueule contre les abrutis qui gueulent “ta gueule” ou “à poil” tout le long …

  5. tiptop says:

    La prestation des Brooklin funk Essentials a été plus qu’honnête. Larry Graham a été impérial, groovy en diable: le meilleur de la soirée.
    Bootsy m’a laissé très dubitatif… avant même qu’il ne commence. Il devrait savoir que ce n’est pas en empilant les musiciens que l’on obtient le gros son et plus grave pour lui, le groove. Les deux claviers étaient en roue libres et ne s’écoutaient guère (le pouvaient-ils?). Un moins un des guitaristes était superflus, je pense au soloiste qui nous a tous gavé avec des plans éculés balancés sans aucun feeling. Je joue mieux que lui ! En général à vienne les balances sont impeccables, mais quand son roadie a testé les guitares je prévoyais la catastrophe, confirmée quand il s’est mis à jouer avec deux autres bassistes, une hérésie sonore !!! La confusion sonore était totale. Ajoutez à cela le peu de sens de la dynamique et du silence: un comble pour du funk. je suis parti au rappel. je ne l’ai jamais fait à Vienne sur la trentaine de concerts auxquels j’ai assisté. Certes c’est indubitablement un showman, mais il est au funk ce que Kiss est au rock: un clown talentueux mais peu soucieux de musique. Une partie du public ne s’y est pas trompé en quittant l’arène.

  6. Eausma says:

    Eivets Rednow

    +1

  7. ludo says:

    Hello, bien parlé, pour ma part je trouves que brooklin funk fais le taff, la fille au sax est excellente, la chanteuse fais plaisir à voir, les autres font le job….Larry Graham, imperial, je l’avais vu en 1ere partie de Prince à arras, mais c’etait moins bien, je l’ai trouvé particulierement en forme à Vienne, me suis régalé…Pour Bootsy, je suis un peu d’accord avec tout le monde, mais, bon, faut pas délirer, on est quand meme face à des legendes du funk là….que ce soit au clavier, à la guitare (blackbird) ou à la basse, ces gars là étaient sur scene, nous jouions avec des légos en suçant nos pouces, alors a little bit off respect les gars, trouvé ça un peu trop sophistiqué, certe, le funk de bootsy par apport à celui plus authentique de Larry, mais ça ne me serrai quand meme pas venu à l’idée de quitter le concert avant la fin…………….

  8. lillegubben says:

    Je n’étais pas présent à ce concert, mais je tiens à réagir aux critiques sur Bootsy, je doute qu’il ait un tel ego surdimensionné, et j’ai même plutôt le sentiment que c’est le cas de Larry Graham, mais l’ego et l’orgueil je les accepte quand le talent est présent.
    Bootsy est inégal sur scène, mais cela reste une légende, ce n’est pas non plus le spécialiste des solos de basse mais je préfère nettement son répertoire à celui de L.Graham.
    Et pour défendre encore Bootsy, je doute qu’un musicien à l’ego surdimensionné se produise incognito à certains converts de George Clinton.

    Quant à Brooklyn, je les ai vu au New Norming sans la chanteuse, c’était laborieux je les adore pourtant mais la chanteuse apporte tant que se produire sans elle n’est pas correct pour les fans.
    Quant à définir cela comme du Funk, je tendrais plutôt vers de l’acid jazz, sur une base funky. Et n’oubliez pas que BFE est très scandinave, Papa Dee et Lati Kronlund sont suédois, Du Funk à la sauce ABBA.

  9. Eivets Rednow says:

    Quelque part ça me rassure de lire les autres avis … Mais je suis quand même beaucoup moins déçu que certains, et conscient d’avoir vu une légende en action (je parle de Bootsy). Il me semble qu’en démarrant à minuit passé, il aurait pu zapper les 2 petites gagnantes de son concours (sympa mais gonflant à ce moment là) et la danseuse en début de set … Et puis le passage guitare à donf … si je veux de la guitare, je vais voir Satriani, pas Bootsy !
    Je me demande pourquoi 3 bassistes, alors que Bootsy joue les basslines principales ?

  10. coni says:

