Interview

Publié le 10 septembre 2011 | Par Funk-u

0

Interview : Meshell revient sur son hommage à Prince à la Villette

En exclusivité pour Funk★U, Meshell Ndegeocello revient sur son concert hommage à Prince donné dans le cadre du Festival Jazz à la Villette le 3 septembre dernier, en attendant la sortie de son nouvel album Weather (sortie le 8 novembre).

Funk-U : Samedi dernier durant le concert, vous avez déclaré :“Prince est la raison pour laquelle je fais de la musique”. Quand avez-vous découvert son oeuvre ?

Meshell Ndegeocello : J’ai découvert Prince avec For You (1978), son premier album. je devais avoir 14 ans, j’écoutais chaque face de l’album en boucle. Musicalement, je n’avais jamais entendu un truc pareil. Quand j’ai appris qu’il jouait de tous les instruments sur l’album, cela m’a fasciné et donné envie d’explorer la musique davantage. A cet instant, j’ai su que je voulais faire des disques. Depuis, j’écoute ses albums tout le temps, ça fait partie de moi.

A cause de l’ouragan Irène, votre groupe n’a pas pu se rendre à Paris pour le concert à la Villette. Avez-vous envisagé d’annuler votre prestation ?

Oui, bien sûr, mais beaucoup de billets avaient été vendus pour cette soirée et je ne voulais pas décevoir les gens, qu’ils se déplacent pour rien. J’ai pensé que la meilleure solution était d’essayer de faire ce concert quand même et de faire de mon mieux. J’espère qu’on aura l’occasion de le refaire à nouveau.

Comment avez-vous trouvé un groupe de substitution en si peu de temps ?

J’ai rencontré le bassiste Pino Palladino et le pianiste James Watson sur le plateau de One Shot Not, l’émission de Manu Katché. On s’est tout de suite bien entendu. Le batteur originaire de Berlin était déjà à Paris ce week-end là, c’était un coup de chance.

Comment avez-vous préparé ce tribute ?

Chaque musicien avait un emploi du temps bien chargé, on avait juste une journée pour répéter. Ce n’était pas évident.

Quelle était votre approche musicale pour ce tribute ? Certaines versions étaient pour le moins déroutantes.

Je trouve plus amusant de déconstruire les chansons que de les jouer de la même manière que Prince. Chaque concert est différent et j’essaye toujours d’essayer de nouvelles choses, d’aller à l’essence du morceau, d’en jouer de nouveaux. Le catalogue est tellement immense, on pourrait faire des concerts de trois heures…

Propos recueillis par Tora-Tora.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retour en haut ↑