    Rapide retour sur le forum et la j’avoue flipper à la lecture de certains coms.
    Bootsy c’etait du P-Funk les mecs. Donc un groove bien leché à la Parliament, et sur d’autres morceaux du rock psyché sauce Funkadelic moins digeste pour certains.
    Le P-Funk Mob jouait 2 styles mais avec le même esprit. BlackBird MC Knight etait encore sur la retenue, son solo sur Cosmic Flop fait peut etre pas aussi propre que celui de Garry Shider (R.I.P) mais il était carrement dans l’esprit du P. Si certains doutent du talent et du feeling du mec, mattez qui est a la guitare sur les albums des
    Headhunters…
    Le P-Funk encore une fois c’est peut etre 2 styles mais un seul esprit. Inutile de chercher à comparer des albums groovy comme “Mothership Connection” au déjanté “Free your mind and your ass will follow” (enregistré par le groupe en une nuit sous acide).
    Quant au soit disant ego surdimensionné de Bootsy la vous y allez fort. La aussi c’est dans l’esprit du P. Sur des concerts de plusieurs heures Clinton se barre pour mieux revenir, ca tourne. Il peut y avoir 5 guitaristes, 2 bassistes, 2 batteurs qui se relaient au cours de la cérémonie. c’est un joyeux bordel organisé.
    Au contraire je l’ai trouvé fort en humilité, Bootsy remplit des salles bien plus grandes à travers le monde et donne tout à Vienne devant un public qui connait à peine un quart de la moitié du tiers de ses morceaux les plus connus. Vive le moment de solitude sur swing down sweet chariot. Le pire etait sur I’d rather be with you. Pas simple de jouer et de balancer un pur message devant un public qui capte pas un funkin’ mot d’anglais et qui prend pas le temps de comprendre.
    Le mec joue depuis depuis des années sur sa space bass, c’est un son moins habituel, moins technique peut etre que Larry Graham sur certains aspects, mais c’est Bootsy les mecs. C’est du P-Funk!!! Ses medleys etaient peut etre un poil trop rapides pour laisser le temps de digerer, mais les breaks étaient énormes et super bien calés.
    Je crois que la pillule du Docteur Funkenstein a vraiment du mal à passer. Le placebo syndrome regagnerait il du terrain en ce début du 21eme siecle, le monde deviendrait il trop uncool?!! Don’t fake the funk comme dirait un certain prince Charles (rien a voir avec l’autre couroné)

    Et serieux arretez avec Brooklyn Funk Essentials, les lascards te balancent un flow rub a dub au milieu de chaque morceau, meme sur un son soul. Et le tout comme ca sans prevenir. On etait pas aux vieilles charrues ou autre festoche du genre. Si t’en a sous le pied, gache pas ton son avec une vieille combine pour chauffer le public. Un ou deux je veux bien, mais systematique ca devient lourd et hors sujet.

    Et pis Funk!! je le redis, avec Larry Graham et avec Bootsy j’ai pris ma claque. Bootsy joue sur scene comme un gosse joue dans sa chambre.
    Rien contre toi mec, mais comparer Bootsy à Johnny parce que les types donnent l’impression d’occuper le meme espace sur scene releve de la uncool attitude. Que dirais tu de Clinton qui est encore moins “academique” et “consensuel” alors?!

    P-FUNK IS A WAY OF LIFE et je le redis les mecs Free your mind and your ass will follow (“libere ton esprit et ton cul va suivre” pour les autres)

  11. Eausma says:

    Dans l’ensemble c’était un concert d’anthologie.
    Après les goûts et couleurs comme on dit …

    Sinon :
    http://liveweb.arte.tv/fr/part/Jazz_a_Vienne/

    :D

  12. jean-pierre says:

    si vous permettez un commentaire d’un noob, alors j’y vais de ma contribution.
    Je ne connais rien de chez rien à cette musique, je suis venu sous le bottage de c*l salvateur d’un ami (l’arménien, si tu passes par là…).
    C’était mode découverte…
    Verdict : BFE me semblaient pas ultra funk mais j’ai bien apprécié leur show, un bon apéro, une bonne mise en jambe comme on les aime, ça remue, sympa…
    Larry Graham, que dire… juste énorme,
    Pour Bootsy, je m’attendais à rien vu que je connaissais pas : un bon gros show des familles, le début aurait pu etre zappé ou différent (la danseuse et tout le tin touin) mais ça sentait l’envoyage de bois.
    Le seul hic pour mes oreilles de novice (qui a dit puceau?!), le son… qui donnait plus sur le gros bordel, du genre difficile de distinguer qui joue quoi quand, et j’ai d’ailleurs (comme d’autres apparement…) eu la vague impression de pas trop saisir quand (et si) Bootsy jouait.
    Bref à ce que je lis ici et vois ailleurs, j’ai quand meme loupé une bonne partie du bazar en partant à 1h… un peu mitigé sur la fin, mais aussi pour cause de route..
    Au final, soirée “découverte” avec des légendes ça se refuse pas, et bilan une bonne claque dans les oreilles, juste parfait. Grand!

  13. funka says:

    Pfiouuuuu a tous vous lire, on dirait que Bootsy n’a pas fait l’unanimité contrairement à BFE!
    J’ai lu a peu près les même avis sur des vidéos postées sur le web. BFE n’étant pas du tout ma came, je ne serai pas très objectif car comme dit plus haut, je ne trouve pas ça très funk. Pour Bootsy, son côté “égo surdimentionné”, il faut plus mettre ça sur le dos de la mise en scène, des shows avec des codes précis, une scénarisation qui mérite de passer en revue les petites histoires contés par cette bande de malades qui traînenet dnas la galaxie pdes P-Funk All Stars. C’est juste du spectacle!
    Pour revenir sur Bootsy à Vienne, les vidéos que j’ai vu donnent tout de même l’impression d’être très loin de sa prestation à Paris la veille. Au Glazart, le son était loin d’être parfait, mais on en a pris plein les oreilles de la basse de ouf! C’était un concert bien P, voire mêm un ton au dessus de ce que j’ai vu de Clinton . mais le P-Funk, c’est une messe, une religion, une secte, un style bien à part où il n’est pas forcément aisé d’adhérer comme les feuilles de choux ne sont pas rôdées… Keep Da Funk alive!

  14. claudio says:

    Bon, hé bien moi j’ai trouvé ce concert super. ALors oui, c’était mon 1er concert-funk et je suis plutôt un fan de jazz “en général” … J’ai trouvé BFE très bien, ils m’ont mis dans l’ambiance. En plus j’ai adoré le mix de différents styles qu’ils font (inclus des sons reggae/latino/oriental etc …). Je comprends que ça plaise moins aux purs fans de funk … J’ai aussi bcp aimé GRAHAM, au show bien réglé et au son assez pur … par contre je n’ai pas aimé COLLINS … désolé, sound trop fort pour moi … j’avais les oreilles saturées … bcp de gens, même les fans, m’ont dit qu’ils n’avaient pas super apprécié … en tout cas: vive le FUNK et … vive BFE !
    PS: qui peut me dire comment avoir accès aux dates de BFE (oui, j’ose !).

  15. jpH says:

    Funkateer “malade” moi-même et jazz-fan, non-musicien en plus ! (Oh, hello Brian !), je lis et partage avec amusement les précédents avis et je pense à ces fins de repas, ces fins de soirées, ces moments où l’on se dit que notre fesse gauche n’écoute pas notre fesse droite… Je veux dire par là qu’on est une grande famille, que le même débat à toujours lieu et qu’il y aura toujours des mecs qui s’entre-tueront pour savoir qui, de Sony Rollins ou de John Zorn incarne le jazz.

    Pour résumer, je dirais que je suis du côté de Coni, Jean-Pierre et Funka.

    Pour le reste, c’est à dire la notion du “Funk”, ce qu’il est ou n’est pas du point du vue d’un viennophile ou d’un funkateer, je voudrais apporter un autre angle de vue pour éviter la difficile compréhension entre fans/pas fans, béotiens/experts, techos/artiss, militant de la première heure et pékin moyen…

    C’est sûr qu’entre Bootsy, Larry Graham et BFE, y a plus qu’un monde. Mais la question n’est pas de savoir si ces mondes vont tous rentrer dans NOS critères personnels de NOTRE idée de la Funk et ainsi gagner leur médaille mais de se demander peut-être en quoi ils incarnent un esprit jazz, puisqu’on est à Vienne (héhé !). Et là je réponds, tenez-vous bien : l’innovation !

    Le jazz a pour caractéristique essentielle la découverte de nouveaux territoires. Jazz à Vienne fait pareil en programmant des soirées thématiques para-jazz. Et en proposant ces trois groupes, c’est trois générations d’innovation, de création, de brassages musicaux, bref ce qui est pour moi un esprit jazz, qui sont proposées de Larry Graham à BFE. Chacun de ces groupes incarne son époque avec son environnement social et musical, ses courants, ses influences et en retire sa couleur. Et quand on est un grand groupe, on se distingue par deux trucs : 1. on réinvente tous les jours – 2. Si on est bon, on se fait piller. Et là, il faut quand même bien dire les choses, Bootsy est un grand maître. Larry en est un aussi mais il reste sur ce qui l’a distingué et je ne pense pas qu’il puisse se payer le luxe de tenter de sortir de son créneau sans se faire gronder par son agent. Pour BFE, je reprendrais l’excellent terme de LilleGubben, du “funk à la sauce Abba”. Propret et international. Bootsy lui, et là je remets mon chapeau de Funkateer, est bon là où, justement, il énerve, c’est là qu’il est créateur et qu’il a un esprit jazz. Après on aime ou pas, mais ces “défauts” en concert, à savoir un son trash, des contre-pieds systématiques avec les codes musicaux, l’ultra-hyper-formation du groupe, la durée des sets, les medleys déroutants, etc, tout ça n’est que le ré-écriture, la ré-invention constante d’une musique à part entière et d’un style propre et n’a qu’une vocation, l’experimentation, pour un unique but, la transe. Et la particularité de Bootsy aujourd’hui, comme George Clinton (le Frank Zappa de la musique Black) et les autres membres de la PFunk galaxy, est d’être “trash” en live. Ca brasse plein de genres en même temps (funk-rock-psyché), ça brasse un son ecrasé et saturé, ça brasse les harmonies et les temps, ça brasse le qui-joue-quoi, ça triture bizzarement ses standards au risque de perdre ses fans, ça brasse un max pour proposer quelque chose de frais : le bronx organisé. Faut quand même savoir et réaliser que ça ne ressemble en rien aux versions studio et qu’on est, pour le coup, à 10 000 bornes de la promo rationnelle d’un album en date ! Ce serait plutôt l’inverse. Et ça c’est une joli prise de risque dans notre petit monde sécurisé. Ca c’est jazz et c’est même bien punk. Donc, si je résume, ça fait : Bootsy Collins et la galaxie PFunk, c’est des punks, ils ont l’esprit jazz. Moi, je trouve ça drôle.

    Free your mind
    Punk’s not dead
    Asta la vista

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